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GAP : Égalité des chances – Capital Filles lance un appel aux entreprises des Hautes-Alpes
L’association Capital Filles organise le 30 avril à Gap une rencontre pour inciter les entreprises locales au mentorat de jeunes femmes.
L’association Capital Filles, qui œuvre depuis quatorze ans pour l’égalité des chances, étend son action à Gap et dans les Hautes-Alpes. Une matinée d’échanges est organisée le jeudi 30 avril prochain, de 9h30 à 12h00, dans la salle des congrès de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gap. L’objectif est de présenter son programme de mentorat et de mobiliser les entreprises du territoire pour accompagner les jeunes femmes issues des quartiers prioritaires et des zones rurales.
Cette rencontre se tiendra en présence de Sophie Croizat, attachée parlementaire de la députée des Hautes-Alpes Marie-José Allemand, et de Vincent Bonnardel, suppléant de la députée Valérie Rossi, marquant un soutien institutionnel fort à cette initiative.
Un modèle pour briser les plafonds de verre
Créée en 2012 à l’initiative d’Orange et de plusieurs entreprises partenaires, en lien avec les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, Capital Filles s’est imposée comme un acteur majeur du mentorat en France. Reconnue d’intérêt général et labellisée « 1 jeune, 1 mentor », l’association vise à aider les lycéennes et étudiantes à oser, à développer leur confiance et à découvrir des métiers souvent éloignés de leur horizon initial.
Le programme repose sur un accompagnement individuel par des marraines, professionnelles en activité, qui partagent leur expérience et ouvrent les portes du monde de l’entreprise. L’impact est significatif : depuis sa création, Capital Filles a accompagné plus de 15 000 jeunes femmes en mentorat et sensibilisé près de 60 000 élèves lors d’ateliers collectifs sur les stéréotypes de genre. L’association est aujourd’hui active dans 25 académies et à La Réunion.
Des parcours transformés par l’accompagnement
L’efficacité du dispositif se mesure concrètement dans les parcours des filleules. Le mentorat offre un soutien crucial à des moments charnières de l’orientation, comme en témoignent de nombreuses jeunes femmes. « Je ne savais pas du tout quelle voie choisir en première. Pendant la terminale, on a travaillé avec Laurence, ma marraine, sur mon projet d’orientation. Je me dirige vers des études d’art, c’est un domaine qui me plaît. Je me sens rassurée et encouragée de pouvoir en parler avec elle. Cela se serait passé bien différemment avec mes parents, au niveau de mes choix et de mon dossier Parcoursup », raconte Lara, filleule en terminale à Remiremont.
Cet accompagnement est un véritable levier d’ambition. « Quand on est une fille, on croit facilement qu’on ne peut pas tout faire. Ma marraine m’a encouragée tout le temps. Avec son soutien, j’ai entrepris un BUT et je me projette dans un master alors que, même avec 15 de moyenne en terminale, je me destinais à des études courtes, comme tout le monde dans ma classe », confie Chaïma Meftah, ancienne filleule et aujourd’hui étudiante à l’IUT de Sceaux.
Un appel à la mobilisation des forces vives locales
La matinée du 30 avril à Gap sera l’occasion de présenter en détail le fonctionnement de l’association. Après un petit-déjeuner d’accueil, le programme prévoit des témoignages de marraines, de filleules et d’entreprises déjà partenaires. Un moment fort de l’événement sera la signature d’une convention de partenariat avec le lycée Paul Héraud de Gap, concrétisant l’ancrage local de l’initiative.
Les échanges porteront ensuite sur les actions concrètes à déployer dans le département pour ouvrir de nouveaux horizons aux jeunes Haut-Alpines. Les entreprises intéressées par cette démarche sociétale peuvent s’inscrire à l’événement en contactant l’association par courriel à contact@capitalfilles.fr.
Pour en savoir plus sur les missions de l’association, consulter le site : https://www.capitalfilles.fr


