MARSEILLE : Au Château Borély, le rôle de Marseille dans la…
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MARSEILLE : Au Château Borély, le rôle de Marseille dans la diffusion et la réinvention des arts décoratifs
Le Château Borély – Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode présente « Art nouveau – Art déco », du 8 mai 2026 au 25 avril 2027.
Une exposition qui traverse la période 1889-1937, des courbes naturalistes de la Belle Époque aux lignes géométriques du modernisme. Réunissant près de 300 œuvres, elle éclaire correspondances et ruptures entre ces deux esthétiques majeures, tout en révélant le rôle de Marseille, carrefour méditerranéen, dans la diffusion et la réinvention des arts décoratifs. Des prêts exceptionnels d’institutions prestigieuses tels que les Manufactures nationales, Sèvres & Mobilier national, le Musée d’Orsay ou encore Chanel et la fondation Azzedine Alaïa viennent enrichir la présentation de pièces inédites des collections muséales de la Ville de Marseille.
Entre 1889 et 1937, période jalonnée par les expositions universelles de 1900 et 1925, l’histoire des arts décoratifs connaît une profonde mutation : aux courbes organiques de l’Art nouveau succèdent les lignes géométriques et le souffle moderniste de l’Art déco. L’exposition propose de traverser cette séquence charnière en mettant en lumière correspondances, ruptures et réinventions, qui ont façonné ces deux grands courants de la modernité.
Avec près de 300 oeuvres – mobilier, céramiques, verres, créations de mode, peintures, dessins, objets de voyage –, le parcours offre une double lecture : d’une part, l’évolution stylistique de la Belle Époque aux années 1930 ; d’autre part, les résonances de ces esthétiques à Marseille et en Provence.
Adapté à la configuration du Château Borély, le parcours privilégie une approche thématique qui souligne continuités et contrastes. Certaines salles explorent le foisonnement de l’Art nouveau — nature, monde marin, figure féminine — tandis que d’autres mettent en avant la modernité urbaine, le dynamisme et la stylisation propres à l’Art déco. Ailleurs, les créations des ateliers de céramique marseillais de Saint-Jean-du-Désert et d’Aubagne dialoguent avec les œuvres d’artistes liés à la cité, tels David Dellepiane ou Félix Nadar. La mode occupe également une place majeure, révélant l’évolution du goût autant que celle du rôle des femmes, des lignes souples du tournant du siècle aux silhouettes modernistes annonçant les années 1940.
En restituant la diversité de ces langages décoratifs, l’exposition offre un regard renouvelé sur la richesse des collections marseillaises et sur les échanges artistiques entre Paris et la Méditerranée. Carrefour des modernités, Marseille apparaît en filigrane à travers ses artistes, ses manufactures et son rôle dans la diffusion du goût français, favorisé par la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée ainsi que par les grandes liaisons maritimes de la Compagnie Générale Transatlantique — dont le mythique Normandie — et de la Compagnie des Messageries Maritimes.
Photo DR.


