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LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – Moins…

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LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – Moins de chômeurs, plus éloignés de l’emploi

Il y a trente ans, le Secours Catholique faisait le choix de documenter, chiffres à l’appui, ce que ses bénévoles observaient au quotidien : la pauvreté, dans toutes ses réalités.

Année après année, ce rapport est bien plus qu’un outil statistique. C’est une vigie, un baromètre du visage changeant de la pauvreté, mais aussi un cri adressé à la société et aux pouvoirs publics.

Le visage changeant de la pauvreté en dix principaux constats

Moins de chômeurs, plus éloignés de l’emploi

 De façon constante, le taux de chômage des personnes rencontrées par le Secours Catholique est supérieur à ce qu’il est en population générale : 23,4% contre 7,4% en 2024. Depuis dix ans, il a fortement baissé, davantage encore que dans le reste de la population, après avoir atteint 44% entre 2005 et 2015. Particularité : il touche davantage les hommes (30,5%) que les femmes (22%). La part des plus de 50 ans a plus que doublé en vingtcinq ans (32,4% en 2024 contre 14,7% en 1999). Le Secours Catholique rencontre ainsi moins de personnes au chômage, mais davantage de personnes durablement éloignées de l’emploi.

Les situations de chômage de longue durée augmentent au fil du temps : en 2022, 65% des chômeurs sans droit à l’assurance chômage le sont depuis au moins un an (+19 points en 25 ans). Quant à la catégorie des prétendus «inactifs», elle regroupe désormais près des deux tiers des adultes rencontrés en 2024 (65,9%), en forte hausse (+26 points en 30 ans) notamment depuis 2010. Au sein de cette catégorie fourre-tout, qui inclut tant les étudiants que les personnes au foyer (dont la part à chuté depuis 1999), c’est surtout la part des retraités, des personnes en inaptitude de travail pour raison de santé et de celles sans droit au travail qui a augmenté. On y trouve aussi, pour un quart d’entre eux (26,5% en 2024, une proportion en recul), des adultes, majoritairement français, en situation de non-recherche d’emploi.

Découragés par les difficultés d’accès au marché du travail et par les dures conditions d’emploi, ou incapables de concilier vie professionnelle et responsabilités familiales, ils renoncent de plus en plus durablement à chercher un travail : ils étaient 38% dans cette situation depuis au moins un an en 2024, soit dix points de plus qu’en 1999. Ce sont surtout des hommes seuls, mais aussi depuis 2010 des mères isolées, dont les conditions de logement n’ont cessé de se dégrader au point que bon nombre vivent à la rue.