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GENÈVE : Mercato – Boris Siegenthaler refuse les sirènes des géants et blinde l’avenir de son club
Boris Siegenthaler, fondateur d’Infomaniak, place son club à l’abri des prédateurs en créant une fondation pour garantir son indépendance.
C’est un coup de tonnerre sur le marché des transferts, un geste que l’on croyait réservé aux légendes d’un autre temps. Le 13 mai dernier, alors que les géants américains et les fonds étrangers dégainent des chèques à ne plus savoir qu’en faire, Boris Siegenthaler, le capitaine emblématique et fondateur d’Infomaniak, a asséné un coup de maître. D’un mouvement irrévocable, il a transféré la majorité des droits de vote de son club de toujours à une fondation d’utilité publique. Un tacle glissé parfait qui sort le ballon des pieds des prédateurs financiers et sanctuarise l’ADN d’un des pionniers du web européen. Le match pour l’indépendance est gagné, et ce, sans même jouer les prolongations.
Un tacle décisif contre les géants du mercato
Le terrain de jeu du cloud européen est devenu une arène où les clubs historiques tombent un à un, rachetés par des puissances financières aux ambitions dévorantes. Dans ce contexte, la décision de Siegenthaler résonne comme un acte de résistance. Trente-deux ans après avoir fondé son club avec une bande de passionnés, il érige une forteresse infranchissable. « La confiance que nous accordent des millions de personnes et des centaines de milliers d’entreprises est immense. À l’ère de l’IA, les données qu’elles nous confient ont une valeur stratégique pour leur avenir. Cette fondation est la garantie que je leur devais : leur choix est désormais protégé sur le long terme », a martelé le stratège en chef. Un message clair envoyé à la concurrence : le maillot d’Infomaniak n’est pas à vendre.
Le gardien du temple : une fondation au service des valeurs
Cette nouvelle structure, la Fondation Infomaniak, n’est pas qu’un simple bouclier. C’est le nouveau gardien du temple, le garant des valeurs qui ont fait la force du club : souveraineté, indépendance, respect de la vie privée et ancrage local. Sa mission est double. D’une part, soutenir des projets d’intérêt général, comme un centre de formation qui alimente l’écosystème (soutien à Debconf, 42 Lausanne). D’autre part, veiller, en tant qu’actionnaire de référence, à ce qu’Infomaniak ne dévie jamais de sa trajectoire éthique. Le conseil de la fondation, composé de quatre membres bénévoles dont Boris Siegenthaler lui-même, agira comme le comité des sages, veillant à ce que l’écusson ne soit jamais terni.
Une loyauté à toute épreuve dans le vestiaire
Ce geste spectaculaire n’est pas celui d’un homme seul. Depuis des années, Boris Siegenthaler avait ouvert le capital à 36 cadres et employés clés, formant un vestiaire soudé. Ces actionnaires historiques ont unanimement approuvé l’opération, acceptant de réduire leurs propres droits de vote pour le bien collectif. C’est la preuve d’une loyauté et d’une vision partagée rares à ce niveau de compétition. L’équipe dirigeante, menée par le CEO Marc Oehler et la CFO Céline Morey, reste aux commandes, avec Boris Siegenthaler en tant que Chief Strategy Officer, pour continuer à dessiner les schémas tactiques de demain. La fondation n’interviendra pas dans la gestion quotidienne, mais s’assurera que la philosophie de jeu est respectée.
Une forteresse imprenable pour un avenir radieux
Avec un chiffre d’affaires de 56 millions de francs suisses en 2025 (en hausse de 50 % sur trois ans) et plus de 340 collaborateurs, Infomaniak n’est pas un petit poucet. C’est une équipe qui joue les premiers rôles sur la scène européenne. Cette nouvelle structure lui permet d’accélérer son développement et de recruter les talents nécessaires à sa croissance, sans jamais craindre une OPA hostile. Toute modification du contrôle de l’entreprise est désormais soumise à l’accord de la fondation. Comme le résume son fondateur avec la force d’une devise gravée dans le marbre : « Notre indépendance n’est pas une promesse. C’est une structure ». Une déclaration qui confirme qu’Infomaniak est prêt à disputer les plus grandes finales, avec ses propres règles et pour l’éternité. Pour les supporters de la souveraineté numérique, le spectacle ne fait que commencer.
Pour en savoir plus sur cette vision et ses engagements, les informations sont disponibles sur le site de la Fondation Infomaniak (https://fondation-infomaniak.ch/en) et via le rapport d’impact du groupe (https://www.infomaniak.com/en/impact-report).
