LONDRES : Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Égypte et l’Arabi…
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LONDRES : Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Égypte et l’Arabie saoudite semblent bien partis pour s’imposer dans un ordre mondial en pleine mutation
Le rapport annuel de TMF Group met en lumière les défis et opportunités pour les entreprises dans un monde en mutation.
TMF Group a publié sa 12e étude annuelle sur la complexité des affaires internationales, classant les pays en fonction du poids réglementaire sur les activités commerciales. L’indice GBCI (Global Business Complexity Index) étudie plus de 250 indicateurs de complexité dans 79 juridictions représentant 94 % du PIB mondial. La complexité mesurée par le rapport constitue un fardeau inutile pour les entreprises, freinant l’innovation locale et dissuadant les investissements directs étrangers, sans apporter de bénéfice social évident.
Réglementations et complexité
Le rapport révèle que les pays d’Europe du Sud et d’Amérique latine sont les plus complexes en termes de réglementation des activités commerciales, une tendance qui persiste en 2025. À l’inverse, les endroits les moins complexes pour faire des affaires se trouvent généralement en Europe du Nord et dans plusieurs centres d’investissement offshore. Ces pays se font concurrence pour attirer les investissements en misant sur la facilité de réalisation des activités commerciales et ont adopté des exigences moins contraignantes, ainsi que des méthodes de gestion de ces exigences plus efficaces pour les entreprises.
Incertitude et diversification
Le rapport souligne que la complexité est relativement facile à gérer pour les grandes multinationales capables d’absorber le coût de la mise en conformité avec les règles locales. Cependant, l’incertitude reste un défi majeur. Les sanctions imposées par les États-Unis, les mesures de confinement en Chine et le blocage du canal de Suez ont déjà amorcé une transition de la mondialisation vers des chaînes d’approvisionnement plus diversifiées. Les entreprises cherchent à réduire leur dépendance à l’égard d’un seul pays pour l’approvisionnement, la fabrication ou la vente de leurs produits.
Nouveaux connecteurs économiques
Le rapport identifie un certain nombre de pays qui pourraient émerger comme de nouveaux connecteurs économiques. Ces pays se caractérisent par un faible niveau de complexité, une réglementation favorable aux entreprises, un faible excédent commercial vis-à-vis des États-Unis, une taille et une sophistication économiques raisonnables, et une position multipolaire. Parmi ces pays figurent le Royaume-Uni et les Pays-Bas en Europe, l’Égypte et l’Arabie saoudite au Moyen-Orient, ainsi que l’Australie et Hong Kong en Asie-Pacifique.
Recommandations pour les gouvernements et les entreprises
Le rapport conclut qu’en cette période de grande incertitude pour le commerce mondial, les gouvernements doivent s’efforcer de simplifier les conditions commerciales dans leur pays tout en cherchant à conclure des accords commerciaux entre différents blocs afin d’encourager les investissements croisés. Les entreprises devront diversifier davantage leurs chaînes d’approvisionnement, ce qui augmentera leur complexité interne et leurs coûts. Cependant, elles peuvent se faciliter la tâche en simplifiant leurs modalités de gestion de ces chaînes d’approvisionnement.
Déclaration de Mark Weil, PDG de TMF Group
« Le véritable défi pour les entreprises aujourd’hui n’est pas la complexité, mais l’incertitude », affirme Mark Weil, PDG de TMF Group. Avec l’intensification des tensions commerciales, l’évolution du paysage géopolitique et l’imprévisibilité économique, les entreprises sont contraintes de prendre des décisions dans un environnement susceptible d’évoluer du jour au lendemain. Les droits de douane ne sont que le dernier signe en date des risques liés à la concentration des chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, la diversification est une nécessité, même si elle a un coût. La bonne nouvelle, c’est que les entreprises peuvent compenser certaines des complexités liées à la diversification en réduisant leurs propres complexités internes. Notre analyse comparative révèle des différences marquées en matière de complexité structurelle entre des entreprises similaires. Nous y voyons une réelle opportunité : en simplifiant leurs structures et leurs modèles de soutien, par exemple en diminuant le nombre d’entités juridiques et en s’appuyant sur quelques partenaires mondiaux de confiance, les entreprises peuvent gagner en flexibilité. Bien menée, cette démarche pourrait améliorer l’efficacité et l’agilité des entreprises dans un monde en proie à l’incertitude ».
Pour en savoir plus : TMF Group


