MARSEILLE : Corinne INNESTI : « 1er mai, la CPME défend la…
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MARSEILLE : Corinne INNESTI : « 1er mai, la CPME défend la liberté de travailler » !
Le 1er mai est en France, un jour férié obligatoirement chômé.
Le jour de la fête du Travail, il est donc, sous peine de sanctions, interdit de travailler sauf pour les activités considérées comme « essentielles ».
Et cela aboutit à des situations kafkaïennes : un établissement de restauration rapide (fast food) pourra ouvrir tandis que son voisin boulanger qui s’aventurerait à faire travailler ses salariés encourt de lourdes amendes, en cas de contrôle. Et que dire des fleuristes et des jardineries qui bénéficiaient, jusqu’à présent, d’une forme de tolérance, qui semble aujourd’hui remise en cause alors que, dans le même temps, la vente à la sauvette du muguet prospère en toute impunité, hors de tout cadre fiscal et social ?
Ces incohérences pénalisent les entreprises de proximité, celles qui créent de l’emploi et font vivre nos centres-villes. La CPME demande une réforme de bon sens : permettre à ceux qui le souhaitent de travailler le 1er mai, dès lors qu’un accord d’entreprise ou de branche le prévoit – comme c’est déjà le cas pour les autres jours fériés.
Pour Corinne Innesti, présidente de la CPME 13 : « Il ne s’agit pas de remettre en cause le 1er mai en tant que symbole, mais de permettre aux entreprises qui le souhaitent de travailler, dans un cadre clair et sécurisé. Aujourd’hui, la situation est absurde : certains commerces sont ouverts, d’autres risquent des sanctions… alors que tous participent à la vitalité de nos centres-villes.
Dans un contexte économique tendu, il faut faire preuve de pragmatisme. La liberté de travailler le 1er mai, si un accord d’entreprise ou de branche le permet, est une demande de bon sens. Cela éviterait des sanctions injustes et permettrait à ceux qui le souhaitent – sans aucune obligation – de répondre à la demande de leur clientèle.
La CPME 13 se tient prête à engager un dialogue constructif avec les partenaires sociaux pour que cette évolution s’inscrive dans une réforme équilibrée, respectueuse des salariés et des réalités économiques. Il est temps de mettre fin à ces incohérences qui pénalisent nos petites entreprises ».


