MARSEILLE : Banque de France – « En 2023, la baisse d…
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MARSEILLE : Banque de France – « En 2023, la baisse des délais de paiement fournisseurs s’est arrêtée »
La Banque de France publie le quatrième article du Bulletin n°254 de septembre-octobre 2024 intitulé « En 2023, la baisse des délais de paiement fournisseurs s’est arrêtée ».
En résumé :
Après deux années de baisse, les délais de paiement fournisseurs des entreprises sont stables en 2023, ce qui marque un coup d’arrêt dans la tendance observée post-Covid.
Les comportements de paiement sont toutefois contrastés et problématiques selon les tailles d’entreprise : si les grandes entreprises ont certes réduit leurs délais fournisseurs de plus de 2 jours d’achats en 2023, une sur deux règle ses fournisseurs en moyenne après le délai légal de 60 jours, contre moins de 30 % des PME (hors microentreprises) et 20 % des microentreprises.
Les entreprises de plus grande taille restent donc significativement plus mauvais payeurs que les PME. Dans un contexte conjoncturel délicat, les délais de paiement amputent la trésorerie des plus petites entreprises de 15 milliards d’euros en 2023 (PME et microentreprises réunies).
Les délais de paiement publics, en s’allongeant en 2023, contribuent également à ce déficit de trésorerie en défaveur des PME.
En 2023, les délais de paiement fournisseurs se stabilisent
La baisse des délais de paiement observée depuis 2020 s’interrompt pour les délais fournisseurs Les délais de paiement des entreprises françaises (hors microentreprises) sont stables en 2023. Les délais de paiement des fournisseurs se maintiennent à 51 jours d’achats 1, soit leur niveau de 2022 (cf. graphique 1).
Les entreprises (hors microentreprises) sont en revanche payées un jour plus vite qu’en 2022 par leurs clients.
La baisse des délais de paiement observée après la légère hausse de 2020 consécutive au choc de la crise sanitaire semble donc ralentir en 2023. Ce coup d’arrêt intervient dans un contexte économique marqué par une relative érosion de la trésorerie des entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises (PME) 2.
Cette baisse des délais de paiement a néanmoins plus qu’effacé l’augmentation constatée au moment de la crise sanitaire. En 2023, tant les délais clients que fournisseurs sont en effet nettement en dessous de leur niveau de 2019, de 4 jours de chiffre d’affaires pour les délais clients et de 2 jours d’achats pour les délais fournisseurs. En 2019, les délais de paiement étaient déjà en diminution par rapport à 2018 – un mouvement de baisse qui s’était interrompu depuis 2014.
En 2023, la baisse des délais clients des entreprises 3 entraîne une baisse de leur solde commercial, qui mesure le poids financier du crédit interentreprises 4. Il s’établit à 12 jours de chiffre d’affaires en 2023, soit son plus bas niveau depuis 2007.
1 Le détail du calcul des agrégats de l’étude est disponible en annexe 2.
2 Cf. « La situation financière des PME en 2023 : anatomie d’une résilience », Bulletin de la Banque de France, n° 253/2, juillet-août 2024.
3 Ici et dans la suite du Bulletin, le terme « entreprises » renvoie, sauf mention contraire, au périmètre des entreprises hors microentreprises.
4 Le solde commercial mesure en jours de chiffre d’affaires la différence entre le poids des encours de créances clients non réglées en date d’arrêté et la ressource que procurent les encours de dettes fournisseurs à payer en date d’arrêté (cf. annexe 2).
5 Les microentreprises comptent moins de 10 salariés et un chiffre d’affaires annuel ou un total de bilan qui n’excède pas 2 millions d’euros (cf. décret n° 2008‑1354 du 18 décembre 2008 définissant les catégories statistiques de tailles d’entreprise).
Pour cette catégorie d’entreprises, les liasses fiscales sont disponibles pour la période 2019‑2023. Par suite, et du fait également des spécificités de cette population, l’analyse des délais de paiement est conduite ici distinctement de celle du reste des entreprises.
La prise en compte de plus d’un million de bilans supplémentaires à partir de 2019, même si elle concerne des entreprises de petite taille, a pu modifier le contour de la population des entreprises hors microentreprises. Cela explique notamment la rupture observable sur les délais clients pour cette sous population (cf. annexe 1 pour la description des données de l’étude).
En 2023, les délais de paiement de leurs fournisseurs par les microentreprises 5 sont également restés stables (baisse de 0,2 jour si on regarde les chiffres du tableau 2). Ils demeurent ainsi à un niveau inférieur de 3 jours à celui de 2019. Les délais dans lesquels les microentreprises françaises sont réglées par leurs clients ont en revanche augmenté de 1 jour, à 28 jours, soit leur niveau pré‑crise sanitaire. Ce mouvement désynchronisé des délais clients et fournisseurs des microentreprises porte leur solde commercial à un plus haut de 7 jours de chiffre d’affaires.
