LOMÉ : Finance durable – Ecobank lance la première Ob…
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LOMÉ : Finance durable – Ecobank lance la première Obligation Nature au monde
Le groupe Ecobank lance une obligation inédite pour financer l’agriculture durable et protéger la biodiversité sur le continent africain.
Le Groupe Ecobank (www.Ecobank.com) a annoncé ce mardi le lancement, à la Bourse de Londres, de la toute première Obligation Nature (« Nature Bond ») émise par une banque commerciale. Cette initiative, conforme aux principes de l’ICMA (International Capital Market Association), vise à créer une nouvelle voie pour mobiliser les capitaux internationaux et africains vers la protection et la restauration des écosystèmes du continent. L’opération a reçu la plus haute note de qualité en matière de durabilité de l’agence Moody’s, SQS1 Excellent.
Les fonds levés serviront à financer des projets concrets qui soutiendront les agriculteurs africains, les entreprises engagées dans une agriculture durable et les systèmes de gestion de l’eau, contribuant ainsi à la préservation d’écosystèmes essentiels.
Un financement direct pour l’économie réelle africaine
L’Afrique abrite une part considérable du capital naturel mondial, avec ses terres arables, ses forêts tropicales et sa riche biodiversité. Pourtant, le continent ne reçoit que moins de 3 % des financements mondiaux dédiés à la nature, bien qu’il héberge 25 % de la biodiversité planétaire.
L’Obligation Nature d’Ecobank se veut une réponse directe à ce déficit. Contrairement à de nombreux instruments financiers axés sur la conservation, cette obligation canalise les capitaux directement vers l’économie réelle. Elle finance les petits exploitants agricoles adoptant des pratiques durables, les entreprises de transformation agricole dont les chaînes d’approvisionnement sont garanties sans déforestation, et les infrastructures hydriques qui protègent les écosystèmes d’eau douce.
Des investissements ciblés pour un impact maximal
Les investissements seront déployés dans 24 marchés, avec une attention particulière portée aux pays prioritaires en matière de biodiversité comme la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Ghana. Fait notable, 81 % du portefeuille de prêts éligibles sera alloué à des pays où le changement d’affectation des terres agricoles est le principal facteur de perte de biodiversité.
Pour garantir des résultats mesurables, le cadre de l’obligation intègre des mécanismes de suivi et de vérification indépendants. Chaque prêt éligible doit respecter sept conditions de durabilité strictes, incluant des contrôles de déforestation et des exigences de traçabilité des chaînes d’approvisionnement.
Un succès retentissant sur les marchés financiers
L’opération a rencontré un vif succès auprès des investisseurs. L’obligation, initialement fixée à 350 millions de dollars, a été portée à 450 millions de dollars face à une très forte demande. Le carnet d’ordres final a dépassé 1,36 milliard de dollars, soit une sursouscription de 3,9 fois. Cet engouement a permis à Ecobank de resserrer le prix de 50 points de base.
Le soutien d’investisseurs internationaux et africains démontre la capacité du groupe à mobiliser des capitaux à l’échelle mondiale pour des projets ayant un impact local direct.
Une nouvelle ère pour la finance durable en Afrique
Pour les dirigeants d’Ecobank, cette opération marque un tournant pour la finance au service de la nature sur le continent.
« Cette opération marque un moment décisif pour la finance durable en Afrique. Les investisseurs ne se sont pas contentés de soutenir cette obligation ; ils en ont demandé davantage, nous permettant d’en augmenter la taille et d’en resserrer le prix », a déclaré Jeremy Awori, directeur général du Groupe Ecobank Transnational Incorporated.
« Nous ne sommes pas une banque qui se contente d’apposer une étiquette sur des obligations. Nous avons passé quatre années à mettre en place les systèmes, la gouvernance et les mécanismes de redevabilité nécessaires pour rendre le financement de la nature crédible et évolutif en Afrique », a-t-il ajouté.
« En définitive, cette obligation concerne les agriculteurs, les coopératives et les communautés dont les moyens de subsistance dépendent d’écosystèmes sains. »
Rachael Antwi, directrice groupe du développement durable, a souligné l’approche pragmatique du projet.
« La finance en faveur de la nature ne pourra se développer à grande échelle en Afrique que si elle est concrète, mesurable et connectée à l’économie réelle. Cette obligation a été conçue dans cette optique, en reliant les capitaux internationaux à des prêts éligibles destinés à l’agriculture durable et aux infrastructures hydriques dans 24 pays », a-t-elle précisé.
À propos du Groupe Ecobank
Le Groupe Ecobank est le premier groupe bancaire panafricain privé, reconnu pour son expertise unique du continent.
Présent dans 34 pays d’Afrique subsaharienne, ainsi qu’en France, au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis et en Chine, il offre une plateforme panafricaine unique pour les paiements, la gestion de trésorerie, le commerce et l’investissement.
Le Groupe emploie plus de 14 000 personnes et propose une large gamme de produits et services à plus de 30 millions de clients, incluant la banque de détail, la banque commerciale et la banque d’investissement, via de multiples canaux dont le numérique. Pour plus d’informations, consultez le site www.Ecobank.com.
via Presse Agence.
