MARSEILLE : Denis PHILIPPE : « Nous refusons que l’Éc…
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MARSEILLE : Denis PHILIPPE : « Nous refusons que l’Économie Sociale et Solidaire soit sacrifiée »
La CRESS PACA lance un appel à la mobilisation contre le projet de l’État de réduire les crédits alloués à l’Économie Sociale et Solidaire.
L’incompréhension a laissé place à la colère et à la mobilisation. Le secteur de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) se lève contre la décision de l’État de geler et d’annuler une partie des crédits qui lui avaient été alloués pour l’année en cours. À la tête de la contestation en région Sud, Denis Philippe, Président de la Chambre Régionale de l’économie sociale et solidaire (CRESS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, dénonce un revirement qui menace des milliers d’acteurs de terrain et la crédibilité de la parole publique.
Un « très mauvais signal » pour le tissu associatif
Après avoir voté des budgets sanctuarisant le soutien à l’ESS, le gouvernement s’apprêterait à faire machine arrière. Une perspective jugée inacceptable par les acteurs du secteur, qui dépendent de ces financements pour mener leurs missions d’intérêt général. Denis Philippe s’interroge sur les conséquences concrètes d’une telle amputation budgétaire.
« Qui accompagnera les associations, les coopératives, les entreprises sociales et les initiatives citoyennes lorsque les moyens des Chambre Régionale de l’économie sociale et solidaire, des Dispositif Local d’Accompagnement, des Pôle Territoriaux de Coopération Économique et des réseaux de l’Économie Sociale et Solidaire seront amputés ? », alerte-t-il.
Pour le président de la CRESS PACA, cette décision enverrait un « très mauvais signal adressé à l’ensemble des acteurs qui, partout dans les territoires, font vivre l’intérêt général au quotidien ».
L’ESS, une solution et non un coût
Face aux arbitrages budgétaires de court terme, Denis Philippe rappelle le rôle fondamental de l’ESS comme levier de développement économique et social. Il insiste sur le fait que ce secteur n’est pas un centre de coût pour la nation, mais bien une source de solutions face aux défis contemporains.
« L’ESS n’est pas un coût. Elle est une solution. Une solution aux fractures sociales, aux déserts économiques, aux transitions que notre pays doit réussir », martèle-t-il.
Ce qui est en jeu, selon lui, dépasse la simple ligne budgétaire. Il s’agit de la vision même que la société souhaite promouvoir : une économie plus humaine, plus locale et plus durable. « Il s’agit de défendre un modèle de société », conclut-il.
Un appel à la mobilisation générale
Une lettre ouverte a été adressée le 8 juin 2026 au Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour demander solennellement le maintien intégral des crédits votés. Le document, initié par ESS France et co-signé par de nombreuses figures du secteur comme Benoît Hamon (ESS France) et David Cluzeau (UDES), souligne l’urgence de la situation.
Dans ce contexte, Denis Philippe appelle l’ensemble des parties prenantes à se joindre au mouvement.
« J’appelle l’ensemble des acteurs de l’économie sociale et solidaire, les élus, les partenaires économiques et tous les citoyens attachés à une économie au service de l’intérêt général à signer massivement cette lettre ouverte », lance le président de la CRESS PACA.
Des conséquences désastreuses redoutées
La lettre au Premier ministre met en lumière un contexte déjà très difficile pour le secteur, qui a perdu 10 447 emplois au second semestre 2025 et connaît un niveau de défaillances d’entreprises sans précédent depuis cinq ans. Une baisse des crédits « non anticipée » serait « insupportable » pour des structures ayant déjà engagé leurs actions pour l’année. Les signataires craignent « l’interruption immédiate des actions », des « suppressions de postes » et de possibles « cessations de paiement ».
La lettre ouverte d’ESS France au Premier Ministre peut être consultée en ligne (https://link.yapla.org/c/443/89e7d9d0a97540f3d6be7eb4f867836e4849d7b591623477cc79a56058676f4b9f0c9baed33abfd6). Les citoyens et organisations souhaitant soutenir cette démarche peuvent se joindre aux signataires via le lien dédié (https://link.yapla.org/c/443/89e7d9d0a97540f3d6be7eb4f867836e4849d7b591623477cc79a56058676f4bb59c183910b57c3a).
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

