L’HAŸ-LES-ROSES : Elliott LAFFITTE : « Concilier dens…
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L’HAŸ-LES-ROSES : Elliott LAFFITTE : « Concilier densité urbaine et cadre de vie »
La Ville de L’Haÿ-les-Roses et ses partenaires ont lancé les travaux de la Villa Trianon, un vaste programme mixte alliant logements et équipements publics.
C’est une étape majeure pour le renouvellement urbain du secteur Locarno. Le 17 février dernier, la municipalité de L’Haÿ-les-Roses, accompagnée du promoteur Cogedim, de la société d’économie mixte CITALLIOS et de l’agence d’architecture A26, a officiellement donné le coup d’envoi du chantier de la Villa Trianon. Ce projet d’envergure, situé à proximité immédiate de la ligne 14 du métro, symbolise la transformation en cours de la commune qui entend tirer parti de sa nouvelle accessibilité tout en préservant son cadre de vie aux portes de Paris.
Un programme mixte et structurant
L’opération se distingue par sa mixité fonctionnelle et son ampleur. Déployé sur une surface d’environ 10 000 m², l’ensemble comprendra cinq nouveaux bâtiments. Le volet résidentiel prévoit la construction de 199 logements collectifs, allant du studio au cinq-pièces, mêlant habitat social et accession à la propriété. Chaque appartement bénéficiera d’un espace extérieur et d’un accès au parking souterrain de 210 places.
Au-delà de l’habitat, le projet intègre des équipements publics et commerciaux destinés à dynamiser le quartier. Trois locaux commerciaux seront installés en pied d’immeuble. Surtout, la Villa Trianon accueillera une nouvelle médiathèque de 2 500 m². L’agence A26, en charge de la réalisation de la coque de cet équipement, a imaginé une large façade vitrée et un parvis conçu comme une extension de l’espace public. L’objectif est d’ouvrir le lieu sur la ville pour en faire un catalyseur d’interactions sociales.
Une architecture inspirée par la nature
L’identité visuelle du projet puise son inspiration dans le patrimoine vert de la commune, célèbre pour sa Roseraie. L’écriture architecturale privilégie les lignes épurées et l’utilisation de la courbe, un geste esthétique voulu comme un écho à la nature environnante. Les concepteurs ont porté une attention particulière à la continuité entre le bâti et le végétal, notamment à travers le traitement des façades et le choix des matériaux.
La végétation n’est pas seulement décorative mais structurelle. Elle s’étendra des jardins en pied d’immeuble jusqu’aux toitures végétalisées, avec en point d’orgue un jardin central paysager « à la française » conçu par l’agence Land’Act. Cette approche bioclimatique vise à lutter contre les îlots de chaleur urbains tout en offrant un environnement apaisé aux résidents.
Densité et bien-être
Pour les architectes, le défi consistait à marier densité urbaine et qualité résidentielle. « Notre objectif était de concilier densité urbaine et cadre de vie, en concevant un projet où le bâti et la nature coexistent en parfaite symbiose. Nous avons notamment veillé à proposer de nombreuses percées visuelles pour créer un dialogue constant entre l’intérieur et l’extérieur », explique Elliott Laffitte, président de l’agence d’architecture A26.
L’agence A26 (https://www.a26.eu/), qui signe ce projet, est une structure multi-spécialités figurant parmi les principales agences françaises. Elle revendique une approche globale, allant de l’urbanisme au design d’intérieur, pour anticiper l’évolution des modes de vie.
Livraison échelonnée
Le calendrier prévisionnel est désormais fixé. La livraison des 199 appartements est attendue pour la fin de l’année 2027. La finalisation complète du programme, incluant les équipements annexes, est programmée pour le deuxième semestre 2028.