GARDANNE : 3F et l’ÉNSA Versailles interrogent la réhabilit…
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GARDANNE : 3F et l’ÉNSA Versailles interrogent la réhabilitation d’une cité ouvrière face au réchauffement climatique
Le bailleur social 3F et l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles lancent un concours d’idées pour adapter une cité ouvrière aux défis climatiques futurs.
En 2050, 80 % des logements seront ceux que nous habitons déjà. Comment adapter ce parc aux nouveaux climats ? Quel confort viser dans un monde transformé par le dérèglement climatique ?
Un concours pour repenser l’habitat
Le bailleur social 3F explore ces questions à l’échelle du bâti existant. Pour élargir sa réflexion, le groupe a lancé, avec l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles et son mastère spécialisé® TEC XX, un concours d’idées destiné aux jeunes agences d’architecture s’appuyant sur des partenaires aux expertises complémentaires.
L’ambition de « Conforts 2050, réadapter l’habitat aux climats » est de questionner la notion de confort dans le logement : au-delà de la performance thermique –en hiver comme en été– quelles sont les conditions d’un cadre de vie agréable et adapté aux besoins de chacun, aujourd’hui et demain ?
Quatre sites emblématiques
Les candidats sont invités à travailler sur l’un des quatre sites du patrimoine du groupe 3F, choisis pour leur diversité typologique, climatique et historique, reflets d’une vision du confort emblématique de leur époque : La Cité Salonique à Gardanne (13), Le Parc au Houlme (76), Les Etoiles à Givors (69) et Delizy à Pantin (93).
Les quatre lauréats recevront chacun un prix de 5 000 euros, intègreront la liste de référencement 3F des maîtres d’œuvre et pourront incuber leurs propositions afin de les voir mises en œuvre.
Visite de la Cité Salonique
En présence de Luca De Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable d’Immobilière 3F, une visite de la Cité Salonique, propriété de 3F Sud, est organisée. L’occasion de revenir sur les spécificités de ce patrimoine ouvrier et sur les défis liés à sa transformation pour l’adapter aux nouvelles conditions climatiques.
Visite commentée de la « Cité Salonique », Gardanne (13)
Lundi 30 juin à 12h30
Accessible depuis le 19 rue des Bleuets
Un patrimoine ouvrier en mutation
Construit pour loger les mineurs dans les années 20, ce quartier pavillonnaire, à l’écart des dynamiques métropolitaines de Marseille et d’Aix-en-Provence, se vide peu à peu de ses habitants. Le bâti vieillit mal, les installations techniques sont obsolètes, et les logements mal isolés.
Pourtant, ce quartier possède des qualités rares : une topographie singulière, un tissu urbain aéré, des jardins vivants, des usages ancrés. Les maisons ont été modelées au fil des décennies par les anciens mineurs eux-mêmes, qui ont bâti une architecture informelle, faite d’extensions, de remises, de potagers, de bricolages quotidiens.
Des défis nombreux
Les défis sont nombreux : comment intervenir sur des logements vieillissants et profondément personnalisés sans effacer les traces d’une histoire ouvrière ? Comment proposer un confort d’été et d’hiver sans reproduire les écueils énergivores de la climatisation ? Comment repenser les usages dans un quartier marqué par l’isolement, le vieillissement, et une topographie escarpée exposée aux incendies et aux crues ?
Le concours invite à inventer une stratégie de réhabilitation évolutive, capable de composer avec l’incertitude foncière, la diversité des situations et les risques climatiques. Plus qu’une opération technique, il s’agit d’imaginer une autre manière d’habiter, entre respect du déjà-là, hospitalité pour les futurs habitants, et adaptation à un monde en crise.
« À l’origine, la Cité Salonique illustre une vision du confort que l’on pourrait qualifier de « paternaliste », portée par les sociétés minières qui construisaient directement pour leurs salariés. Aujourd’hui, l’enjeu est tout autre : il s’agit de faire évoluer ce patrimoine en pensant la réhabilitation et, dans certains cas, une densification douce, adaptée aux usages et aux risques climatiques propres au climat méditerranéen. Ce site offre aussi un cadre emblématique pour repenser l’habitat pavillonnaire, qui représente une part importante du parc résidentiel français. Il nous faut inventer un modèle économique et technique capable d’accompagner cette transformation à grande échelle », déclare Luca De Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable d’Immobilière 3F.
À propos de 3F
3F (groupe Action Logement), au travers de ses sociétés, gère plus de 300 000 logements sociaux, foyers et commerces en France. Sa mission : rendre possible des solutions de logement et d’hébergement adaptées aux différents revenus des locataires avec un fort accent sur le logement des salariés. Grâce aux partenariats étroits mis en place avec les collectivités territoriales et au savoir-faire de ses équipes, 3F maîtrise une large palette de solutions de logement. Réinventant en permanence son offre, 3F construit des projets novateurs, à la pointe sur le plan environnemental, et réhabilite les bâtiments de son parc. Enfin, 3F place plus que jamais la qualité de service aux locataires au cœur de son engagement.
