MARSEILLE : Élections municipales – Le collectif cito…
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MARSEILLE : Élections municipales – Le collectif citoyen Forces Vives ne soutiendra aucun parti
Après l’échec des négociations avec la gauche, le mouvement citoyen Forces Vives n’apportera son soutien à aucune liste au premier tour.
À l’approche des élections municipales à Marseille, le collectif Forces Vives, qui fédère de nombreuses associations et collectifs d’habitants des quartiers populaires, a annoncé ce 13 février sa décision de ne soutenir aucun parti politique pour le premier tour du scrutin. Cette prise de position fait suite à l’échec de discussions menées avec La France Insoumise (LFI) et le Printemps Marseillais (PM) en vue de construire une alliance citoyenne. Le mouvement se positionne désormais comme une force indépendante tournée vers l’action de terrain sur le long terme.
Un projet de « laboratoire citoyen » refusé par la gauche
Au cœur des négociations se trouvait la proposition de Forces Vives de créer un « laboratoire citoyen », notamment dans le 7ème secteur de la ville (13ème et 14ème arrondissements). Dès décembre 2025, le collectif avait proposé aux deux principales forces de gauche une liste d’union citoyenne pour « dépasser leurs divisions structurelles et faire barrage à l’extrême droite ».
Selon le communiqué de Forces Vives, bien que LFI et le Printemps Marseillais aient reconnu « le bien-fondé de notre programme et de nos propositions », les deux formations politiques ont finalement décliné le projet de liste commune. Face à ce refus, des discussions bilatérales ont été engagées, mais n’ont pas permis d’aboutir à la mise en place concrète du projet porté par le mouvement citoyen. Le 14 janvier dernier, un grand rassemblement populaire avait pourtant réuni près de 700 personnes pour présenter cette initiative, démontrant une forte attente sur le terrain.
Rompre avec les anciennes pratiques politiques
Le positionnement de Forces Vives s’ancre dans une volonté de renouvellement démocratique profond. Le collectif milite pour une meilleure représentation des quartiers populaires dans les instances de décision et souhaite « rompre avec les anciennes pratiques caractérisées par le clientélisme et l’ambition personnelle des professionnels de la politique ». Leur projet s’articule autour d’une nouvelle méthode de gouvernance, fondée sur un code éthique strict et une démocratie se voulant « contributive et continue ».
Ce code éthique repose sur trois piliers : la démocratisation de la prise de décision via des espaces de codécision entre élus et citoyens, la prévention du clientélisme par des règles claires de recrutement et de déontologie, et l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs économiques. Pour Forces Vives, « la parole citoyenne est le point de départ du projet, et non l’habillage final ».
Une force citoyenne pour « l’après municipales »
Le collectif précise que les membres qui choisiraient de figurer sur des listes électorales le feraient à titre personnel, sans l’investiture du mouvement. Forces Vives réaffirme cependant son opposition « à l’extrême droite et à la droite raciste et anti-sociale », appelant ses sympathisants à se mobiliser partout où le Rassemblement National serait en position de l’emporter, ce qui constitue leur unique consigne de vote.
Se projetant au-delà de l’échéance électorale, le mouvement se définit comme une force de soutien pérenne aux acteurs de terrain. Illustrant cette ambition, Forces Vives lance ce samedi 14 février le « Syndicat des associations de proximité ». Cette nouvelle structure a pour objectif de « défendre les droits de ces acteurs essentiels de la vie locale et de les soutenir contre les pressions et le clientélisme ». Le collectif conclut en soulignant qu’après les élections, « ne resteront sur place que les associations, les collectifs, les habitants » qu’il entend fédérer au sein d’une force citoyenne indépendante et durable.
Pour plus d’informations sur leur projet : https://www.forcesvivesmarseille.org


