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LE CAP : Arturo GIL : « Explorer les possibilités de coopér…

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LE CAP : Arturo GIL : « Explorer les possibilités de coopération et d’investissement »

En visite au Cap, le vice-ministre vénézuélien Arturo Gil concrétise le partenariat énergétique signé avec la Chambre africaine de l’énergie.

La diplomatie énergétique s’accélère entre l’Amérique du Sud et le continent africain. Dans le prolongement de la visite historique effectuée à Caracas en février 2026, le Venezuela a dépêché au Cap son vice-ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Efficacité productive dans le domaine des hydrocarbures, Arturo Gil. Cette rencontre de haut niveau vise à opérationnaliser le protocole d’accord signé le mois dernier entre les autorités pétrolières vénézuéliennes et la Chambre africaine de l’énergie (https://EnergyChamber.org).

La délégation vénézuélienne, qui comprenait également l’ambassadeur Carlos Feo Acevedo, s’est entretenue avec NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre, ainsi qu’avec les équipes d’Energy Capital & Power. Au cœur des discussions : le renforcement des flux d’investissement et la sécurisation de la résilience énergétique de l’Afrique grâce à l’expertise vénézuélienne.

Formation et transfert de compétences

L’un des premiers axes concrets de cette coopération concerne le capital humain. Les parties ont convenu de lancer un programme de formation technique spécialisé. La Chambre africaine de l’énergie sélectionnera entre 10 et 15 acteurs africains pour suivre un cursus à l’Université des hydrocarbures du Venezuela. Cette initiative vise à favoriser le transfert de connaissances et à bâtir des ponts institutionnels durables.

Pour le représentant du gouvernement vénézuélien, cette dynamique doit se poursuivre sur le terrain. « Nous pensons qu’il serait utile d’organiser une visite de travail en Afrique du Sud et d’y envoyer une délégation vénézuélienne afin d’explorer les possibilités de coopération et d’investissement », a déclaré Arturo Gil, vice-ministre vénézuélien.

Géologie et partage d’expérience

Avec plus d’un siècle d’expérience dans la production d’hydrocarbures, le Venezuela dispose d’une base de données géologiques considérable. NJ Ayuk a mis en exergue les similitudes géologiques entre les bassins vénézuéliens et ceux de grands producteurs africains comme la Namibie ou l’Angola.

« Nous devons renforcer la collaboration entre l’Afrique et le Venezuela. J’espère voir davantage d’acteurs africains tirer parti de votre coopération, en particulier dans le domaine du partage des données et du commerce », a souligné NJ Ayuk. Il a également rappelé l’importance de la participation du Venezuela, membre de l’Organisation des producteurs africains de pétrole, aux initiatives continentales telles que la Banque africaine de l’énergie.

Gaz et accès à l’énergie

La question de l’accès à l’énergie reste centrale, alors que 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Les vastes ressources en gaz naturel du Venezuela, et notamment la valorisation du gaz brûlé à la torche, ont été identifiées comme des solutions potentielles pour le continent.

« Le Venezuela dispose d’importantes ressources gazières terrestres qui peuvent être davantage exploitées, mais pour libérer ce potentiel, il faudra investir davantage », a précisé le vice-ministre Arturo Gil, ajoutant que « le GPL n’est pas seulement une ressource énergétique, mais aussi une solution sociale à forte valeur économique et sociétale ».

Le modèle des indépendants africains

Enfin, la rencontre a permis d’évoquer le rôle des compagnies pétrolières indépendantes africaines. Fortes de leur expérience aux côtés des majors internationales, notamment au Nigeria, ces entreprises pourraient accompagner le Venezuela dans l’optimisation de ses actifs matures et le redéveloppement de ses sites.

Le Venezuela, qui prévoit le développement de 1 000 puits et dispose d’un parc de plus de 20 000 puits forés, offre des opportunités substantielles pour ces opérateurs habitués aux environnements complexes.