MARSEILLE : Au Conseil de développement du port de Marseill…
Partager :

MARSEILLE : Au Conseil de développement du port de Marseille Fos, adoption unanime du Mémorandum sur le projet du golfe de FOS
Le mémorandum adopté à l’unanimité lors du dernier conseil de développement du port, détaille les perspectives et les stratégies de développement industriel du golfe de Fos, ainsi que les défis à relever.
Ils appellent l’État à jouer un rôle crucial pour relever ces défis et avons interpelé les 3 ministres concernés par ce projet stratégique : Agnès Pannier-Runacher, Catherine Vautrin et Marc Ferracci.
Les projets du golfe de Fos pourraient générer plus de 10 000 emplois et attirer 10 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030.
UNE MOBILISATION COLLECTIVE POUR RÉUSSIR LA TRANSITION INDUSTRIELLE
Lors de sa dernière séance plénière mercredi 9 octobre 2024, dans un consensus inédit, le conseil de développement du port de Marseille Fos a adopté à l’unanimité un mémorandum ambitieux en faveur du tournant décisif engagé dans le Golfe de Fos. Ce texte, fruit d’une démarche collective, fédère l’ensemble des parties prenantes du territoire autour d’une vision commune pour une réindustrialisation durable et décarbonée.
Intitulé « Mémorandum du conseil de développement du port de Marseille Fos sur le projet de territoire du Golfe de Fos », ce document symbolise une mobilisation sans précédent des acteurs publics, privés et locaux. Pour la première fois, ils s’accordent sur des objectifs communs visant à transformer cette zone clé de l’industrie européenne en un modèle de développement vert, tout en assurant son attractivité économique à long terme.
Ce document a obtenu le soutien du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole d’Aix-Marseille-Provence, du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Aix-Marseille-Provence ainsi que des porteurs de quatre grands projets du territoire : Carbon, H2V, GravitHy et Elyse Energy.
Le mémorandum fixe les priorités pour la décarbonation et la réindustrialisation du territoire, avec des investissements colossaux estimés à 4,5 milliards d’euros d’ici 2032.
Le succès de cette transformation repose sur l’implication et l’engagement de toutes les parties, afin de répondre aux enjeux liés aux infrastructures, à la formation et à l’accueil des nouvelles activités et par la mise en place d’une gouvernance claire.
Jean-François Suhas, président du conseil de développement, indique : « Tous les acteurs sont alignés sur une vision commune. Maintenant, chacun doit s’engager concrètement pour faire aboutir ces projets stratégiques, au bénéfice de l’économie, de l’emploi et de l’environnement ».
Selon Mathieu Stortz, vice-président du conseil de développement : « Ce mémorandum est bien plus qu’un document technique, c’est un symbole fort de l’unité et de la concertation. Il montre que lorsqu’un territoire s’organise autour d’un objectif commun, il peut relever les défis du siècle avec ambition et pragmatisme. Nous avons aujourd’hui la capacité de transformer le Golfe de Fos en un exemple de transition écologique et industrielle pour toute l’Europe ».
MÉMORANDUM DU CONSEIL DE DÉVELOPPEMENT DU GRAND PORT MARITIME DE MARSEILLE SUR LE PROJET DE TERRITOIRE DU GOLFE DE FOS
Considérant l’impératif de décarbonation imposé par le dérèglement climatique, qui laisse présager d’une augmentation du nombre d’événements climatiques extrêmes avec de nombreuses conséquences négatives sur la santé humaine, la biodiversité et l’avenir de la planète en l’absence d’actions fortes et rapides.
Considérant que la révolution de l’industrie verte va redistribuer les cartes de l’attractivité à l’échelle européenne.
Considérant que le territoire du golfe de Fos, support de l’une des principales zones industrialo-portuaires d’Europe, a des atouts nombreux pour accueillir les projets de décarbonation et devenir l’un des lieux majeurs de la réindustrialisation en France et en Europe.
Considérant que le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) est un opérateur public, chargé à ce titre de traduire les politiques publiques sur son territoire, dont la décarbonation et la réindustrialisation.
Considérant que la décarbonation constitue le fondement du renouveau industriel comme de la transition des entreprises déjà en place vers une industrie durable, qui en assurera la pérennité.
Considérant que l’industrie est une composante essentielle du maintien et du développement de l’activité portuaire elle-même.
