JOHANNESBURG : Reneilwe Letsholonyane : « Pour les Kaizer C…
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JOHANNESBURG : Reneilwe Letsholonyane : « Pour les Kaizer Chiefs, être troisième ne suffit pas »
Alors que la quête d’un nouvel entraîneur bat son plein, la légende des Kaizer Chiefs dresse le portrait du coach idéal pour un club assoiffé de titres.
Le mercato des entraîneurs est un théâtre d’ombres, de rumeurs et de passions. Mais à Johannesburg, pour les mythiques Kaizer Chiefs, c’est une affaire d’État. Le club le plus populaire d’Afrique du Sud cherche son nouveau guide, l’homme qui devra rallumer la flamme et supporter une pression volcanique. Et qui de mieux placé que Reneilwe Letsholonyane, ancien métronome du milieu de terrain et légende vivante des *Amakhosi*, pour définir les contours de l’oiseau rare ? Sa voix, respectée et écoutée, résonne comme un avertissement solennel.
Un cahier des charges monumental
Dans un entretien accordé au média SportsBoom (https://www.sportsboom.co.za/soccer/exclusive-reneilwe-letsholonyane-believes-chiefs-need-coach-who-knows-the-club-well), Letsholonyane ne mâche pas ses mots. Oubliez les tacticiens de salon et les CV sans âme. Pour s’asseoir sur le banc des Chiefs, il faut plus que des diplômes : il faut une âme capable de comprendre l’ADN d’une institution.
« (Les Chiefs ont besoin) d’un entraîneur qui comprend évidemment la culture de l’équipe. Un entraîneur qui comprend la magnitude et le calibre de l’équipe », martèle l’ancien international sud-africain.
Il insiste sur la connexion quasi mystique qui doit s’opérer avec les supporters, un peuple exigeant qui vit, respire et souffre pour ses couleurs.
« Un entraîneur qui comprend que les supporters des Chiefs ont des attentes très élevées et ne sont heureux que lorsque l’équipe gagne, joue bien, et remporte des trophées. Tant que l’entraîneur comprendra cela, je pense qu’il réussira au club ».
La valse des prétendants
Le message est clair, et le casting est ouvert. Trois noms alimentent toutes les conversations. Les pistes locales mènent à deux techniciens au palmarès éprouvé : le charismatique Pitso Mosimane et le respecté Manqoba Mngqithi. Tous deux connaissent les rouages du football sud-africain sur le bout des doigts et ont déjà soulevé de multiples trophées, un argument de poids.
Mais une troisième voie, plus surprenante, a pris de l’épaisseur. Celle du Français Fernando Da Cruz. Ancien membre du staff technique sous le court mandat de Nasreddine Nabi et ex-coach des géants marocains de l’AS FAR, il est actuellement en Afrique du Sud. Sa présence n’est pas passée inaperçue : le directeur sportif du club, Kaizer Motaung Jr, a été aperçu à l’aéroport international O.R. Tambo pour l’accueillir. Un signe que les discussions en coulisses sont intenses et sérieuses.
« Être troisième, c’est un échec »
Pour saisir l’urgence qui étreint le club, il suffit de regarder le passé très récent. Les co-entraîneurs Cedric Kaze et Khalil Ben Youssef viennent d’être remerciés. Leur bilan ? Une troisième place au classement de la saison 2025/26, synonyme de première qualification dans le top 8 depuis trois longues années. Ailleurs, ce serait un succès. Aux Kaizer Chiefs, c’est une déception.
Letsholonyane, qui a porté ce maillot pendant des années, le confirme avec une franchise désarmante.
« Les Kaizer Chiefs sont un club ambitieux, et les attentes sont très élevées. Pour celui qui entraîne les Kaizer Chiefs, être numéro trois n’est pas suffisant », lance-t-il, comme une sentence.
« C’est un grand club qui a l’habitude de gagner des trophées, et ils veulent revenir à ce niveau ».
L’appel à un sauveur, qu’importe le passeport
Loin des querelles de clocher, Letsholonyane se place au-dessus de la mêlée. Qu’il soit Sud-Africain ou étranger, le futur messie sera jugé sur une seule chose : sa capacité à ramener les trophées dans la vitrine du FNB Stadium.
« Quiconque vient pour aider les joueurs à progresser, aider l’équipe à bien jouer, à obtenir des résultats et à gagner des trophées, je soutiens un tel entraîneur », conclut-il, en philosophe.
« Je suis aussi un jeune entraîneur, et tout ce que je peux dire, c’est que j’aime voir le club réussir. Que ce soit un coach local, un étranger ou n’importe qui, je veux voir le club réussir ».
Le message est passé. Le futur entraîneur des Kaizer Chiefs est prévenu : il n’arrive pas dans un club, mais dans une forteresse où seule la victoire est une option. La pression est déjà immense. Le défi est titanesque.
via PA Sport.
