LA GARDE : Julia PERRONET : « Rénover plutôt que construire…
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LA GARDE : Julia PERRONET : « Rénover plutôt que construire, dialoguer plutôt qu’imposer »
À dix jours du premier tour des municipales, la candidate Julia Perronay a tenu son meeting final, attaquant le bilan de l’équipe sortante.
C’est devant une salle comble que Julia Perronay, tête de la liste « Unie pour La Garde », a tenu son dernier grand meeting de campagne, ce jeudi 5 mars 2026. À dix jours du premier tour des élections municipales, la candidate a présenté son projet et ses colistiers, tout en livrant une critique acerbe et détaillée de la gestion de l’équipe sortante et de ses concurrents.
Un bilan sortant sévèrement critiqué
Durant un long discours, Julia Perronay a dressé un réquisitoire contre la municipalité en place, menée par la maire sortante. « Depuis trop longtemps, trop de décisions sont prises sans nous, sans concertation », a-t-elle lancé, dénonçant une « bétonisation » excessive. Elle a notamment pointé le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui prévoirait « 1400 logements supplémentaires » et a pris pour exemple l’abandon de la « Villa Jeanne », acquise par la municipalité précédente pour la préserver et aujourd’hui devenue « un terrain vague ».
La candidate a également fustigé une gestion financière qu’elle juge opaque et coûteuse pour les habitants. « La taxe foncière est la plus haute du département », a-t-elle affirmé, accusant l’équipe sortante de manquer de vision. « Un bilan ce n’est pas un projet. Un bilan regarde derrière. Or un maire et une équipe doit regarder devant », a-t-elle martelé.
Ses critiques ont également visé nommément le candidat du Rassemblement national, Nicolas Saussoux, ancien directeur de cabinet de la maire durant trois ans. « Comment peut-on se présenter comme une alternative quand on a été au pouvoir pendant des années ? », a-t-elle interrogé, qualifiant sa candidature d’« imposture ».
L’audit des finances, une promesse phare
Au cœur des critiques de Julia Perronay figure la gestion financière de la ville et de ses sociétés satellites. Elle a longuement évoqué le cas de la ZAC de Sainte-Claire, pointant « près de 7 millions d’euros lié au montage financier » qui, selon elle, n’ont jamais été clairement expliqués.
Face à ce constat, elle a formulé l’une de ses promesses majeures : « Dès la prise de fonction, nous lancerons un audit indépendant sur l’ensemble des montages financiers, des satellites de la ville et des engagements pris ces dernières années ». Cet audit est présenté comme un préalable à une autre de ses ambitions : la baisse de la fiscalité locale. « Chaque euro que nous économiserons sur le train de vie de la mairie, chaque euro que nous récupérerons de ces montages opaques sera un euro rendu aux Gardéens pour une baisse progressive et responsable de la taxe foncière », a-t-elle promis sous les applaudissements.
Un projet pour le « quotidien » des Gardéens
Au-delà des attaques, Julia Perronay a détaillé les axes de son programme, articulé autour de la notion de « ville à taille humaine » et de l’amélioration de la vie quotidienne. Sur le plan de l’urbanisme, elle prône un modèle « qui privilégie la rénovation plutôt que l’expansion excessive » et une requalification du centre-ville menée en concertation avec les commerçants et les habitants.
En matière de sécurité, elle a confirmé sa volonté de mettre en place une police municipale de nuit, tout en insistant sur une mission de « proximité, de présence, de visage humain ». Le projet accorde également une large place à l’environnement, avec le renforcement de la zone agricole protégée, le soutien aux circuits courts pour les cantines scolaires et la création d’« îlots de fraîcheur » en ville.
Parmi les autres mesures annoncées figurent la création d’un « conseil de vie des jeunes » avec budget participatif, le soutien à l’installation de nouveaux médecins, la mise en place d’une mutuelle municipale, ou encore la réalisation d’une étude pour rendre la piscine municipale accessible à l’année. Concluant son intervention en appelant son équipe à la rejoindre sur scène, elle a présenté le scrutin du 15 mars comme un choix entre « une ville dirigée d’en haut où les décisions sont imposées ou une ville construite avec ses habitants où chacun a sa place ».


