LEUGLAY : Cyril FLORES : « Les Français sont-ils réellement…
Partager :

LEUGLAY : Cyril FLORES : « Les Français sont-ils réellement conscients des enjeux de la qualité de l’eau ? »
À Leuglay, en Côte-d’Or, un sondage du Groupe BORDET révèle la méconnaissance et l’inquiétude des Français face aux nouvelles normes sur l’eau potable.
Une nouvelle directive européenne, dont plusieurs obligations sont entrées en vigueur en janvier 2026, renforce drastiquement les normes de qualité de l’eau potable. Pourtant, cette réforme majeure reste un angle mort pour une grande partie de la population. C’est ce que révèle un sondage national mené auprès de 2 103 personnes par le Groupe BORDET, acteur industriel français spécialisé dans le charbon végétal. L’étude met en lumière un paradoxe : alors que les contrôles s’intensifient, notamment sur les polluants émergents comme les PFAS, l’inquiétude des citoyens grandit, alimentée par un important déficit d’information.
« Cette réglementation marque une transformation du modèle de gestion de l’eau, fondée sur une approche préventive et une gestion des risques sur l’ensemble de la chaîne, de la ressource jusqu’au robinet. 2026 marque un tournant majeur, avec l’entrée en vigueur d’obligations renforcées, notamment sur les PFAS, qui vont mécaniquement intensifier les analyses et mettre les collectivités face à une pression accrue pour adapter leurs infrastructures. La vraie question aujourd’hui, c’est aussi celle de l’information : les Français sont-ils réellement conscients de ces enjeux ? », s’interroge Cyril Flores, président du Groupe BORDET.
Une réforme européenne largement méconnue
Le premier enseignement du sondage est sans appel : la nouvelle réglementation est mal comprise. Près d’un Français sur deux (47 %) avoue n’avoir jamais entendu parler du renforcement des normes européennes sur la qualité de l’eau. Seuls 9 % estiment en maîtriser réellement les contours, tandis que 44 % en ont une connaissance vague.
Ce manque de pédagogie se reflète dans le sentiment général d’information. Une large majorité (71 %) des sondés s’estime peu ou pas du tout informée sur la qualité de l’eau potable, contre seulement 29 % qui se sentent bien au fait du sujet.
Inquiétude face aux polluants et à la transparence
Paradoxalement, la mise en lumière de nouveaux polluants et le renforcement des contrôles ne rassurent pas. Au contraire, 65 % des Français se déclarent inquiets face à la présence de substances comme les PFAS ou le bisphénol A dans l’eau du robinet. Seuls 18 % se disent rassurés par l’intensification de la surveillance.
Cette transparence accrue semble même raviver les craintes. Pour 41 % des répondants, ces nouvelles normes ont augmenté leur inquiétude quant à la qualité de l’eau, alors que seulement 17 % se sentent plus sereins. Pour 22 %, cela ne change rien à leur perception.
Un soutien massif mais conditionné
Malgré ces craintes, les Français soutiennent massivement la démarche. Une écrasante majorité (82 %) juge ces nouvelles analyses nécessaires, et 85 % se déclarent favorables au renforcement des normes européennes. Ce soutien n’est cependant pas un chèque en blanc : 37 % des sondés y adhèrent « mais avec des limites », soulignant la nécessité de trouver un équilibre entre exigence sanitaire et contraintes pratiques.
Quant à l’efficacité attendue, la confiance reste mesurée. Si 64 % des personnes interrogées pensent que les nouvelles exigences amélioreront la qualité de l’eau, seuls 25 % s’attendent à une amélioration « nette », signe d’un certain scepticisme ambiant.
La crainte d’une hausse des prix et la quête d’information
L’impact financier de cette réforme est la principale préoccupation. Près de deux Français sur trois (64 %) craignent qu’elle n’entraîne une hausse du prix de l’eau. Si une majorité (56 %) se dit prête à accepter une augmentation pour garantir une meilleure qualité, cette acceptation est fragile : 42 % y consentiraient « dans une certaine limite » et 44 % y sont opposés.
Face à ces enjeux, la première réaction des citoyens est la recherche d’information. Interrogés sur leurs futures habitudes, 47 % déclarent vouloir s’informer davantage sur la qualité de l’eau dans leur commune. Viennent ensuite l’adoption de solutions de filtration, comme les pastilles de purification (36 %) ou les carafes filtrantes (32 %). Un quart des sondés (25 %) ne prévoit cependant aucun changement.
À propos du Groupe BORDET
Le Groupe BORDET (https://www.groupebordet.fr), à l’origine de cette étude, est une entreprise industrielle française fondée en 1860. Spécialiste historique du charbon de bois, il est aujourd’hui un pionnier dans la valorisation du carbone végétal pour la transition écologique, développant des solutions de filtration et de dépollution de l’eau, l’air et les sols à partir de charbon actif et de biochar. Implanté en Bourgogne-Franche-Comté, le groupe s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et de souveraineté industrielle.


