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LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – De 199…

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LA SEYNE SUR MER : Secours Catholique du Var – De 1994 à 2024, des profils qui évoluent

Il y a trente ans, le Secours Catholique faisait le choix de documenter, chiffres à l’appui, ce que ses bénévoles observaient au quotidien : la pauvreté, dans toutes ses réalités.

Année après année, ce rapport est bien plus qu’un outil statistique. C’est une vigie, un baromètre du visage changeant de la pauvreté, mais aussi un cri adressé à la société et aux pouvoirs publics.

Le visage changeant de la pauvreté en dix principaux constats

1994-2024 : des profils qui évoluent

Au total, la diversité des situations rencontrées ne permet pas de brosser le portrait-robot des personnes rencontrées à trente ans d’intervalle. En revanche, on peut esquisser 4 archétypes.

En 1994, les bénévoles du Secours Catholique rencontraient surtout :

des femmes seules, avec ou sans enfants, aux carrières hachées par le travail précaire (temps partiel subi, contrats courts), en demande d’écoute, de conseil, de soutien et d’aide alimentaire ;

des ménages au chômage arrivant en fin de droit, demandant une aide administrative et une aide alimentaire face aux difficultés à retrouver un emploi ; Ú des hommes seuls de nationalité étrangère, en milieu urbain, en demande de vêtements

des personnes seules, enchaînant les contrats courts (saisonnier, intérim) et temps partiel, demandant écoute et soutien.

En 2024, les 4 situations les plus fréquemment rencontrées ont évolué :

des mères isolées en emploi précaire, en logement social, qui vivent désormais dans une extrême pauvreté, demandant de l’aide alimentaire et des vêtements pour répondre aux besoins de leurs enfants ;

des familles de nationalité étrangère avec enfants (couples ou mamans solo), en demande d’aide administrative face au durcissement de l’accès aux préfectures ;

des femmes isolées de plus de 50 ans, souvent avec un problème de santé ou un handicap, vivant en milieu rural, cassées par les boulots difficiles, en demande d’écoute et de soutien pour rompre l’isolement social ;

des personnes seules, souvent jeunes, enchaînant les contrats courts (saisonnier, intérim) et temps partiel, demandant de l’aide alimentaire le temps des longs délais de traitement de la CAF pour le versement des droits.