Considérant que le GPMM s’est doté en 2022 d’un document de référence1 élaboré en copilotage avec l’Etat, la Région et la Métropole, qui identifie 1 000 hectares aménageables dans le respect des contraintes liées à la préservation de l’environnement.
Considérant que le territoire du golfe de Fos connaît actuellement une dynamique de développement sans précédent depuis les années 70, avec plusieurs projets d’envergure nationale qui pourraient générer plus de 10 000 emplois et appeler des investissements de l’ordre de 10 milliards d’Euros d’ici à 2030.
Considérant, enfin, que ces projets, qui rentrent dans la stratégie gouvernementale de décarbonation, de réindustrialisation et de souveraineté, vont accroître la pression sur le système de formation, le marché de l’emploi, le parc de logements, les réseaux routier et ferroviaire, électrique et hydrique locaux et la qualité de vie, impliquant la nécessité que les pouvoirs publics et les entreprises mettent en commun leurs efforts pour réaliser dans les temps les équipements et les infrastructures nécessaires à l’accueil des activités et des personnes.
1 Les Orientations d’Aménagement de la Zone Industrialo-Portuaire (OAZIP) à l’horizon 2040.
a r t i c l e 1 – c o n t e x t e l o c a l
Il convient, selon le Conseil de développement du GPMM, de traduire les OAZIP dans les faits, pour que le golfe de Fos devienne l’espace support d’une industrie décarbonée et du passage portuaire de demain, adossé au transport massifié adapté.
a r t i c l e 2 – a m b i t i o n
Dans cette optique, le Conseil appuie le développement des activités maritimes et portuaires, y compris logistiques, ainsi que le développement et le maintien d’industries – notamment sidérurgiques – favorisant l’économie circulaire et les énergies décarbonées, de site de production favorisant la transition énergétique comme l’hydrogène vert, la chimie verte, les biocarburants, les éoliennes ou le photovoltaïque.
a r t i c l e 3 – e n j e u x l i é s a u x i n f r a s t r u c t u r e s e t a u x r é s e a u x
La réussite de l’ambition exposée à l’article 2 suppose le développement et le renforcement d’un ensemble d’infrastructures et de services communs permettant la meilleure circulation des flux à l’intérieur de la zone comme dans la connexion de la zone avec son écosystème élargi :
Mobilité des personnes et des marchandises : environ 1 milliard d’€ à l’horizon 2032
Electricité : environ 300M€ à l’horizon 2028
Fluides liés à la décarbonation : environ 3,5 milliards d’€
L’enjeu financier, de l’ordre de 4.5 milliards d’Euros2, est exceptionnel et nécessite l’implication de l’Etat. L’ensemble constitué par ces infrastructures est indispensable et prioritaire pour permettre au territoire de saisir l’opportunité de bascule constituée par la vague actuelle de projets, qui vient conforter celle des années 1970, sans perte sociale ou économique et sans sacrifice environnemental supplémentaire.
a r t i c l e 4 – e n j e u x l i é s à l ’ a m é n a g e m e n t u r b a i n e t a u x s e r v i c e s
Le temps joue contre nous et il est nécessaire que collectivement, et avec l’aide de l’Etat, nous répondions aux différents enjeux cités précédemment (logement, formation, transports en commun, réseaux…) avec célérité au risque de voir passer l’opportunité qui s’offre à nous.
C’est pourquoi, au-delà des enjeux forts rappelés à l’article 3, le Conseil de développement insiste aussi sur les enjeux liés à l’accueil de nouvelles populations comme le logement, la formation ou les transports en commun.
a r t i c l e 5 – s o u t i e n à u n e d é m a r c h e l i s i b l e e t r y t h m é e d e p i l o ta g e , d e p r o s p e c t i v e e t d e s u i v i o p é r at i o n n e l
Le Conseil de développement se félicite de la mise en oeuvre d’une démarche de pilotage, de prospective et de suivi opérationnel par le préfet des Bouches-du-Rhône avec le concours des collectivités locales et des parties prenantes concernées.
Il souhaite que cette démarche aboutisse dans le temps très contraint qui est le nôtre :
1. à des engagements concrets des maîtres d’ouvrages publics dotés de ressources financières et humaines adaptées,
2. à la définition d’un programme d’infrastructures, d’équipements et de services indispensables concerté notamment avec les acteurs économiques.
