Passer au contenu principal

LYON : Marc SANCHEZ : « Sans visibilité économique, la repr…

Partager :

LYON : Marc SANCHEZ : « Sans visibilité économique, la reprise d’une TPE devient un pari »

Le Syndicat des Indépendants & TPE alerte sur l’urgence de créer un environnement favorable pour les repreneurs d’entreprise.

Suite aux déclarations de Serge Papin sur la transmission d’entreprise ce jeudi matin sur RMC, le Syndicat des Indépendants & TPE (SDI) a réagi en soulignant que les mesures d’information, bien que nécessaires, sont loin d’être suffisantes pour enrayer la disparition des petites structures. Pour le syndicat, l’enjeu est désormais économique et nécessite des actions concrètes pour encourager les repreneurs.

Un constat partagé mais des solutions jugées insuffisantes

Le SDI prend acte de la reconnaissance de cet enjeu majeur par les pouvoirs publics, mais tempère l’optimisme ambiant. Le problème de fond demeure la difficulté pour les petites entreprises de trouver un successeur dans un climat économique jugé trop incertain.

« La transmission en France, ce sont des commerces, des artisans, des indépendants. Ce sont aussi des entreprises qui, aujourd’hui, peinent à trouver un repreneur dans un contexte économique dégradé », analyse Marc Sanchez, secrétaire général du SDI.

Pour lui, l’information et le conseil ne suffisent plus à lever les freins.

« Informer est nécessaire, mais insuffisant. Les entrepreneurs sont informés et même conseillés. Le sujet reste la mise en place volontaire de conditions économiques plus favorables », insiste-t-il.

La dure réalité des chiffres

Les statistiques confirment l’ampleur du défi : si 500 000 entreprises devront être transmises au cours des dix prochaines années, la réalité annuelle est alarmante. Chaque année, sur environ 185 000 entreprises potentiellement transmissibles, seules 37 000 trouvent effectivement un repreneur. Une écrasante majorité reste donc sur le bord de la route, fragilisée par l’absence de perspective. Ce phénomène est accentué par un niveau de défaillances d’entreprises qui reste élevé, renforçant la frilosité des candidats à la reprise.

Les TPE, premières victimes du manque de visibilité

La problématique de la transmission concerne avant tout les Très Petites Entreprises (TPE), qui représentent 86 % des opérations. Ce sont également les plus vulnérables en raison de marges souvent contraintes et d’une forte exposition aux aléas de la conjoncture. L’échec d’une transmission a des conséquences souvent dramatiques pour ces structures qui maillent le territoire.

« Une transmission qui n’aboutit pas, c’est une entreprise fragilisée. Dans le contexte actuel, c’est parfois une entreprise qui disparaît. L’urgence est d’agir pour que les repreneurs se projettent et s’engagent. Sans visibilité économique suffisante ni sécurisation du modèle, la reprise devient un pari », conclut Marc Sanchez.

Un appel à des mesures concrètes et urgentes

Face à ce constat, le SDI appelle le gouvernement à dépasser le stade de la simple communication pour engager des réformes structurelles. Le syndicat réclame un plan d’action ambitieux articulé autour de plusieurs axes : une simplification effective des démarches administratives liées à la reprise, un accompagnement renforcé et personnalisé pour les repreneurs, et, surtout, la mise en place d’un cadre économique et fiscal sécurisé et prévisible. L’objectif est de redonner de la visibilité aux candidats et de transformer le « pari » de la reprise en un projet d’entreprise viable et pérenne.

via Press Agence.