LA LONDE LES MAURES : Vœux 2026 – François de Canson plaide…
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LA LONDE LES MAURES : Vœux 2026 – François de Canson plaide pour « la liberté des communes » et salue l’excellence londaise
À l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux, le premier magistrat de La Londe-les-Maures a livré un discours empreint de gravité et d’attachement au territoire.
Dans un contexte pré-électoral strict, le Maire a transformé l’impossibilité de dresser un bilan en un vibrant plaidoyer pour l’échelon local, « solution silencieuse » face aux crises nationales.
C’est devant une assemblée nombreuse que s’est tenue cette ultime cérémonie de la mandature, un moment décrit par l’édile comme « l’un des moments de l’année que j’affectionne le plus ».
Si la convivialité était de mise, le ton se voulait aussi solennel à l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Le silence imposé, la parole libérée
Contraint par le code électoral qui interdit la promotion des réalisations sortantes six mois avant le scrutin, le Maire a d’emblée prévenu : « Je n’ai donc pas ce soir la liberté de dresser le bilan de notre action pas plus d’ailleurs que je n’ai le droit d’annoncer de nouveaux projets ». Il a également tenu à distinguer sa fonction actuelle de celle de candidat, précisant qu’il s’adressera aux électeurs « dans d’autres lieux ».
Faute de pouvoir évoquer le futur programme, l’élu a choisi de parler du « cadre » de l’action publique, dressant un constat sans concession de la situation nationale. Évoquant un « pays qui traverse une période vertigineuse d’inquiétude » et un « spectacle politique parisien » marqué par les divisions, il a fermement défendu la gestion locale.
La commune, « PME de la République »
Face aux critiques récurrentes sur la dépense locale, François de Canson a rappelé une vérité comptable : « l’ensemble des communes de France représente à peine 2 % de la dette publique » alors qu’elles portent « près de 90% de l’investissement public civil ».
Pour l’élu, la commune reste le « premier rempart de la République » et une « petite nation » où s’exerce la véritable proximité. Il a appelé de ses vœux un « nouvel acte de la décentralisation », fondé sur la confiance plutôt que sur la contrainte bureaucratique.
« La commune n’est pas le problème de la France : elle en est la solution silencieuse », a-t-il martelé.
L’esprit village et l’excellence locale
Au-delà de la politique, ce discours fut une ode à l’identité londaise, cet « esprit village » fait de respect mutuel et de liens intergénérationnels.
« La Londe n’est pas seulement un endroit où l’on vit ; c’est un lieu qui nous habite », a souligné François de Canson avec émotion.
Cette fierté s’est incarnée dans la mise à l’honneur des talents locaux qui ont brillé cette année :
- Artisanat et Commerce : La boulangerie Juléo (récompensée pour sa pissaladière et sa galette des rois) et le garagiste Albertino Da Silva, titré Maître Artisan.
- Sport : Le nageur Sébastien Cimolino, champion de France en natation adaptée, la golfeuse Camille Min Gaultier, médaillée d’argent européenne, et les jeunes du Volley Club.
- Savoir-faire : Agathe Jouvenel, vice-championne de France WorldSkills en design graphique, et l’oléiculteur Olivier Roux, multi-médaillé au Concours Général Agricole.
Un appel au civisme
En conclusion, sans donner de consigne de vote, le premier magistrat a insisté sur l’importance du devoir citoyen pour les scrutins de mars prochain.
« Je voudrais vous encourager à voter massivement pour que vive notre réputation de Ville citoyenne », a-t-il lancé.
Citant le Général de Gaulle, il a invité les Londais à faire de 2026 « l’année de tous les possibles », souhaitant à sa ville un avenir « serein et rempli de bonheur », a conclu François de Canson.
Photos Alain BLANCHOT (PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR).