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MARSEILLE : 300 œuvres pour découvrir l’histoire du tatouage

Une exposition unique retrace l’histoire du tatouage à Marseille.

Le Centre de la Vieille Charité à Marseille accueille une exposition fascinante intitulée « Tatouage. Histoires de la Méditerranée », qui explore l’évolution du tatouage de l’Antiquité à nos jours. Cette exposition, qui se tient jusqu’au dimanche 28 septembre, présente 300 œuvres provenant de diverses institutions prestigieuses, offrant ainsi un voyage à travers les âges et les cultures.

Une tradition millénaire : les origines et l’archéologie du tatouage

L’exposition commence par les premières traces de tatouage retrouvées en Égypte, en Syrie et dans les Cyclades, puis en Grèce. Ces tatouages anciens avaient des usages variés, allant du médical au religieux, en passant par le politique et l’esthétique.

Nicolas Misery, directeur des Musées de Marseille et commissaire de l’exposition, explique :
«Les Musées de Marseille présentent au Centre de la Vieille Charité, Tatouage. Histoires de la Méditerranée, une exploration des pratiques du tatouage à travers les siècles, de l’Antiquité à la culture contemporaine. Depuis les premières traces retrouvées en Égypte, en Syrie et dans les Cyclades puis en Grèce, le tatouage en Méditerranée a traversé les âges, au gré des usages médicaux, religieux, politiques ou esthétiques, pour devenir avec la modernité une expression artistique à part entière, alimentée par la culture pop. L’exposition retrace cette évolution, du tatouage antique aux influences actuelles, notamment dans la cité phocéenne où il est aussi devenu l’expression de l’identité marseillaise ».

Nouvelles mondialités du VIIe siècle aux années 1950

L’exposition met en lumière les différentes périodes où le tatouage a évolué, notamment du VIIe siècle aux années 1950. Durant cette période, le tatouage est devenu une marque d’identité et d’appartenance, souvent utilisée comme marqueur religieux et identitaire. Les œuvres prêtées par des institutions telles que le musée du Louvre, le Rijksmuseum van Oudheden, le Museo Nazionale Etrusco, la Glyptothek de Munich, le musée national d’Histoire de l’Ukraine et la Fondazione Antonio Ratti de Côme, dialoguent avec celles des musées de Marseille pour dessiner une histoire croisée du tatouage.

Tatouage et décolonisation au tournant des années 1960

L’exposition aborde également la période de la décolonisation au tournant des années 1960, où le tatouage a connu un renouveau en Méditerranée. Cette section explore comment le tatouage a été utilisé comme un moyen d’expression et de résistance durant cette période tumultueuse.

Les pratiques modernes et contemporaines

Enfin, l’exposition se termine par une exploration des pratiques modernes et contemporaines du tatouage. Aujourd’hui, le tatouage est devenu un art de la marge qui innerve la mode, la photographie et le cinéma. Deux créations de Jean Paul Gaultier et Yacine Aouadi – dont l’une prêtée par Cate Blanchett – témoignent de la puissance des imaginaires liés à cet art du corps.

Pour plus d’informations, visitez le site officiel du Centre de la Vieille Charité : Centre de la Vieille Charité.