ENCADRÉ 1
Périmètre de l’étude et bouclage des transactions commerciales
Cet article analyse les comportements de paiement des entreprises de la base de bilans du Fichier bancaire des entreprises (FIBEN) de la Banque de France. Le calcul des délais de paiement s’appuie sur les encours de créances clients et de dettes fournisseurs enregistrés au bilan à la date de clôture de l’exercice.
Le périmètre des clients et des fournisseurs des entreprises de l’étude ne se limite cependant pas aux entreprises de la base FIBEN. Certaines ont par exemple pour clients des particuliers ou des administrations publiques.
Concernant leurs fournisseurs, elles s’approvisionnent en partie auprès de non-résidents. Cela explique que les délais fournisseurs calculés au niveau global ne soient pas strictement égaux aux chiffres des délais clients.
Le niveau des délais de paiement clients est ainsi structurellement inférieur à celui des délais fournisseurs dans la mesure où une partie de la clientèle de la population d’entreprises de l’étude paie au comptant (cf. les particuliers) alors qu’elles obtiennent généralement des délais pour le règlement de leurs factures de la part de leurs fournisseurs, y compris étrangers.
ENCADRÉ 2
Impact des prêts garantis par l’État sur le comportement de paiement des entreprises
Face aux conséquences économiques de la crise sanitaire, l’État français a rapidement mis en place des dispositifs de soutien aux entreprises. Parmi ceux-ci, les prêts garantis par l’État (PGE) visaient à permettre aux entreprises de faire face à leurs charges dans un contexte de forte baisse de leur chiffre d’affaires. Le dispositif des PGE a bénéficié à plus de 686 000 entreprises (dont plus de 684 000 petites et moyennes entreprises – PME, dont les microentreprises), pour un montant total octroyé de 145,1 milliards d’euros.
En tentant de mesurer l’impact des PGE sur les délais de paiement, on observe que les PME hors microentreprises et les microentreprises bénéficiaires de ces prêts semblent avoir mieux maîtrisé les délais de paiement vers leurs fournisseurs au plus fort de la crise sanitaire, en 2020 (cf. graphique infra). Les trajectoires des délais fournisseurs des PME ayant souscrit des PGE et de celles n’ayant pas eu recours à ce dispositif sont par la suite restées dans l’ensemble parallèles. Une légère dégradation des comportements de paiement des microentreprises ayant souscrit un PGE ressort cependant en 2023, alors que le remboursement des PGE a débuté un an plus tôt pour la majorité des souscripteurs 1.
Pour corroborer ces constats, une analyse tenant compte des différences de composition sectorielle des deux populations est réalisée. Il apparaît alors que les comportements de paiement se sont significativement (au sens statistique) moins dégradés en 2020 pour les PME hors microentreprises et les microentreprises du commerce ayant souscrit un PGE (cf. tableau infra). Sur les exercices suivants, l’évolution des comportements de paiement des entreprises ayant souscrit ou non un PGE est comparable (pas de différence statistiquement significative) 2.
Au moment de la crise sanitaire, l’octroi des PGE semble donc avoir favorisé un maintien des conditions de paiement des entreprises ayant souscrit ce type de prêt, évitant une contagion des problématiques de liquidité. À fin 2023, leur remboursement ne semblait pas avoir eu de conséquence sur leur comportement de paiement.
1 Seuls 5 % des entreprises ont choisi de rembourser leur PGE in fine et un peu plus de 10 % un an après l’octroi.
2 Des résultats similaires sont observés par exemple dans le secteur de l’industrie manufacturière. Dans ce secteur, les délais fournisseurs des PME hors microentreprises ayant souscrit des PGE tendent cependant à évoluer moins favorablement en 2023 que ceux des entreprises n’ayant pas souscrit de PGE.
En 2023, la proportion des entreprises payant en retard diminue, mais une part non négligeable d’entre elles continue de payer ses fournisseurs au‑delà de 60 jours
Malgré la relative stabilité des délais de paiement moyens en 2023, la part des entreprises payées en deçà du délai légal de 60 jours imposé par la loi de modernisation de l’économie (LME) 6 ou réglant leurs fournisseurs avant ce délai tend à progresser (cf. graphique 2 infra). Cette hausse s’explique par une réduction de la part des petits retards (inférieurs à 30 jours) 7 : des entreprises qui réglaient en moyenne leurs fournisseurs légèrement au‑delà de 60 jours ont ramené leurs délais de paiement en deçà du plafond légal. Cela a eu peu d’incidence sur la moyenne des délais fournisseurs compte tenu de la stabilité de la part des entreprises avec les retards les plus longs (au‑delà de 90 jours).
