Passer au contenu principal

LA LONDE-LES-MAURES : 14 Juillet – Entre mémoire de l…

Partager :

LA LONDE-LES-MAURES : 14 Juillet – Entre mémoire de l’attentat de Nice et avenir industriel avec Naval Group

À l’occasion du 14 Juillet, un vibrant hommage a été rendu par François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, aux victimes de Nice, liant le devoir de mémoire à la relance de la souveraineté nationale.

La célébration de la Fête nationale ce mardi 14 juillet 2026 à La Londe-les-Maures a été marquée par un discours solennel de François de Canson, vice-président de la Région Sud, oscillant entre le souvenir poignant des tragédies passées et la projection vers un avenir porteur d’espoir et de souveraineté. La cérémonie a été l’occasion de rappeler les fondements du pacte républicain, tout en ancrant l’avenir de la commune dans un projet industriel d’envergure nationale.

Un hommage poignant, dix ans après l’attentat de Nice

Son discours a d’abord pris une tournure mémorielle forte, en évoquant le dixième anniversaire de l’attentat de la Promenade des Anglais, à Nice. Une décennie après le drame qui a coûté la vie à 86 personnes et en a blessé des centaines, l’émotion reste intacte.

« Dix années ont passé. Le temps n’efface ni les absences, ni les visages, ni les destins brisés », a rappelé le premier magistrat de La Londe-les-Maures, saluant le courage des victimes, de leurs proches, ainsi que celui des forces de l’ordre, des soignants et des citoyens qui intervinrent cette nuit-là. Ce souvenir a servi de fil rouge pour réaffirmer que les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité « ne sont jamais acquises : elles se défendent, elles se transmettent, elles s’honorent, chaque jour ».

Les fondements de la Nation face aux « pertes de repères »

Au-delà de l’hommage, le discours a dressé un constat lucide des défis auxquels la société française est confrontée. Qualifiant la période de « pays en proie aux doutes et aux pertes de repères », l’allocution a pointé les fractures qui menacent le lien national : une justice en difficulté, un « vivre-ensemble mis à rude épreuve », et une banalisation de la violence et des incivilités.

« Notre pays traverse une épreuve que nous ne pouvons plus feindre d’ignorer. Une épreuve silencieuse pour certains, fracassante pour d’autres, mais une épreuve commune ».

« Lorsque la violence devient banale, lorsqu’elle cesse même de nous surprendre, c’est toute une société qui s’habitue peu à peu à l’inacceptable ».

Face à ce qu’il a décrit comme un affaiblissement du lien citoyen et une montée des « égoïsmes identitaires », François de Canson a appelé à un sursaut collectif fondé sur la clarté, la vérité et la fermeté, pour que la loi de la République s’applique à tous et partout.

Naval Group aux Bormettes : un projet d’avenir pour la souveraineté

Comme un contrepoint concret à ces inquiétudes, le projet du futur centre d’excellence de Naval Group sur le site des Bormettes a été présenté comme un symbole de renouveau et d’ambition. Après plus de trente ans d’abandon, ce site industriel historique, fondé en 1907, s’apprête à renaître. Les travaux, qui débutent cette année, concrétisent un investissement de 140 millions d’euros.

Ce pôle sera dédié aux technologies de pointe : drones, systèmes autonomes et armes sous-marines. Il est perçu comme un levier majeur pour l’économie locale, avec la création d’emplois qualifiés et l’attraction d’ingénieurs et de chercheurs.

« Ce centre d’excellence […] incarne la réindustrialisation de notre pays au service de la souveraineté nationale », a souligné l’élu de La Londe.

Le projet intègre également de fortes ambitions environnementales, avec l’installation de panneaux photovoltaïques et une gestion optimisée des ressources, visant une réduction de l’empreinte carbone de 70 % par rapport aux activités passées.

« Refaire communauté nationale et locale »

En conclusion, François de Canson a appelé à « refaire communauté nationale » en commençant par le local. L’enjeu, selon l’orateur, est de réconcilier la France avec son histoire et son identité pour construire un avenir commun, en plaçant la République au-dessus de tout.

« Une nation ne s’affaiblit jamais en un jour. Elle s’affaiblit chaque fois que le lien qui unit ses citoyens se relâche. Et c’est bien ce qui nous oblige aujourd’hui. Il y a urgence », a conclu le premier magistrat de la cité londaise.

Cet appel à l’unité et à la fierté nationale a clôturé une cérémonie qui, en ce 14 juillet 2026, aura su lier le devoir de mémoire, la lucidité sur le présent et la confiance en l’avenir.

via Presse Agence.