MAPUTO (Mozambique) : Africa50 marque un jalon dans le fina…
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MAPUTO (Mozambique) : Africa50 marque un jalon dans le financement des infrastructures
Africa50 franchit une étape majeure dans le financement des infrastructures, dépassant 1,4 milliard de dollars d’avoirs administrés.
Africa50, plateforme d’investissement mise en place par les États africains et la Banque africaine de développement, a dépassé 1,4 milliard de dollars américains d’avoirs sous gestion. Cette avancée significative témoigne de l’impact croissant de la plateforme en tant que force motrice pour le développement des infrastructures en Afrique.
Un parcours remarquable
En seulement huit ans, Africa50 est passée d’un seul employé à une équipe de 100 personnes gérant un portefeuille de 8 milliards de dollars américains. Cette croissance fulgurante illustre le potentiel de l’Afrique en matière d’investissement dans les infrastructures.
Des accords stratégiques
Lors de l’assemblée générale des actionnaires d’Africa50 tenue le mercredi 8 août 2025 à Maputo, capitale du Mozambique, plusieurs accords stratégiques ont été annoncés. Parmi eux, un protocole d’accord avec Electricidade de Moçambique pour la construction de trois lignes de transmission dans le cadre d’un projet indépendant de transport d’électricité (IPT). Ce projet contribuera à garantir un accès universel à l’électricité d’ici 2030 et à faire du Mozambique un exportateur important d’électricité au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe.
Un autre accord concerne la construction d’un nouveau centre de données à Maputo et la modernisation de celui déjà en place, en partenariat avec le ministère des Communications et de la Transformation numérique.
Des investissements significatifs
Africa50 a également scellé deux accords panafricains importants, dont un dans le cadre de l’Alliance pour les infrastructures vertes en Afrique (AGIA), une initiative portée par M. Adesina. L’accord AGIA marque la finalisation du premier montage financier de cette initiative majeure en matière d’infrastructures vertes, d’un montant de 115 millions de dollars.
En outre, un accord-cadre a été signé avec le secrétariat de la Zone de libre-échange continental africaine (ZLECAf) pour le financement et le développement d’infrastructures de facilitation du commerce dans le but de stimuler les échanges intra-africains.
L’empreinte de la Banque africaine de développement et d’Africa50 au Mozambique
Les investissements débloqués par Africa50 permettent de démultiplier le soutien de la Banque africaine de développement, qui a déjà versé 1,6 milliard de dollars au Mozambique au cours de la dernière décennie. La Banque a accordé un emprunt de premier rang de 400 millions de dollars pour le financement de l’important projet de centrale de gaz naturel liquéfié (GNL) à Cabo Delgado, d’un coût total de 20 milliards de dollars, ainsi que du projet « Énergie pour tous au Mozambique » qui s’élève à 34 millions de dollars et a permis de raccorder plus de 45 500 foyers au réseau électrique.
Les investissements de la Banque dans le secteur de l’énergie ont contribué à doubler le taux d’accès à l’énergie du Mozambique, qui est passé de 30 % en 2018 à 60 % en 2024. Elle a également appuyé le secteur agricole par le financement de zones spéciales de transformation agro-industrielle, notamment le corridor Pemba-Lichinga, ainsi que des infrastructures de transport essentielles le long des corridors de Nacala et Beira qui améliorent la connectivité commerciale régionale dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.
Les investissements d’Africa50 au Mozambique
Les investissements d’Africa50 au Mozambique portent sur les projets suivants :
• Apport en capital dans la centrale à gaz Central Termica de Ressano Garcia (CTRG) de 175 MW.
• Finalisation des accords de construction de trois lignes de transformation dans le cadre d’un projet de transport d’électricité indépendant, en partenariat avec Power Grid et Electricidade de Moçambique (EDM).
• Centre de données, à Maputo.
Perspectives d’avenir
M. Adesina, qui s’apprête à quitter ses fonctions de président du Groupe de la Banque africaine de développement et d’Africa50 le 1er septembre 2025, a mis en relief la transformation profonde qu’a connue la Banque au cours de son mandat de dix ans. Au cours de cette période, la Banque a bénéficié d’une augmentation historique de son capital, qui est passé de 93 à 318 milliards de dollars. Elle a adopté ses cinq grandes priorités de développement, les « High 5 », dont l’impact positif touche 565 millions de personnes. Elle a conservé sa notation AAA et a été classée meilleure institution financière multilatérale, ayant reçu en outre, la distinction d’institution financière du développement la plus transparente au monde.
Par ailleurs, l’African Investment Forum, lancé en 2018 par la Banque et huit autres institutions partenaires en vue d’accélérer la transformation économique de l’Afrique grâce à des investissements stratégiques, a, depuis mobilisé plus de 225 milliards de dollars d’intérêts d’investissement.
« Pour combler le déficit en infrastructures de l’Afrique, nous devons multiplier et élargir nos partenariats, en nous unissant autour du baobab des opportunités », a déclaré M. Adesina. « Ensemble, nous sommes plus forts, et Africa50 représente la plateforme la plus solide pour débloquer les capitaux mondiaux en faveur du développement de l’Afrique ».
Pour ce qui est de l’avenir, il a réaffirmé son engagement continu envers le continent : « Je ne reculerai pas, je resterai engagé pour faire progresser nos efforts collectifs et mobiliser plus de capitaux internationaux pour l’Afrique ».