6 Loi de modernisation de l’économie n° 2008‑776 du 4 août 2008 dite LME.
7 Cf. annexe 2 pour la définition des retards.
La hausse de la part des paiements sans retard est continue depuis l’année 2018, excepté lors de la crise sanitaire.
Elle coïncide avec l’entrée en vigueur des dispositions renforçant les sanctions prises à l’encontre des entreprises ne respectant pas les délais de paiement légaux 8.
Malgré cette amélioration, près de 30 % des entreprises continuent d’être payées ou de régler leurs fournisseurs au‑delà de 60 jours. Cela témoigne de l’hétérogénéité des comportements de paiement qui s’explique en partie par la taille des entreprises et le secteur d’activité (cf. infra).
La proportion des situations de retards est très inférieure pour les microentreprises qui sont réglées ou paient leur facture à l’heure pour 83 % d’entre elles 9. Cette proportion est en amélioration constante depuis 2020 en ce qui concerne le règlement des fournisseurs. Elle est en revanche stable s’agissant du règlement des clients en 2023.
2 En 2023, des différences de comportements de paiement entre secteurs inchangées Une évolution des délais de paiement relativement homogène selon les secteurs La baisse des délais clients des entreprises est commune à la quasi‑totalité des secteurs. Seul le secteur de l’hébergement‑restauration voit ses délais clients se maintenir presque à leur niveau de 2022, à 5,6 jours de chiffre d’affaires (cf. tableau 1 infra). Ce chiffre très faible traduit le fait que l’essentiel des paiements reçus des entreprises du secteur est effectué au comptant de la part d’une clientèle constituée majoritairement de particuliers. Les délais fournisseurs des entreprises du secteur qui ont particulièrement baissé en 2022 sont stables en 2023. Ils se situent ainsi à un niveau comparable à la période pré‑Covid après avoir nettement augmenté pendant la crise sanitaire.
La baisse des délais clients est en revanche plus marquée dans la construction (– 1,7 jour), les transports (– 2,1 jours) ou le secteur de l’information et de la communication (– 2,6 jours).
Sur longue période, la baisse des délais clients des entreprises du secteur de la construction reste très inférieure à celle consentie sur leurs délais fournisseurs depuis 2007. Dans ces conditions, leur solde commercial a augmenté sur la période.
Dans les transports, l’amélioration des délais clients en 2023 s’accompagne d’une quasi‑stabilité des délais fournisseurs commune à la totalité des secteurs. Dans ce contexte, le solde commercial des entreprises du secteur des transports et entreposage s’améliore de près de 2 jours en 2023.
Le secteur de l’information et de la communication a donc connu une forte baisse des délais clients en 2023.
8 Loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 dite Sapin 2 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.
Cf. annexe 2 pour le lien entre les délais de paiement tels que calculés dans cette étude et la norme imposée par la LME de 60 jours calendaires après émission de facture.
9 Cette différence est structurelle dans la mesure où les microentreprises sont plus présentes dans des activités plus proches du consommateur final (cf. par exemple les services à la personne). Elles bénéficient ainsi de paiements plus rapides leur permettant de régler leurs fournisseurs en moyenne dans des délais plus courts.
Il reste cependant celui qui est de loin payé le plus tardivement par ses clients, dans des délais (75 jours) qui restent en outre largement supérieurs à la norme de 60 jours imposés par la LME. Si les entreprises du secteur ont nettement amélioré leur comportement de paiement depuis l’entrée en vigueur de la loi (baisse de 16 jours d’achats des délais fournisseurs), elles peinent toujours à respecter le délai plafond que la loi a imposé au règlement des factures interentreprises.
Le secteur des conseils et services représente l’autre secteur particulièrement pénalisé par des délais clients longs (67 jours). Ils se sont cependant particulièrement réduits depuis la période précédant l’entrée en vigueur de la LME, entraînant une amélioration importante du solde commercial du secteur.
Dans l’industrie manufacturière, les délais fournisseurs et clients évoluent de manière parallèle en 2023 de même que depuis la LME. L’industrie manufacturière est avec les activités immobilières, le seul secteur à être payé plus rapidement qu’il ne règle ses fournisseurs, parmi les secteurs ayant une clientèle essentiellement composée de professionnels ou d’institutions publiques.
Enfin, les délais clients et fournisseurs se stabilisent depuis deux ans dans le secteur du commerce. Avec le secteur de l’hébergement‑restauration, le commerce est l’un des deux secteurs pour lesquels le crédit interentreprises constitue une ressource financière (cf. solde commercial négatif).
