Passer au contenu principal

LA VALETTE DU VAR : Une version orientale du mythique “Prin…

Partager :

LA VALETTE DU VAR : Une version orientale du mythique “Prince Actarus” par Jean-Pierre SAVELLI

De retour d’un voyage au Japon pour les 50 ans de Goldorak, le chanteur a écrit une version orientale du mythique “Prince Actarus”.

À 76 ans, Jean Pierre Savelli continue de surprendre. Entre Japon, salons manga, remix audacieux et projets télé, l’interprète du “Prince Actarus” prouve que Goldorak n’est pas qu’un souvenir : c’est une aventure qui se réinvente sans cesse. Entre rencontre avec Gō Nagai, salons manga et remix audacieux, le chanteur emblématique raconte une aventure qui continue de surprendre.

Tu reviens du Japon. Quel était l’objectif de ce voyage ?

Jean-Pierre SAVELLI. C’était très court, quatre jours seulement, mais intense. On était là pour les 50 ans de Goldorak. J’ai rencontré le patriarche, le créateur, monsieur Gō Nagai. Il ne connaît pas plus Jean Pierre Savelli que les chanteurs allemands, italiens ou espagnols, mais il a été adorable. J’ai présenté ma version orientale. Il était halluciné. On a visité les studios, les archives, les effigies, les disques d’or. Là-bas, il n’y a que du Goldorak. C’est impressionnant.

Tu lui as parlé de ta nouvelle version du “Prince Actarus” ?

JPS. Oui, et je l’ai bien fait rire. Je lui ai expliqué que j’avais fait une version orientale, avec une chanteuse marocaine, des violons arabisants, une guitare électrique. Le traducteur m’a fait répéter trois fois. Il n’était même pas au courant que Go Nagai avait vendu les droits au Moyen Orient. Quand il a écouté la version, il était halluciné.

Pourquoi cette version orientale ?

JPS. Parce que la mélodie est française, comme toutes les versions européennes. En Italie, en Espagne, au Portugal, chacun a son Goldorak. Moi, j’avais envie d’apporter quelque chose de nouveau. Les fans “puristes” n’aimeront peut-être pas, mais si je commence à me dire “ça ne va pas leur plaire”, je ne fais plus rien.

La folie Goldorak continue en France ?

JPS. Plus que jamais. Il y a une centaine de salons en France, nous on en fait une trentaine. À partir de septembre, on repart sur une nouvelle tournée. Et en juin sortira cette version orientale du “Prince Actarus”. Les DJ vont s’amuser, c’est sûr.

Tu seras bientôt sur FR3 Marseille dans une émission assez originale ?

JPS. Oui, allongé sur un lit ! (rires…) C’est une émission façon Frédéric Lopez, où on retrace la vie, les anecdotes, la carrière. On a commencé à Toulon, puis Paris. À un moment, l’animateur me demande : “Vous avez quel âge ” ? Je lui dis 76 ans. “Et vous comptez chanter jusqu’à quand ” ?  J’ai répondu : “Je vais essayer de battre Henri Salvador… ou Hugues Aufray ” !

Propos recueillis par Pierre BEGLIOMINI – Photo Philippe OLIVIER.