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MARSEILLE : Allianz Trade – Défaillances d’entr…

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MARSEILLE : Allianz Trade – Défaillances d’entreprises dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur au 3ème trimestre 2025

Défaillances d’entreprises dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) au 3ème trimestre 2025 : un repli de -3 % par rapport au T3 2024 et une baisse de -8 % pour le cumul annuel à fin septembre.

2 départements sur 6 enregistrent une baisse de leurs défaillances d’entreprises dans la région PACA au 3ème trimestre 2025 : les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône. Seul le Vaucluse affiche une hausse à deux chiffres.

La région PACA est la seule région française à observer une baisse de ses défaillances depuis le début de l’année 2025.

Sur les 12 derniers mois, 3 secteurs sont principalement touchés par les défaillances dans la région : les services (35 %), la construction (22 %) et le commerce (21 %).

Au niveau national, 14 438 défaillances ont été enregistrées en France au 3ème trimestre 2025 (+5 % vs T3 2024). Un minimum de 67 500 défaillances d’entreprises est désormais attendu en France en 2025, soit une hausse de +2 % par rapport à 2024, à l’issue d’un nombre record de cas en septembre.

Allianz Trade, leader mondial de l’assurance-crédit a publié sa dernière étude sur les défaillances d’entreprises en France au cours du 3ème trimestre 2025. Des défaillances en baisse dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur malgré quelques disparités au niveau départemental 1379 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur le 3ème trimestre 2025, soit une baisse de -3 % par rapport au T3 2024, après une hausse de +15 % sur l’ensemble de l’année 2024 et de +31 % en 2023.

Alors qu’en 2024, comme en 2023, tous les départements avaient enregistré une augmentation des défaillances d’entreprises, à l’exception du Vaucluse (-2 %), la situation est plus mitigée au troisième trimestre 2025. 2 départements sur 6 enregistrent une baisse de leurs défaillances d’entreprises dans la région au 3ème trimestre 2025 : les Bouches-du-Rhône (-12 %) et les Alpes-Maritimes (-7 %). Seul le Vaucluse affiche une hausse à deux chiffres (+20 %). Trois autres départements affichent des hausses plus limitées : le Var (+6 %), les Alpes de Haute Provence et les Hautes Alpes (+4 %). En nombre de défaillances toutefois, la région reste dans le top 4 des régions avec le plus de défaillances, avec l’Ile-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine.

Le département des Bouches-du-Rhône demeure de loin le plus touché (547 faillites au troisième trimestre), ce qui représente 39% du nombre total de défaillances dans la région PACA. Suivent ensuite les AlpesMaritimes (313) et le Var (293), comme les deux années passées. La région PACA est la seule région française à observer une baisse de ses défaillances depuis le début de l’année 2025 (-8 %), comme 4 de ses départements : les Alpes Maritimes (-16 %), les Bouches-duRhône et les Hautes Alpes (-9 %) et le Var (-5 %).

A l‘inverse, le Vaucluse observe une hausse de +10 % et les Alpes de Haute Provence une hausse de +4 % par rapport aux trois premiers trimestres 2024. Sur les 12 derniers mois, les trois grands secteurs principalement touchés par les défaillances dans la région restent les services (35 %), le construction (22 %) et le commerce (21 %). L’hébergement/ restauration arrive en 4ème position à 14 %.

Comme chaque année, les entrées en procédures collectives se sont affichées en nette baisse au T3 (-16 %) par rapport au T2, mais le T3 comme le T2 s’affichent à des plus hauts historiques, après une nouvelle hausse par rapport à la même période de 2025 (+5 % et +4 % respectivement) et un record absolu en septembre. Cette poussée reflète à la fois la normalisation qui était attendue depuis les niveaux « artificiellement » bas de 2020-2021, et la persistance de faibles fondamentaux du risque crédit qui testent la résilience des entreprises déjà mises à mal par la succession des crises.

Les grandes entreprises ne sont pas épargnées

Initialement concentrée sur les plus petites entités (en termes de chiffre d’affaires), la remontée des défaillances s’est diffusée à toutes les tailles d’entreprises. A fin septembre 2025, toutes les entreprises défaillantes pour lesquelles les données financières sont disponibles représentaient encore, au regard des données historiques, des niveaux très élevés de chiffre d’affaires cumulé (33,2 milliards d’euros, soit -8 % sur un an et +43 % par rapport à la moyenne 2006-2024) et de passif fournisseurs (6,6 milliards d’euros soit -2 % sur un an et +53 % par rapport à la moyenne 2006-2024).

Des secteurs presque tous touchés par l’augmentation du nombre de cas

La remontée des défaillances touche quasiment tous les secteurs, la construction et l’hébergement/restauration en tête. Sur les 12 derniers mois, la dynamique haussière demeure marquée pour les services aux particuliers (+13 %), l’agriculture (+13 %), les services aux entreprises (+10 %) et le transport/entreposage (+9 %) en termes relatifs. En nombre, ce sont les services aux entreprises (+791 sur 12 mois), devant les services aux particuliers (+755), l’hébergement/restauration (+654) et la construction (+455) – secteur le plus sinistré avec 21 % des faillites. Trois secteurs échappent à la hausse prolongée des défaillances : le commerce de détail, l’ensemble finance/immobilier et les industries extractives. Au regard des données historiques, les secteurs qui se distinguent avec un niveau de défaillances très élevé sont le transport-entreposage (61 % au-dessus de la moyenne 2010-2019), l’information/communication (42 %), le commerce automobile (40 %), l’hôtellerie/restauration (34 %) et les services aux entreprises (+28 %). Le commerce de gros (-6 % en dessous) est la principale exception. La construction et le commerce de détail représentent ensemble près de deux faillites sur cinq en France.

Des risques de défaillances en chaînes pour les entreprises françaises

Les droits de douane généralisés imposés par l’administration Trump, qui atteindront un taux effectif de 14 % d’ici la fin de l’année, ont un impact hétérogène sur les entreprises. Toutefois, si le commerce mondial ralentit, plusieurs économies ou entreprises fortement dépendantes des exportations pourraient en ressentir les effets. « Au cours du premier semestre 2025, les effets protecteurs des droits de douane et leur faible répercussion ont contribué à réduire les défaillances aux États-Unis. Mais les économies tirées par l’export devraient connaître une augmentation des défaillances : dans le pire des scénarios, la France pourrait compter 6000 entreprises en faillite supplémentaires », déclare Maxime Lemerle. De plus, les perspectives économiques conduisent Allianz Trade à maintenir ses prévisions à l’échelle mondiale en matière de défaillances d’entreprises, avec une hausse attendue de +6 % en 2025 et une autre de +5 % en 2026. Cette évolution des faillites à l’international pose un double risque pour les entreprises françaises : celui d’une rupture ou d’une perturbation des chaines d’approvisionnement (pour celles qui se fournissent à l’étranger), et celui d’impayés (pour celles qui ont leurs principaux partenaires commerciaux à l’étranger), augmentant l’effet domino des défaillances.