En ce qui concerne les microentreprises, la stabilité des délais clients et fournisseurs observée en 2023 ressort pour une majorité de secteurs (cf. tableau de l’annexe 3). Les microentreprises des transports sont cependant réglées par leurs clients plus de 4 jours plus tard qu’en 2022. Dans ce contexte, elles ont allongé leurs délais fournisseurs de 2 jours. À l’inverse, les délais de paiement des microentreprises du secteur information et communication et conseils et services aux entreprises se sont réduits de plus de 1 jour, voire 2 jours pour les délais fournisseurs des entreprises du secteur information et communication.
Le niveau des retards dépend de la proximité des entreprises avec le consommateur final
La hiérarchie des délais de paiement par secteur est presque similaire si le raisonnement se fonde sur les retards de paiement. Ainsi, les entreprises des secteurs dont la clientèle est en majorité constituée de particuliers payant au comptant ne comptent que très peu d’entreprises payées au‑delà de 60 jours (cf. graphique 3 infra). Lorsque c’est le cas, les retards sont très majoritairement inférieurs à un mois.
Parmi les secteurs où la clientèle est en majorité constituée de professionnels ou d’institutions publiques, les transports et entreposage subissent le moins de retard. Compte tenu du fait qu’une partie de ses activités est soumise à un délai de 30 jours 10, la proportion d’entreprises payées en moyenne en retard est probablement sous‑estimée par un calcul utilisant le délai de 60 jours comme référence.
Le secteur des transports est cependant celui qui affiche le plus net recul sur un an de la part des entreprises payées en moyenne au‑delà de 60 jours (– 4 points de pourcentage [pp] par rapport à 2023). Il est suivi de l’industrie manufacturière qui présente une proportion d’entreprises payées en retard en baisse de 3 pp.
Dans les deux cas, ce recul s’explique par la diminution de la proportion de petits retards (inférieurs à un mois).
Les secteurs information et communication d’une part et conseils et services aux entreprises d’autre part sont les plus pénalisés par les retards de paiement de leurs clients avec plus de la moitié des entreprises payées en moyenne après 60 jours, et près de 15 % réglées en moyenne à plus de deux mois.
Les entreprises de la construction sont également nombreuses à subir des retards puisqu’une sur deux est payée après le délai légal. Elles sont pourtant seulement un tiers à régler leurs fournisseurs au‑delà de ce délai, soit un chiffre comparable aux entreprises de l’industrie et non loin de celui des secteurs du commerce et de l’hébergement‑restauration.
En effet, les proportions d’entreprises payant leurs fournisseurs en retard sont plus comparables entre secteurs.
Ainsi, si les entreprises des secteurs information et communication et conseils et services aux entreprises payant leurs fournisseurs en retard sont nombreuses, elles le sont nettement moins que celles subissant des retards.
En ce qui concerne les microentreprises, les mêmes différences entre secteurs sont observées avec toutefois des proportions d’entreprises réglées ou payant en retard divisées par deux (cf. graphique de l’annexe 3).
Seules les microentreprises du secteur du commerce affichent une proportion d’entreprises réglant leurs fournisseurs au‑delà de 60 jours comparable aux entreprises hors microentreprises du secteur.
Les grandes entreprises continuent de payer en majorité avec retard au détriment des PME
En 2023, les plus grandes entreprises réduisent leurs délais de paiement
En 2023, les grandes entreprises ont réduit leurs délais fournisseurs en réglant leurs factures plus de 2 jours plus tôt qu’en 2022 (cf. tableau 2). Cette baisse a été accompagnée par une réduction équivalente de leurs délais clients, venant plus que compenser l’impact financier du recul des délais fournisseurs (solde commercial en baisse de plus de 1 jour).
Avec plus de 65 jours, les délais fournisseurs des grandes entreprises ne font néanmoins que retrouver le niveau qui était le leur après les ajustements consécutifs à la LME. Ils restent en outre, comme ceux des entreprises de taille intermédiaire (ETI), encore supérieurs au délai légal de 60 jours.
Les ETI ont également réduit leurs délais fournisseurs en 2023. Ils se situent ainsi à 62 jours, soit un jour de moins qu’en 2022. Les délais fournisseurs des ETI retrouvent ainsi leur niveau pré‑crise sanitaire.
Cette amélioration s’est déroulée sans le concours des clients des ETI qui ont réglé leurs factures presque dans les mêmes délais que l’année précédente. Dans ces conditions, le solde commercial des entreprises de cette catégorie a légèrement augmenté, mais reste à un niveau historiquement bas sur la période sous revue.
En 2023, les délais fournisseurs des PME hors microentreprises et des microentreprises sont stables.
Pour les PME hors microentreprises, cette stabilisation intervient alors que les entreprises de cette catégorie bénéficient d’une baisse d’un jour de leurs délais clients.
Elle fait suite à deux années consécutives de baisse, avec des délais fournisseurs passés de 53 jours en 2020 à 50 jours en 2023. Ce niveau de 50 jours constitue par ailleurs un plus bas depuis 2007.


