MARSEILLE : Cinéma – ‘Do You Love Me’ ret…
Partager :

MARSEILLE : Cinéma – ‘Do You Love Me’ retrace 70 ans d’histoire du Liban en images
Le film documentaire ‘Do You Love Me’ de Lana Daher explore 70 ans d’histoire audiovisuelle libanaise pour éclairer le présent du pays.
Présenté par les sociétés de production LIGHTDOX et Films de Force Majeure, le documentaire ‘DO YOU LOVE ME’ de la réalisatrice Lana Daher se propose comme une œuvre cinématographique singulière et nécessaire. D’une durée de 75 minutes, cette coproduction franco-libanaise offre une immersion profonde dans l’histoire contemporaine du Liban, analysée à travers le prisme unique de ses archives audiovisuelles.
Une odyssée à travers 70 ans d’images
Le long-métrage entremêle habilement le passé et le présent pour offrir une traversée inédite de sept décennies d’histoire télévisuelle et cinématographique du pays du Cèdre. Le projet se déploie tel une odyssée subjective, guidant le spectateur au cœur des images et des représentations qui ont progressivement forgé l’identité et la mémoire collective de Beyrouth et de l’ensemble du Liban. Le film agit comme un dialogue entre les époques, où les images d’hier viennent interroger et résonner avec les réalités d’aujourd’hui.
L’archive, miroir d’une mémoire fragmentée
Composé en majeure partie de documents d’archives, ‘DO YOU LOVE ME’ ne se contente pas d’être une simple compilation chronologique. Le film ambitionne d’analyser la manière dont ces images, qu’elles soient issues de la télévision, du cinéma ou d’autres sources visuelles, ont façonné une « mémoire fragmentée ». Cette fragmentation est explorée sous ses multiples facettes : historique, en revenant sur les grands événements qui ont marqué le pays ; sociale et culturelle, en montrant l’évolution des mœurs et des arts ; et enfin politique, en décryptant les discours et les récits qui ont irrigué l’espace public libanais au fil du temps.
Éclairer le présent pour comprendre l’avenir
En définitive, l’œuvre de Lana Daher utilise ce riche et complexe héritage visuel comme un outil pour mieux appréhender les défis du Liban contemporain. En questionnant la construction du récit national à travers ses représentations médiatiques, le documentaire invite à une réflexion sur l’influence durable du passé sur les crises et les espoirs qui animent la société libanaise. Il s’agit d’une démarche cinématographique qui vise à donner des clés de lecture pour comprendre un présent souvent insaisissable, tout en ouvrant une fenêtre sur les possibles futurs.


