LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – Une pa…
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LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – Une pauvreté davantage liée à des problèmes de santé ou au handicap
Il y a trente ans, le Secours Catholique faisait le choix de documenter, chiffres à l’appui, ce que ses bénévoles observaient au quotidien : la pauvreté, dans toutes ses réalités.
Année après année, ce rapport est bien plus qu’un outil statistique. C’est une vigie, un baromètre du visage changeant de la pauvreté, mais aussi un cri adressé à la société et aux pouvoirs publics.
Le visage changeant de la pauvreté en dix principaux constats
Une pauvreté davantage liée à des problèmes de santé ou au handicap
En 2024, 22,8% des personnes rencontrées relèvent d’au moins une de ces trois catégories : elles déclarent avoir des problèmes de santé, elles perçoivent des prestations liées à un état de santé dégradé et/ou elles sont en situation de handicap. En 1999, leur part s’établissait à 15,3%. Ce « halo des problèmes de santé» concerne particulièrement les personnes de nationalité française (un tiers d’entre elles), la moitié des 50-59 ans vivant en milieu rural et, phénomène nouveau, quatre pères seuls rencontrés sur dix. Cette hausse n’est hélas pas le reflet d’une amélioration de la prise en charge, puisque la part des personnes déclarant percevoir des prestations liées à la santé s’est étiolée. Elle s’explique davantage par le basculement des personnes dans la précarité du fait de leurs problèmes de santé ou leur handicap.
Elle est le symptôme de carrières professionnelles qui ont abîmé les corps, de conditions de travail qui ont ruiné la santé au bout d’un certain nombre d’années. La part des adultes en situation d’inaptitude au travail pour raison de santé a ainsi doublé en vingt-cinq ans, passant de 7,3% en 1999 à 14,4% en 2024. Et la situation s’est récemment aggravée : 43% des ménages en inaptitude mentionnent une maladie en 2024, contre 25% en 2019. Depuis la crise économique de 2008, cette inaptitude causée par une maladie, parfois professionnelle, ou par un handicap, est de plus en plus souvent mentionnée comme la cause d’un licenciement (par 4,9% des personnes en situation d’inaptitude en 2024).
3.Les nationalités les plus représentées, parmi les étrangers arrivés depuis moins d’un an, recoupent ainsi les origines des demandes d’asile reçues par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra).