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LA FARLEDE : Spectacle de danse inclusif « C’est Beau ! »…

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LA FARLEDE : Spectacle de danse inclusif « C’est Beau ! », vendredi 7 juin

L’association Phar83 et la mairie de la Farlède organisent la représentation du spectacle de danse inclusif « C’est Beau ! », le 7 juin prochain place de la Capelle à la Farlède.

Ce projet participatif aux multiples facettes vient mêler la danse, la mixité, les valeurs olympiques et le dessin. Sous l’impulsion des chorégraphes Cécile Martinez et Sophie Bulbulyan, le spectacle « C’est Beau ! » met en scène 12 danseurs professionnels -avec et sans handicap- de cultures différentes, auxquels il associe des jeunes en vulnérabilité ou en situation de handicap. Dix jeunes de notre IME Les Morières ont ainsi eu la chance de participer à cette formidable aventure ! En janvier, une semaine d’immersion leur a été proposée à Cabasse en compagnie des danseurs professionnels. Durant cette résidence artistique, les jeunes ont pu coconstruire une pièce chorégraphique inclusive qu’ils dévoileront au public la semaine prochaine.
En parallèle, Diane de Navacelle de Coubertin, descendante de Pierre de Coubertin, a proposé une sensibilisation interactive aux valeurs de l’Olympisme. Cette action éducative s’est prolongée sous la forme d’un concours de dessin où chaque jeune impliqué a pu participer à la création d’une œuvre collective qui sera également exposée vendredi à la Médiathèque de la Farlède.

Depuis plusieurs années, la Compagnie DK-BEL propose des spectacles qui mettent en scène danseurs avec et sans handicap.

Souvent, le retour des spectateurs est simplement : « C’est beau. Nous avons donc souhaité approfondir cette notion de beauté, en cherchant à comprendre en quoi elle peut à la fois être vectrice d’émotion personnelle, d’émotion collective voire universelle. Nous avons décidé de partir de la notion du Beau selon le poète Charles Baudelaire qui nous parait très proche de notre démarche avec certains de nos danseurs aux corps atypiques. Le Beau pour Baudelaire se lie au bizarre, à l’étrangeté, au chaos, à la douleur et à la fragilité des Êtres. La pièce chorégraphique « C’est Beau ! » offrira au monde une vision particulière, singulière et sensible de la beauté, emprunte de toutes ces notions, en symbiose avec les lieux traversés et leurs habitants »…

C’EST BEAU !

…du mal, de la douleur
…de la fragilité de l’être
…du chaos
…du Bizarre

CONCEPT

La pièce chorégraphique mettra en scène 12 danseurs de différentes cultures avec et sans handicap.

D’une durée de 50 min, elle sera composée de cinq parties qui reprendront les notions du Beau selon Charles Baudelaire : pour accéder au Beau, le passage du mal est inévitable, le Beau devient ainsi mystérieux et énigmatique.

« Je trône dans l’azur comme un sphinx incompris. » – Charles Baudelaire, « La Beauté ».

On la sent, on la vit sans en être conscient, on est attiré par le bizarre, l’étrange. C’est cette beauté tirée du mal qui nous façonne et donc, qui exhibe la fragilité de notre être. C’est juste là où réside le beau. La beauté peut être retrouvée dans le chaos. Comment le désordre peut-il engendrer le Beau ?

« Le Beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu’il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu’il contient toujours un peu de bizarrerie, inconsciente, et que c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau ».

La cinquième partie sera sous forme d’allégorie à la Beauté comme un bouquet final.

