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LA SEYNE SUR MER : Deux jeunes ostréiculteurs écrivent le futur de Tamaris

Deux jeunes professionnels incarnent aujourd’hui l’avenir de l’aquaculture locale : Julien Gagnot, 24 ans, et son équipière Gwendoline Capron, 18 ans.

Au large du port du Manteau, ils écrivent, depuis mai dernier, un nouveau chapitre de la conchyliculture.

Rien ne prédestinait Julien, originaire de Langres (Haute-Marne) et issu d’une famille d’agriculteurs, à se retrouver ici. À 15 ans, un stage à Tamaris bouleverse tout : la découverte des parcs à huîtres agit comme un choc. « J’ai toujours aimé la pêche. Je savais que je voulais vivre sur l’eau », confie-t-il. Diplôme aquacole en poche, stages en salmoniculture et en production d’esturgeons pour le caviar, il emprunte la voie de la conchyliculture.

Sept ans plus tard, il quitte sa région natale pour s’installer à la Seyne-sur-Mer, déterminé à s’ancrer dans cette rade historique où les gestes d’autrefois continuent de guider les générations. En mai dernier, lorsqu’une concession se libère dans la baie, il saisit l’occasion et crée sa propre exploitation.

Un métier rude dans un paysage d’exception

La carte postale ne doit pas tromper. Sur l’eau, les journées sont longues, réglées par les marées invisibles d’un métier qui ne tolère aucune approximation. Trois jours par semaine dédiés à la pêche, puis le travail d’atelier : calibrage, tri, dédoublage. « Au départ, on met 1 000 huîtres par étage. Puis on réduit : 500, puis 150. Pour qu’elles respirent, qu’elles grandissent. »

Sous la surface, la vie est tout sauf tranquille : au moindre trou dans un filet, les daurades accourent, promettant des dégâts immédiats. Avant la vente, chaque lot doit encore passer 48 à 72 heures dans des bassins de purification filtrés et désinfectés aux UV. « La sécurité alimentaire n’est jamais négociable », insiste Julien.

Une baie nourricière, au patrimoine fragile

La baie de Tamaris n’est pas une zone de production comme les autres : ses résurgences d’eau douce, ses courants riches en phytoplancton et la diversité de sa faune (congres, murènes, et même barracudas y passent) en font un écosystème exceptionnel. Une richesse qui explique pourquoi la conchyliculture y a toujours été un marqueur fort de l’identité locale.

Mais ce patrimoine se protège : du respect scrupuleux des zones à la couleur même de la barge, qui doit s’harmoniser avec la corniche, la rade impose son exigence. « C’est un lieu privilégié, mais qui demande du soin et de la vigilance », reconnaît le jeune ostréiculteur.

La nouvelle génération porte la tradition

Julien ne se contente pas de produire : il veut transmettre, faire connaître, moderniser. Lauréat du Mondial de la Moule avec une recette inspirée de son village natal, il diversifie son activité : vente directe, livraison nationale, et bientôt marchés de producteurs.
À ses côtés, Gwendoline Capron, 18 ans, partage les mêmes ambitions et découvre un métier où l’effort, la patience et la passion se transmettent comme un héritage.

Coquillages Gagnot – Allée de la Petite Mer, 83500 La Seyne-sur-Mer
Tél. : 06 63 46 62 66
www.coquillagesgagnot.com – Facebook : coquillages.gagnot

SOURCE : Mairie La Seyne-sur-Mer – Newsletter 3 décembre 2025.