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LUANDA : Coopération Sud-Sud – La Banque Africaine d’Oman se lance pour connecter l’Afrique et le Moyen-Orient
Lancée à Luanda, la Banque Africaine d’Oman (ABO) doit fluidifier les investissements et le commerce entre le Moyen-Orient et l’Afrique.
La Banque Africaine d’Oman (ABO) a officiellement débuté ses activités à Luanda, en Angola, au cours du mois d’avril. Cette nouvelle institution financière s’inscrit directement dans la stratégie « Oman Vision 2040 » du Sultanat, qui vise à diversifier son économie et à renforcer son influence sur les marchés internationaux. Conçue comme une plateforme spécialisée, l’ABO a pour mission de dynamiser les flux commerciaux et les investissements entre le continent africain et le Moyen-Orient, renforçant ainsi l’intégration économique entre ces deux régions stratégiques.
Cette implantation marque une étape majeure pour Oman dans son ambition de développer des partenariats solides sur les marchés émergents. La banque jouera un rôle de premier plan en ouvrant de nouveaux canaux financiers et en facilitant l’accès des entreprises omanaises aux nombreuses opportunités qu’offre le continent africain.
Une concrétisation diplomatique rapide
Le lancement de l’ABO intervient avec une rapidité notable, seulement onze mois après la visite officielle de Son Excellence João Lourenço, Président de la République d’Angola, au Sultanat d’Oman. Cette célérité témoigne de la volonté commune des deux nations de transformer rapidement leurs engagements diplomatiques en projets structurants et en investissements concrets.
« Nous saluons la création de la Banque africaine d’Oman (ABO), qui incarne les principes de la diplomatie économique définis par Sa Majesté le Sultan Haitham bin Tarik, visant à renforcer la présence économique et d’investissement d’Oman à l’international. Cette initiative confirme également le rôle du Sultanat en tant que connecteur des marchés mondiaux et consolide sa position de passerelle financière et d’investissement entre le Moyen-Orient et les marchés émergents », a déclaré Son Altesse Sayyid Theyazin bin Haitham Al Said, Vice-Premier ministre chargé des affaires économiques. Il a ajouté être convaincu que cette étape générera des retombées significatives pour les relations économiques avec le continent africain.
Un levier de la « Oman Vision 2040 »
Pour l’Autorité d’investissement d’Oman (OIA), la création de cette banque est une application directe des objectifs de diversification économique du pays. L’institution n’est pas vue comme un simple établissement bancaire mais comme une plateforme financière intégrée.
« La création de la Banque africaine d’Oman représente une étape stratégique dans l’expansion de la présence d’investissement d’Oman aux niveaux régional et international. Elle constitue une application concrète de Oman Vision 2040 », a souligné Son Excellence Abdulsalam bin Mohammed Al Murshidi, Président de l’Autorité d’investissement d’Oman. « Ce projet dépasse le cadre d’un simple établissement bancaire : il s’agit d’une plateforme financière intégrée destinée à renforcer les flux de capitaux, le commerce et les investissements entre le Sultanat d’Oman et le continent africain — en particulier l’Angola, que nous considérons comme un partenaire stratégique prometteur ».
Il a ajouté : « La banque jouera également un rôle central dans l’accompagnement de l’expansion internationale des entreprises omanaises, en leur permettant d’accéder à de nouvelles opportunités d’investissement et de contribuer au développement économique de l’Angola. Considérant ce projet comme une pierre angulaire d’un partenariat économique durable entre Oman et l’Afrique, nous restons engagés à développer des partenariats stratégiques fondés sur l’intégration, le transfert de connaissances et la croissance durable ».
Cibler les secteurs stratégiques angolais
Régulée par la Banque nationale d’Angola, l’ABO se concentre sur une clientèle d’entreprises et d’institutions, incluant de grands groupes, des multinationales, des entités gouvernementales et des investisseurs internationaux. Son action s’inscrit dans un contexte économique porteur en Angola, soutenu par le plan de développement à long terme « Angola 2050 ».
Dans un premier temps, l’ABO prévoit de servir une cinquantaine d’entreprises multinationales. Les secteurs ciblés sont l’épine dorsale de l’économie locale : l’énergie (pétrole et gaz, environ 20 % du PIB), les biens de consommation (environ 19 %), ainsi que les mines, les infrastructures, la logistique et les télécommunications, tous en forte croissance.
« La création de la Banque africaine d’Oman reflète le dynamisme croissant des relations économiques entre les marchés africains et le Moyen-Orient, ainsi que la demande accrue pour des institutions capables de soutenir le financement du commerce transfrontalier, la banque d’entreprise et les activités d’investissement », a expliqué António Dinis Mendes, Directeur général d’ABO. Il précise que la banque est « conçue pour jouer un rôle catalyseur en facilitant ces flux, en offrant des solutions financières structurées » et en accompagnant ses clients dans un environnement international complexe.
