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LE LUC EN PROVENCE : Dominique LAIN : « L’Armistice d…

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LE LUC EN PROVENCE : Dominique LAIN : « L’Armistice du 11 novembre porte un message de paix universelle »

Le discours de Dominique LAIN, maire du Luc et vice-président du Conseil départemental, prononcé à l’occasion de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918.

L’INTERVENTION DE DOMINIQUE LAIN
En ce jour solennel du 11 novembre, nous sommes réunis pour commémorer la fin de la Première Guerre mondiale, un conflit dévastateur qui a marqué l’histoire de notre nation.
Il est crucial de raviver la flamme du souvenir, de nous rappeler les sacrifices consentis et d’honorer la mémoire de ceux qui ont perdu la vie au nom de la Liberté.
Le 11 novembre 1918, la France signait un traité de paix avec son ancienne rivale, aujourd’hui alliée indéfectible et amie, l’Allemagne.
C’était la fin d’une guerre qui avait engendré plus de 18 millions de morts, laissant derrière elle plus de 3 millions d’orphelins et plus de 6 millions de veuves.
 Le Maréchal Foch mettait fin à cette tragédie dans un wagon de train, au son de notre Marseillaise mêlant victoire et deuil.
Nous ne devons pas oublier les gueules cassées, les survivants revenus handicapés, témoins vivants de l’horreur et des dévastations de cette guerre moderne.
Aujourd’hui, aucun survivant de cette époque ne marche parmi nous.
Nous sommes désormais les gardiens de la flamme du souvenir !
C’est un devoir qui transcende le simple acte de se souvenir, c’est notre engagement, notre devoir envers les générations futures.
Les monuments aux morts, où sont inscrits tant de noms, rappellent la folie dévastatrice des dirigeants et des gouvernements.

Le 11 novembre signe la paix et engage les peuples à maintenir cette paix fragile mais vitale.
Nombreux sont encore les conflits dans notre monde, les régions où les armes parlent plutôt que les hommes.
Si nous voulons que la paix perdure dans notre pays, nous devons la transmettre à nos enfants.
Les guerres ne sont pas dues au hasard. Elles sont dues aux hommes qui ont cessé de se parler et qui préfèrent le langage des armes et de la destruction. Seule la transmission de cette valeur de paix aux enfants nous protégera d’un conflit futur.
Commémorer le 11 novembre 1918, c’est accomplir notre devoir de mémoire envers ceux qui nous ont légué les valeurs du courage, de la démocratie, et du pacifisme. C’est aussi espérer en un avenir meilleur et solidaire à travers leurs engagements.
Associons au souvenir du 11 novembre les batailles quotidiennes contre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’intolérance, l’indifférence et l’individualisme. Ces plaies d’aujourd’hui sont les ferments de haine de demain.
L’Armistice du 11 novembre porte un message de paix universelle.
Commémorer cet anniversaire, c’est lutter chaque jour et partout pour préserver la paix dans le monde.
Face aux conflits actuels, rappelons nous l’histoire de la Trêve de Noël de 1914, où des soldats ennemis ont trouvé un moment de fraternité au milieu de l’horreur.
Et pourquoi le bleuet, ce symbole que nous portons au revers de nos vestes ?
Il a émergé des champs de bataille dévastés, symbolisant l’espoir et la renaissance après la guerre.
Inspiré par le poème « Au champ d’honneur » de John McCrae, le bleuet est devenu un hommage aux vétérans blessés, grâce à l’initiative de Madame Guérin.
Aujourd’hui, continuons à défendre les valeurs républicaines et citoyennes qui sont les nôtres, garantes de paix et d’espoir en l’humanité toute entière.
N’oublions jamais l’enfer des tranchées ni la mobilisation des femmes, héroïnes de l’arrière. Ensemble, construisons une République fraternelle, solidaire, une et indivisible.
Je vous remercie de votre présence et de votre participation à cette célébration.
En honorant la mémoire des héros de la Première Guerre mondiale, nous œuvrons pour un avenir de paix durable pour notre pays et l’Europe.
Vive la République, vive la France, et vive Le Luc !

En présence de :

Le Commandant de l’Ecole Franco-allemande TIGRE, Colonel MALLET,
Le Commandant en second de l’Ecole Franco-allemande Tigre, Colonel WITZISK,
Mesdames et Messieurs les adjoints,
M. BARRIERE, conseiller municipal et correspondant défense,
Mesdames et Messieurs les élus,
Le Capitaine MOREL, commandant la brigade de gendarmerie du Luc,
Le Lieutenant MENAGER, représentant le Capitaine MEUVRET, commandant le CIS du Luc,
Mme MARCHAND, directrice de l’école Maternelle René CHAR,
M. LE BEGUEC, représentant M. TRAMBAUD, Président délégué du CCFF,
M. MENNEGAND, président du Comité d’Entente des Associations Patriotiques,
Mesdames et Messieurs les représentants des associations d’Anciens Combattants,
Madame et Messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs les représentants d’associations,
Mesdames et Messieurs les Directeurs d’Ecole.