Une pièce chorégraphique inclusive et participative

A partir de ces quatre notions, nous allons chercher à créer un univers poétique et sensible à partir de plusieurs mots clés :

Les cicatrices que chacun porte rappellent les douleurs, les blessures d’un parcours. En s’inspirant de la méthode du Kinsugi, qui reconstitue les objets brisés en les soudant à l’or, on cherchera la reconstruction, qui donne une nouvelle force, une nouvelle vie. On ne subit pas ses blessures mais on se construit avec elles; elles deviennent une force. Tout comme le phénix qui renaît de ses cendres, on cherchera à trouver le second souffle grâce au mouvement qui donne la vie, en repoussant ses limites avec le soutien de ses partenaires.
Des bulles, protectrices et sécurisantes, zones de confort et de réconfort, permettant d’accepter et de créer le nouveau soi, le nouveau tout.
Alors du chaos viendra l’essor, puis l’envol. L’étrangeté, l’altérité, le bizarre viendra de rencontres inattendues entre les danseurs eux-mêmes dans leur singularité, dans leur façon de se mouvoir seul ou ensemble. On posera la question du regard : ce que je vois est-ce l’unique vérité sur ce qui me paraît étrange ? En quoi suis-je étrange ?

L’UNIVERS DE LA PIÈCE

La notion d’équilibre sera abordée pour parler de la fragilité des Êtres, l’équilibre entre le Corps et l’Esprit, pour trouver ses propres limites. On retrouvera de nouveau la notion de fil : « Etre sur le fil …»
Pour la scénographie, Diane de Navacelle de Coubertin utilisera le fil d’or comme matière privilégiée (Le fil d’or comme fil rouge de la pièce). La bulle, comme cocon, comme légèreté comme fragilité sera un des éléments de la pièce tout comme la plume.
La musique de Trifon Koutsourelis reprendra ces mots clés qui caractériseront chacune des parties pour arriver à un univers à la fois sensible et chaotique.
Les costumes créés par la jeune styliste Flora Fabèle interpelleront sur la notion de « Bizarre » avec une base de création de modèle pour chacun des danseurs à laquelle au fil de la pièce s’ajoutent ou se retirent certaines parties. Les couleurs s’inspireront des paysages de l’Autriche en automne entre ces magnifiques vert et marron.

L’ÉQUIPE

Direction artistique et chorégraphe : Sophie Bulbulyan
(Compagnie DK-BEL) – Cécile Martinez, chorégraphe associée (Compagnie DK-BEL)
Danseurs : Douze danseurs professionnels internationaux avec et sans handicap
Scénographie : Diane de Navacelle de Coubertin
Création musicale : Trifon Koutsourelis
Création costume : Flora Fabèle
Création lumières et régisseur général : NiKo Perret
Project manager: Karla Brooker
Administrateur : Olivier Catherine
Chargée de communication: Elisa Bulbulyan
Assistance aux danseurs en situation de handicap : Nathalie Racine

CÉCILE MARTINEZ

Danseuse, professorat de Danse International (I.D.T.A. Londres 1992).
Fondatrice de l’association de danse inclusive/adaptée Au Nom de la Danse (France – 2003), de la Compagnie 6e Sens (2017), de l’association Au Nom de la Danse (Québec – 2017) et de l’Institut
des Arts Inclusifs (2021). Directrice Artistique, professeur de danse, chorégraphe et formatrice, son travail contribue à faire changer les schémas de pensée. Ses projets artistiques sont développés avec des écoles (du primaire à l’université ainsi que des projets Erasmus), des structures spécialisées, des centres culturels, des centres chorégraphiques nationaux et des scènes nationales, toujours avec l’objectif d’effacer les différences. Forte d’une grande expérience et d’une expertise de plus de 20 ans dans l’enseignement, Cécile créé en 2015 une méthode d’enseignement spécifique qui permet à tous les professeurs de danse, chorégraphes ou artistes, de pouvoir enseigner la danse adaptée et inclusive, au sein de leur école de danse, conservatoire ou atelier, en toute sécurité. Cette formation est labelisée au Datadock depuis 2018 et a reçu la certification Qualiopi en 2020. En 2018, la réalisatrice Stéphanie Pillonca tourne, pour Arte, le documentaire « Laissez-moi Aimer » sur l’association Au Nom de la Danse et de ses exceptionnels danseurs. Depuis de nombreux médias ont mis en lumière ses danseurs et ses actions. En 2022, Cécile rejoint, en tant que chorégraphe associé, la Compagnie Dk-Bel, de son amie Sophie Bulbulyan avec qui elle collabore depuis plusieurs années.

Voici également une vidéo qui résume le projet : https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7156659123311288320