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LA LONDE LES MAURES : François de CANSON commémore l’…

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LA LONDE LES MAURES : François de CANSON commémore l’Appel du 18-juin

Le discours de l’Appel du 18-juin 1940 de François de Canson, vice-président de la Région Sud et maire de La Londe-les-Maures.

Après que la France ait perdu une bataille, alors que l’ennemi avait submergé son armée et que son gouvernement se résignait
honteusement à la défaite : un homme alluma une flamme.
Cette flamme était celle de la Résistance, elle ne devait plus jamais s’éteindre.
Cet homme était le Général de Gaulle, il ne devait plus jamais cesser le combat pour la France.
Refusant la défaite, il poursuivit la guerre depuis Londres jusqu’à la Victoire.
Dans la capitale britannique, où, avec lui la République trouva refuge, ce sont des milliers de femmes et d’hommes qui bientôt le rejoignirent et ravivèrent à ses côtés la flamme naissante de la Résistance française.
Ce ne fut d’abord qu’une lueur. Les ondes de de la BBC firent bientôt embraser tout ce que la France comptait de combattants.
Des Français d’Angleterre à ceux d’outre-mer, des maquisards du Vercors aux résistants des faubourgs, c’est une armée des Ombres qui se leva dans les « cris sourds d’un pays qu’on enchaîne » et au rythme régulier d’une voix : celle du Général de Gaulle.
Cette voix portait un espoir qu’aucune souffrance ni aucune défaite ne put altérer, donnant aux saboteurs, le courage de passer à l’acte ; aux prisonniers qui subissaient la torture, le cran de ne rien dire ; et aux soldats de la France Libre, la fougue de la revanche.
Au nom de cet espoir, ils furent des milliers à consentir au sacrifice suprême.
Et même quand la balle de l’ennemi transperçait leur coeur ; quand la faim de l’internement essoufflait leurs forces ; quand les trains de la déportation les emportaient vers une mort certaine ; et quand les tortures d’un ennemi sans morale venaient à bout de leur vie ; jamais cet espoir ne s’est éteint.
Sans l’espoir de ces résistants, c’est la France et son esprit qui se seraient perdus.
Sans la voix de Charles de Gaulle, c’est la République qui se serait tue.
L’appel du 18 juin nous rappelle également l’importance de l’unité et de la solidarité dans les moments de crise.
Le Général de Gaulle a su rassembler autour de lui des personnes de tous horizons, transcendant les divisions, pour construire un mouvement résistant uni et déterminé. C’est un enseignement précieux pour nous aujourd’hui, alors que nous faisons face à nos propres défis.
L’esprit de résistance, de résilience et de solidarité doit continuer à guider nos actions.
En ce jour de commémoration, réaffirmons notre engagement envers les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Rappelons-nous que, comme l’a dit le Général de Gaulle, « la France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre ».
Cette leçon de courage et de persévérance reste d’une actualité brûlante.
Mesdames et Messieurs, ensemble, gardons vivant l’esprit du 18 juin. Que cet esprit nous inspire à toujours défendre notre liberté, à lutter contre l’injustice et à œuvrer pour un monde meilleur.
Vive la France ! Vive La Londe !

En présence de :

Des autorités civiles et militaires,
Des élus,
De Jean-Pierre Laurent, petit-fils de Robert Laurent, compagnon de la Libération.