Pour mener à bien le projet de territoire du golfe de Fos, projet d’intérêt public majeur pour le territoire et le pays, le Conseil de développement appelle un pilotage lisible et doté des moyens exceptionnels nécessaires en termes :
financiers pour réaliser les aménagements, les équipements et les services projetés en faveur de la réindustrialisation, de la souveraineté nationale d’approvisionnement et de la décarbonation des activités et des transports ;
humains nécessaires aux différentes maîtrises d’ouvrage pour répondre aux enjeux nouveaux qui se présentent à elles ;
organisationnels adaptés permettant la bonne articulation avec les stratégies des acteurs et une unité de coordination.
2 Voir la liste non exhaustive des chantiers indispensables et prioritaires à réaliser pour mener à bien le projet de territoire présentée en annexe..
Liste non exhaustive des chantiers indispensables et prioritaires3 à réaliser pour mener à bien le projet de territoire.
ANNEXE
MAÎTRES D’OUVRAGE
CD13
Etat
Etat
AMP
AMP/Communes/GPMM
AMP
GPMM
SNCF
GPMM
SNCFR
Modalis
GPMM
GPMM
RTE
GPMM
GPMM
SPSE-Elengy
GRT Gaz
Elengy
Communes
Rectorat
Métropole /Communes / GPMM
Ville de Fos
UIMM – Régions Sud
Corse – AFPA Istres
BRIQUES PROJETS
Amélioration des infrastructures ferroviaires et routières – bénéficiant prioritairement aux modes impactant le moins l’environnement
RD 268
Liaison Fos-Salon
Contournement Martigues-PdB
Réseau de BHNS bassins Ouest
Aménagements cyclables bassins ouest
PEM Fossette
Chantiers sur les voies portuaires
Rénovation de la gare fret de Miramas
Chantiers sur les voies ferrées portuaires
Modernisation du réseau ferré national à l’interface avec le réseau
ferré portuaire
Terminal multimodal Tonkin
Terminaux combinés sur le réseau portuaire
Extension du réseau ferré portuaire
Chemin de fer de la Côte Bleue
Ligne THT
DEOS
Aménagement foncier OAZIP
Réseau Vapeur
Réseau CO²
Réseau H² – Hynframed
Réaménagement soutage GNL Fos – Tonkin
Notamment dans les communes accessibles en transport public et déjà pourvues de services comme Port de Bouc et Miramas.
À Port Saint Louis, la prévision de 40 logements supplémentaires par an est mentionnée dans le PLU. Pour accompagner l’implantation de nouvelles entreprises, la commune proposera aussi au moins une nouvelle offre de près de 250 logements d’ici à 2028.
Ecole de l’économie bleue
Cité de l’Industrie et du Port
COS Industrie (Contrat d’Objectifs Sectoriel) signé avec les branches professionnelles de l’Industrie, l’Etat et la Région
Travail en cours sur le Plan Local de Mobilité du bassin Port-Saint-Louis / Fos
Amélioration des infrastructures élec et fluides
Extension du parc de logements
Formation / emploi / compétences / attractivité
Amélioration des services publics
Organisation de la mobilité des personnes à l’intérieur de la ZIP
Sécurisation de la ressource en eau
Revisite des règles de compensation
3 Les chantiers sont jugés indispensables et prioritaires car, sans la réalisation de chacune des briques du tableau, le projet de territoire dans son ensemble est compromis.
Ce document a obtenu le soutien du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, du président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la présidente du département des Bouches-du-Rhône et de la métropole Aix-Marseille-Provence ainsi que des porteurs de quatre grands projets du territoire : Carbon, H2V, GravitHy et Elyse Energy.
À propos du conseil de développement du port de Marseille Fos
Le conseil de développement Port est composé de 40 membres représentant divers milieux professionnels, sociaux et associatifs, ainsi que les collectivités territoriales et leurs groupements. Il est structuré en quatre collèges : représentants de la place portuaire, représentants des personnels des entreprises, représentants des collectivités territoriales et personnalités qualifiées (dont des représentants d’associations agréées de défense de l’environnement et des représentants des entreprises et gestionnaires d’infrastructures de transport terrestre).
Le conseil de développement est une instance consultative qui a pour mission de favoriser la concertation autour des grands projets de développement du Port et de son territoire. Il joue un rôle central dans l’élaboration et le suivi des stratégies locales, avec un souci constant de concilier développement économique et préservation de l’environnement.


