MARSEILLE : Cancers de l’enfant – La Fondation…
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MARSEILLE : Cancers de l’enfant – La Fondation ARC soutient un projet de recherche sur les tumeurs cérébrales
La Fondation ARC soutient une équipe marseillaise qui développe de nouvelles thérapies contre les cancers pédiatriques du cerveau.
À l’occasion de la Journée mondiale des cancers de l’enfant, qui se tiendra ce 15 février, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer met en lumière le projet international « GLIO-COMBO ». Coordonnée depuis Marseille par le chercheur Eddy Pasquier, cette initiative vise à explorer de nouvelles approches thérapeutiques contre les gliomes de haut grade, des tumeurs cérébrales particulièrement agressives chez les plus jeunes.
Bien que considérés comme rares, les cancers pédiatriques représentent un enjeu de santé publique majeur. Ils demeurent la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d’un an. Chaque année en France, environ 2 300 enfants et adolescents sont diagnostiqués et près de 450 succombent à la maladie. Le développement d’une médecine de précision adaptée à ces jeunes patients est donc une priorité absolue pour la communauté scientifique.
Un enjeu de recherche prioritaire.
Le soutien à des projets de pointe est au cœur de la stratégie de la Fondation ARC, qui entend accélérer la recherche pour améliorer les traitements. « Les cancers des enfants restent parmi les plus difficiles à traiter. Leurs spécificités biologiques combinées à des besoins psychosociaux particuliers (fertilité, qualité de vie, réinsertion scolaire et professionnelle, soins de support, etc.), soulignent l’urgence de développer une recherche dédiée pour mieux comprendre les causes et améliorer la prévention », précise Eric Solary, vice-président de la Fondation ARC. « En soutenant dans la région marseillaise des projets dédiés à des cancers pédiatriques encore très difficiles à guérir, la Fondation ARC affirme sa volonté d’accélérer le développement de thérapies de précision, adaptées à l’âge et au profil biologique de chaque patient ».
Le projet GLIO-COMBO : traquer les résistances des tumeurs.
Le projet GLIO-COMBO, piloté par Eddy Pasquier au Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (CRCM), s’attaque aux gliomes de haut grade. Ces tumeurs constituent la première cause de décès par cancer chez l’enfant, avec un taux de survie dramatiquement faible, inférieur à 10 % à deux ans. Les traitements actuels, comme la radiothérapie et la chimiothérapie, ne parviennent qu’à ralentir la progression de la maladie sans offrir de guérison, notamment en raison de la capacité de ces tumeurs à développer rapidement des résistances.
Face à cet échec thérapeutique, le projet GLIO-COMBO se fixe trois objectifs principaux : comprendre les mécanismes de résistance liés à la diversité des cellules tumorales, identifier les combinaisons de médicaments les plus efficaces par des tests systématiques, et valider ces associations sur des modèles reproduisant fidèlement la maladie.
« Notre approche expérimentale consiste à évaluer des centaines d’associations de médicaments ciblant spécifiquement les vulnérabilités des cellules tumorales. Cela permet d’identifier rapidement des combinaisons prometteuses dans les différents sous-types de tumeurs cérébrales de l’enfant », explique Eddy Pasquier. « Nos collaborateurs européens peuvent ensuite valider l’efficacité de ces traitements combinatoires dans les différents modèles développés dans leur laboratoire. Cette recherche collaborative coordonnée permet d’amener rapidement un niveau de preuves suffisant pour transférer ces nouvelles options thérapeutiques vers la clinique. Cette approche globale permettra de découvrir les « points faibles » de chaque type de tumeur et de concevoir des cocktails thérapeutiques sur-mesure, selon une médecine de précision ».
Une collaboration européenne financée à hauteur de 500 000 euros.
Le projet GLIO-COMBO s’appuie sur une forte collaboration internationale. L’équipe d’Eddy Pasquier à Marseille travaille en étroite collaboration avec une seconde équipe française à Lyon, dirigée par Laura Broutier au Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon (CRCL). Deux autres équipes européennes sont également impliquées : l’une à Vienne (Medical University of Vienna) et l’autre à Heidelberg (Hopp Children’s Cancer Center).
La Fondation ARC finance ce projet ambitieux à hauteur de 500 000 euros sur trois ans, dans le cadre de son partenariat avec le réseau européen de recherche translationnelle TRANSCAN. Cette somme est répartie entre l’équipe marseillaise (250 000 euros) et l’équipe lyonnaise (250 000 euros).
Reconnue d’utilité publique, la Fondation ARC (https://www.fondation-arc.org/) est entièrement dédiée à la recherche sur le cancer et financée par la générosité du public. En 2024, elle a alloué près de 33 millions d’euros à 332 projets de recherche.