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LE CAP : NJ AYUK : « Le potentiel local est le fondement de…

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LE CAP : NJ AYUK : « Le potentiel local est le fondement de la croissance durable en Afrique »

Le NCDMB nigérian s’associe à l’African Energy Week 2026 pour promouvoir le développement des compétences locales dans le secteur énergétique africain.

L’agence de régulation parapublique nigériane, le Nigerian Content Development and Monitoring Board (NCDMB), renforce son engagement en faveur du développement des compétences locales sur le continent en devenant partenaire officiel de l’African Energy Week (AEW) 2026. L’événement, qui se tiendra du 12 au 16 octobre au Cap, en Afrique du Sud, offrira une plateforme stratégique pour présenter les avancées du Nigeria en matière de contenu local et les opportunités d’investissement qui en découlent. Cette participation marque une volonté claire d’ancrer la création de valeur et l’expertise directement sur le sol africain.

Renforcement des capacités : la formation au cœur de la stratégie

En parallèle de ce partenariat, le NCDMB intensifie ses actions sur le terrain. L’agence a récemment lancé, en mars 2026, un programme de formation de douze mois en ingénierie des pipelines à Port Harcourt, destiné à 33 jeunes ingénieurs. Conduite en collaboration avec Renaissance Africa Energy et MJD Oilfield Services, cette initiative se concentre sur des compétences techniques de pointe telles que le raclage des pipelines, la lutte contre la corrosion et la gestion de l’intégrité des infrastructures. Ce programme vise à aligner le développement de la main-d’œuvre locale avec les besoins de projets d’envergure nationale, comme le gazoduc stratégique Ajaokuta-Kaduna-Kano, assurant ainsi une adéquation parfaite entre formation et opportunités d’emploi.

Des infrastructures pour ancrer le développement local

La stratégie du NCDMB s’appuie également sur le développement d’infrastructures durables. À Yenagoa, le conseil d’administration pilote la construction d’un complexe hôtelier et d’un centre de conférences de 204 chambres, qui sera géré par le groupe Radisson. Situé à proximité de la Nigerian Content Tower, cet établissement, dont la mise en service est prévue pour décembre prochain, est conçu pour devenir un pôle de collaboration pour les acteurs du secteur. Dans une démarche complémentaire, le NCDMB a inauguré un laboratoire de compétences cliniques et de simulation à l’université de médecine de Bayelsa. Cet investissement dans des technologies de formation de pointe a pour but de renforcer les capacités des services de santé au profit des communautés locales.

Industrialisation et création d’emplois via les parcs pétroliers

L’expansion industrielle constitue un autre pilier majeur de la vision du NCDMB. Dans le cadre du programme nigérian des parcs pétroliers et gaziers (Nigerian Oil and Gas Parks Scheme), les sites pilotes d’Odukpani et d’Emeyal-1 sont en voie d’achèvement. Ces pôles industriels à services partagés devraient générer environ 2 000 emplois chacun. Leur objectif est de localiser la fabrication de composants, de réduire les coûts opérationnels et de permettre aux entreprises nigérianes d’accroître leur production sur l’ensemble de la chaîne de valeur, en amont comme en aval.

Une politique volontariste et des financements dédiés

Pour soutenir cette dynamique, le NCDMB a déployé plusieurs mécanismes de financement ciblés, incluant un programme d’investissement en capital de 100 millions de dollars, un fonds d’intervention de 500 millions de dollars et une initiative de 20 millions de dollars spécifiquement dédiée aux femmes entrepreneurs du secteur. Ces outils financiers sont complétés par des mesures politiques strictes, comme un contrôle renforcé des quotas d’expatriés et l’obligation d’obtenir une certification de conformité. L’ensemble de ces actions signale une transition claire vers une localisation plus approfondie, une plus grande transparence et un renforcement de la confiance des investisseurs à long terme.

« La participation du NCDMB à l’AEW 2026 est un signal fort indiquant que l’Afrique est déterminée à renforcer ses propres capacités et à conserver la valeur sur le continent », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Le potentiel local n’est pas seulement une politique – c’est le fondement de la croissance durable, de la création d’emplois et de la sécurité énergétique sur l’ensemble des marchés africains ».

Alors que l’AEW 2026 s’apprête à réunir investisseurs, décideurs et opérateurs du monde entier, la présence du NCDMB souligne l’importance cruciale de la création de valeur locale pour bâtir des écosystèmes énergétiques résilients et compétitifs à travers l’Afrique.