HYERES : Stéphane Rambaud s’inquiète de la gestion du…
Partager :
HYERES : Stéphane Rambaud s’inquiète de la gestion du logiciel de rédaction des procédures pénale des policiers
Stéphane Rambaud attire l’attention du ministre de l’Intérieur sur la gestion et l’utilisation du logiciel de rédaction des procédures pénales (LRPPN).
Déjà épinglé par la Cour des Comptes en octobre 2025, le logiciel de rédaction des procès-verbaux de la police nationale continue de dysfonctionner et de coûter très cher à la collectivité.
Pour Stéphane Rambaud, député RN de la 3ème circonscription du Var : « Dix-sept clics de souris pour enregistrer un fichier au format PDF, plantages à répétition, pertes de données, dix ans après son lancement ce logiciel, pourtant essentiel au travail d’enquête de la police, est pratiquement inutilisable. Les 257 millions d’euros investis pour y apporter des correctifs n’ont pas permis d’améliorer le dispositif qui reste largement critiqué. C’est pourquoi, Stéphane Rambaud, député du Var, interpelle le ministre de l’intérieur afin d’espérer obtenir des explications sur cette catastrophe et exiger de lui des actions rapides et concluantes afin d’apporter un début de solution à cet épineux problème ».
Le parlementaire varois a posé une question écrite au ministre de l’Intérieur.
QUESTION ECRITE
« En effet, en usage depuis maintenant presque dix ans, le logiciel sensé aider les officiers de police judiciaire à rédiger les procès-verbaux dans le cadre de leurs enquêtes est défaillant. Erreur de connexion à répétition, limitation du poids des documents téléchargeables, heures de travail perdues après écrasement des données saisies, blocages intempestifs, de l’aveu même de ses utilisateurs, ce logiciel est jugé extrêmement pénalisant et inadapté aux exigences de rapidité et d’efficacité des services d’enquêtes. Des sommes considérables ont été investies pour tenter d’apporter des mises à jour susceptibles de corriger les dysfonctionnements rencontrés quotidiennement. Force est de constater que ce fut en pure perte puisque ce logiciel sensé être stratégique reste à ce jour toujours très défaillant. Ces surcoûts liés aux tentatives d’amélioration du logiciel sont ressentis comme un gâchis d’argent public qui aurait pu profiter à l’institution Police pour un meilleur fonctionnement. Les procédures de justice ne sont pas garanties et des risques de nullité peuvent peser gravement sur les enquêtes en cours du fait des bugs du logiciel. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures urgentes qu’il entend prendre pour mettre fin à cette gabegie d’argent public, sécuriser les procédures liées à l’utilisation du LRPPN et offrir aux policiers un outil efficace à la mesure de leurs responsabilités et de leurs missions au service de la sécurité de leurs concitoyens ».