HYERES : La santé des habitants est aussi un enjeu électoral
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HYERES : La santé des habitants est aussi un enjeu électoral
Selon les derniers sondages, les Français classent les questions liées à la sécurité comme la première de leur préoccupation, suivies en seconde position par les questions liées au pouvoir d’achat.
« Les Hyèrois connaissent ma sensibilité particulière sur le sujet et je suis persuadé que beaucoup d’entre vous ont été confrontés, pour un proche ou pour lui-même, à un problème d’offre de soins ou d’accès aux soins », explique Jean-Michel Eynard – Tomatis.
CREER UN LIEN HARMONIEUX.
Le candidat aux municipales de 2026 poursuit : « Le maire doit toujours garder à l’esprit que Hyères est un territoire riche en structures de soins. Tout d’abord avec l’hôpital public, qui fait partie du Centre Hospitalier Intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer (CHITS), puis, avec l’hôpital Renée Sabran, qui appartient aux hospices civils de Lyon, sans oublier les établissements de l’assistance publique de Paris (Hôpital San Salvadour), l’hôpital Léon Bérard, les établissements privés des établissements de médecine et réadaptation et, enfin, les EHPAD ».
Selon l’ancien praticien hospitalier : « La difficulté réside dans la nécessité de créer un lien harmonieux entre tous ces établissements. L’offre de soins, c’est aussi la médecine libérale, avec toutes les contraintes que les pouvoirs publics lui font subir.
Actuellement, environ 4 500 Hyérois de plus de 17 ans n’ont pas de médecin traitant dont 500 environ sont porteurs de pathologies chroniques. Ces chiffres vont augmenter dans les deux ans, par le départ à la retraite de certains praticiens. Des initiatives innovantes et prometteuses, très appréciées pour leur efficacité ont vu le jour (notamment l’éphémère carré Villette) mais ont succombé sous les contraintes administratives ».
Aujourd’hui, dans cette jungle de statuts et d’établissements, un chef d’orchestre théorique doit être l’Agence Régionale de Santé (ARS), chargée d’établir le Schéma d’Organisation des Soins (SROS), d’accorder ou pas les autorisations nécessaires à une activité et d’harmoniser toutes ces activités. Pour autant, les récentes modifications de l’offre de soins à Hyères justifient que le maire soit en capacité d’être averti de l’information et n’en soit pas réduit à subir les conséquences des décisions administratives.
ACCES AUX SOINS.
Jean-Michel Eynard – Tomatis ajoute encore : « Notre projet municipal consiste, à créer, à la mairie une cellule de suivi des problèmes d’accès aux soins des hyérois, de façon à les anticiper et non pas les subir. Soit, on se laisse faire par les administrations, soit, on s’en mêle et on contrôle pour influer sur leurs décisions. Mais l’offre de soins et la santé, au sens large, ce sont aussi la prévention, l’évaluation des risques, l’exposition au radon, par exemple, la prise en compte du handicap et de la santé mentale et l’application des règles avec la loi Egalim dans les restaurants scolaires ».
Sur le terrain, l’ARS et l’ASNR (Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection) ont préconisé, depuis plusieurs années, des mesures de prévention et de surveillance, dont il faut vérifier ou reprendre l’application. Pour développer des infrastructures facilitant le quotidien des Hyérois, porteurs de handicaps en s’intéressant aux questions d’accessibilité, de la mise en place de passage piétons sonores, de la création d’une base handi loisirs. « En faisant cela, nous prendrons à cœur sérieusement la 3ème préoccupation de nos concitoyens », conclut l’élu local.
Photos Philippe OLIVIER.