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LE CAP : Énergie – L’Afrique et le Venezuela renforcent leur alliance stratégique Sud-Sud
La Chambre africaine de l’énergie et le Venezuela structurent une coopération visant à relancer le secteur énergétique vénézuélien.
La coopération énergétique entre l’Afrique et l’Amérique du Sud franchit une nouvelle étape. La Chambre africaine de l’énergie (AEC) (https://EnergyChamber.org) et le Venezuela ont annoncé l’intensification de leur partenariat à travers un cadre structuré destiné à dynamiser les flux d’investissement, le transfert de compétences et la relance du secteur amont vénézuélien. Cette alliance, qui associe également l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) et la compagnie pétrolière nationale Petróleos de Venezuela (PDVSA), s’inscrit dans une volonté de renforcer l’intégration et la coopération Sud-Sud.
Les récentes discussions ont d’ailleurs officialisé le statut du Venezuela en tant qu’observateur stratégique non africain au sein de l’APPO, ouvrant la voie à des échanges techniques et à un alignement politique plus poussé avec les compagnies pétrolières nationales du continent africain.
Des engagements de haut niveau pour concrétiser l’alliance
La consolidation de ce partenariat s’est matérialisée par une série de rencontres stratégiques au cours des derniers mois. Au début du mois de mai à Brazzaville, l’AEC a dialogué avec l’APPO et l’ambassadrice du Venezuela, Laura Suarez, pour approfondir la coordination réglementaire et accélérer la mise en place de la Banque africaine de l’énergie.
En mars 2026, une délégation vénézuélienne dirigée par le vice-ministre des Hydrocarbures, Aruro Gil, s’était rendue au Cap pour des échanges avec l’AEC. Ces réunions ont permis de définir des calendriers précis pour la mise en œuvre de programmes de formation des cadres et de mise en relation des investisseurs, faisant suite aux accords conclus en février.
C’est en effet en février 2026, lors d’une mission à Caracas, que l’AEC avait posé les jalons de cette collaboration en signant un protocole d’accord historique avec PDVSA et les ministères vénézuéliens de l’Énergie. Le président exécutif de l’AEC, NJ Ayuk, avait alors rencontré la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, pour définir les axes prioritaires : relance de l’amont, développement de projets de gaz modulaire et réforme réglementaire.
Un potentiel colossal face à des défis techniques
Le Venezuela dispose de réserves d’hydrocarbures parmi les plus importantes au monde, notamment dans la ceinture de l’Orénoque qui recèle environ 303 milliards de barils de pétrole brut extra-lourd et près de 195 000 milliards de pieds cubes de gaz. Cependant, ces ressources sont situées dans des bassins matures aux infrastructures vieillissantes, nécessitant des investissements massifs en modernisation et en systèmes de traitement.
C’est ici que l’expertise africaine trouve sa pertinence. Les compagnies pétrolières nationales, les sociétés de services et les investisseurs africains possèdent une expérience reconnue dans le réaménagement de champs marginaux, l’ingénierie offshore et les systèmes modulaires de GNL. Ces compétences correspondent précisément aux besoins du Venezuela pour la réhabilitation de ses raffineries, la remise en état de ses puits et la monétisation de ses vastes ressources gazières.
Un modèle de coopération structuré et mutuellement bénéfique
L’AEC promeut un modèle basé sur des points d’entrée structurés pour les investissements, via des contrats de participation à la production, des coentreprises et des financements liés à l’exportation. Ces mécanismes visent à améliorer la bancabilité des projets en offrant aux opérateurs une plus grande prévisibilité réglementaire, des cadres de tarification clairs et une autonomie opérationnelle, tout en maintenant la propriété publique des réserves.
Cette approche privilégie la continuité et la confiance, avec des canaux d’engagement stables, des programmes de formation coordonnés et une planification conjointe. L’objectif est de dépasser les accords purement transactionnels pour bâtir une résilience industrielle et une sécurité énergétique partagées.
« L’avenir de l’énergie africaine réside dans des partenariats qui respectent la souveraineté tout en libérant une valeur partagée au-delà des frontières. Le Venezuela représente une opportunité historique d’aligner le capital, l’expertise et l’ambition africains sur l’un des plus grands gisements d’hydrocarbures au monde. Ensemble, nous construisons un modèle où le développement énergétique se traduit directement par l’accès à l’énergie, la croissance industrielle et la prospérité à long terme », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.
Ce partenariat stratégique marque un tournant vers une intégration énergétique Sud-Sud approfondie, où la coordination des investissements et les échanges techniques sont appelés à devenir les moteurs d’une croissance durable pour les deux régions.
via Presse Agence.
