LA GARDE : Hélène Arnaud-Bill : « La République se construi…
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LA GARDE : Hélène Arnaud-Bill : « La République se construit, se défend et se transmet »
À l’occasion de la Fête nationale, Hélène Arnaud-Bill, maire de La Garde, a rappelé que les valeurs de la République sont un engagement quotidien et non un simple héritage.
C’est devant un parterre d’élus, de représentants des autorités civiles et militaires, d’associations patriotiques et de citoyens que La Garde a commémoré ce mardi 14 juillet la Fête nationale. Dans un discours solennel, la maire a appelé à une prise de conscience collective sur la fragilité et la préciosité des valeurs républicaines.

Un double héritage : rupture et concorde
L’élue a d’abord rappelé la double signification historique du 14 juillet. D’une part, la prise de la Bastille, il y a deux cent trente-sept ans, « geste symbolique et fondateur » marquant « l’exigence d’une liberté que rien ne devait plus jamais confisquer ». D’autre part, la Fête de la Fédération de 1790, moment d’unité et de « concorde nationale ».
Cette fête nationale porte ainsi, depuis son origine, un double visage : « celui de la rupture avec l’oppression, et celui de l’unité retrouvée », a t-elle souligné, résumant cette dualité par la formule « Liberté et fraternité, dans un même souffle ».
« Cette histoire n’est pas un souvenir figé dans les livres. Elle continue de nous parler, ici, à La Garde, comme partout en France, parce qu’elle nous rappelle une vérité simple : la République n’est jamais acquise une fois pour toutes. Elle se construit, se défend, se transmet, génération après génération. Et en ce jour, j’ai une pensée particulière pour celles et ceux qui ont porté les armes pour que nous puissions vivre libres. Nos anciens combattants, ici présents, portent en eux une mémoire que nous devons à la fois honorer et transmettre. Notre commune, comme tant d’autres dans le Var, a payé un lourd tribut au cours des conflits du siècle dernier. Chaque nom gravé sur notre monument aux morts est une vie, une famille, une histoire brisée par la guerre. Nous ne les oublions pas. Je veux aussi saluer nos sapeurs-pompiers, nos policiers municipaux, nos agents du service public, et plus largement toutes celles et ceux qui, au quotidien, veillent sur la sécurité et le bien-être de nos concitoyens ».
La République, un combat permanent
Loin d’être un souvenir figé, cet héritage historique continue de parler au présent. Pour l’oratrice, cette histoire rappelle une vérité fondamentale qui doit guider l’action de chacun.
« La République n’est jamais acquise une fois pour toutes. Elle se construit, se défend, se transmet, génération après génération », a martelé Hélène Arnaud-Bill.
Rendant un hommage appuyé aux anciens combattants présents, elle a rappelé le « lourd tribut » payé par la commune et le Var au cours des conflits passés, affirmant que « chaque nom gravé sur notre monument aux morts » ne sera pas oublié. Cet hommage a été étendu à tous ceux qui, aujourd’hui, assurent la sécurité et le bien-être des citoyens, des sapeurs-pompiers aux agents du service public.

Liberté, Égalité, Fraternité : une boussole pour l’action locale
Face aux « tensions profondes » du monde actuel, Mme Arnaud-Bill a insisté sur la nécessité de faire vivre au quotidien la devise républicaine. Elle a défini la liberté comme une « vigilance de tous les instants », et l’égalité comme « un combat de chaque jour » que la municipalité s’efforce de traduire en politiques publiques concrètes : accès à l’école, soutien aux aînés, équité entre les quartiers.
« La liberté, d’abord.
Elle exige la vigilance de tous les instants contre ceux qui voudraient la restreindre, la détourner ou la mettre au service d’intérêts particuliers. Liberté de conscience, liberté d’expression, liberté d’entreprendre, liberté de vivre selon ses choix dans le respect de ceux d’autrui : c’est cette liberté-là que nos aînés ont conquise, et que nous devons sans cesse protéger.

L’égalité, ensuite. Elle n’est pas un acquis mais un combat de chaque jour. Égalité devant la loi, égalité des chances, égalité entre les femmes et les hommes, égalité de traitement quel que soit le quartier où l’on habite, le nom que l’on porte ou le milieu dont on vient. À La Garde, cette exigence guide nos politiques publiques : dans l’accès à l’école et aux activités périscolaires, dans le soutien à nos aînés et aux personnes en situation de handicap, dans l’attention portée à chacun de nos quartiers sans exception. Là où l’égalité recule, c’est la République tout entière qui s’affaiblit. La fraternité, enfin, sans doute la plus exigeante de nos trois devises, parce qu’elle ne se décrète pas : elle se vit. Elle est ce lien invisible qui nous pousse à nous soucier du sort de notre voisin, à tendre la main à celui qui traverse une épreuve, à accueillir dignement celui qui arrive parmi nous.
Je vois cette fraternité vivre chaque jour : dans l’engagement de nos associations caritatives et sportives, dans la solidarité spontanée de nos quartiers, dans le dévouement de nos bénévoles, dans l’énergie généreuse de notre jeunesse.

C’est cette vie communale, faite de solidarités concrètes et de gestes simples, qui donne chair aux grands principes républicains et qui empêche notre société de se fracturer. Notre force, en tant que commune, en tant que nation, réside dans notre capacité à rester unis malgré nos différences, à débattre sans nous déchirer, à nous rassembler autour de ce qui nous est commun plutôt que de nous arc-bouter sur ce qui nous sépare.

La jeunesse gardéenne, en particulier, doit pouvoir grandir dans cette conscience : être Français, ce n’est pas une origine, ce n’est pas une couleur, ce n’est pas une religion. C’est une adhésion à des valeurs et à une histoire commune, qui appartient à tous ceux qui la font vivre. Alors, en ce jour de fête nationale, je vous invite à porter avec fierté ces couleurs bleu, blanc, rouge, qui flottent aujourd’hui sur nos édifices publics ».

« Là où l’égalité recule, c’est la République tout entière qui s’affaiblit », a-t-elle averti.
Quant à la fraternité, « sans doute la plus exigeante de nos trois devises », elle ne se décrète pas.
« Elle se vit », a affirmé l’élue, en saluant l’engagement des associations, des bénévoles et la solidarité qui animent la vie communale à La Garde. C’est cette fraternité concrète qui « donne chair aux grands principes républicains ».
Un appel à l’unité et à la jeunesse
En conclusion, elle a lancé un appel au rassemblement, invitant à se concentrer sur « ce qui nous est commun plutôt que de nous arc-bouter sur ce qui nous sépare ». S’adressant particulièrement à la jeunesse, elle a tenu à livrer une définition moderne de l’identité nationale.
« Être Français, ce n’est pas une origine, ce n’est pas une couleur, ce n’est pas une religion. C’est une adhésion à des valeurs et à une histoire commune, qui appartient à tous ceux qui la font vivre », a-t-elle déclaré.
Le discours s’est achevé sur une invitation à porter les couleurs nationales non comme un simple symbole, mais comme un « engagement » à rester digne de l’héritage reçu, avant les traditionnels « Vive La Garde, vive la République, vive la France ! ».
Photos PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR via Presse Agence.
A NOTER…
En présence de :
Franck Chouquet, représentant le président du Conseil départemental et 1er adjoint, Jean-Louis Masson,
Le Maître de cérémonie, Adjoint aux cérémonies patriotiques Florian Jonet,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles et militaires,
Mesdames et Messieurs les représentants des associations patriotiques,
Mesdames et Messieurs les porte-drapeaux.

