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LYON : Côme FOUQUES : « Le statut d’auto-entrepreneur n’est pas une clause d’exclusion »
À l’approche de la facturation électronique obligatoire en septembre 2026, des milliers d’agents immobiliers indépendants ignorent les risques.
Le 1er septembre 2026, la France franchira une étape décisive dans sa transition numérique avec la généralisation de la facturation électronique. Si les grandes entreprises et une majorité de PME se préparent activement à cette échéance, une véritable « bombe à retardement » administrative menace un pan entier du secteur immobilier. Près de 45 000 agents commerciaux et mandataires indépendants, souvent sous le régime de la micro-entreprise, pensent à tort échapper à cette réforme majeure, s’exposant à des blocages opérationnels et des sanctions financières dès la rentrée 2026.
Un mythe tenace aux lourdes conséquences
L’idée fausse la plus répandue parmi ces professionnels peut se résumer ainsi : « Je suis en auto-entrepreneur, donc la réforme ne me touche pas ». Une erreur d’analyse qui pourrait s’avérer coûteuse. Côme Fouques, CEO d’Indy, une solution spécialisée dans l’accompagnement comptable des indépendants, tire la sonnette d’alarme sur cette perception erronée. « Le statut de micro-entrepreneur n’est pas une clause d’exclusion », insiste-t-il. Il explique que si l’obligation d’émettre des factures électroniques sera progressive selon la taille de l’entreprise, l’obligation de les *recevoir* au format électronique s’appliquera, elle, à toutes les entreprises assujetties à la TVA dès le 1er septembre 2026, sans aucune exception de statut ou de régime fiscal. Pour un agent immobilier, ne pas être en capacité de recevoir et traiter une facture de commission dématérialisée d’une agence ou d’un réseau pourrait entraîner des retards de paiement, voire un blocage complet de ses revenus.
La pédagogie, un enjeu majeur pour le secteur
Face à ce manque d’information, l’effort de pédagogie devient crucial. Les réseaux de mandataires immobiliers, qui rassemblent des milliers d’indépendants, ont un rôle central à jouer pour diffuser la bonne information et accompagner leurs membres dans cette transition. Le réseau iad, l’un des leaders du secteur, a par exemple pris la mesure du défi, alors que nombre de ses conseillers gèrent leur facturation de manière autonome. La collaboration avec des plateformes comme Indy (https://www.indy.fr/), qui accompagne déjà plus de 15 000 experts du réseau iad, devient stratégique. L’objectif est de fournir les outils et les connaissances nécessaires pour que chaque indépendant comprenne les implications de la réforme et s’équipe en conséquence. Il s’agit non seulement d’éviter les sanctions prévues par l’administration fiscale, mais surtout de garantir la continuité de leur activité professionnelle.
Anticiper pour éviter la paralysie
L’échéance du 1er septembre 2026 approche rapidement, et l’anticipation est la seule stratégie viable pour les dizaines de milliers d’indépendants concernés. S’informer sur les plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) ou sur le portail public de facturation (PPF), choisir une solution de facturation compatible et se former à ces nouveaux processus sont des étapes désormais incontournables. Pour ces professionnels habitués à une grande autonomie, la réforme de la facturation électronique représente un changement de paradigme qui ne peut être ignoré. Ne pas s’y préparer reviendrait à prendre le risque de voir son flux de trésorerie et la gestion de ses commissions paralysés du jour au lendemain, transformant une obligation administrative en un véritable obstacle à l’exercice de leur métier. Les acteurs du secteur, comme les réseaux de mandataires tels qu’iad (https://www.iadfrance.fr/) et les services comptables, sont mobilisés pour éviter ce scénario.

