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FOS SUR MER : GravitHy lance sa concertation publique

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FOS SUR MER : GravitHy lance sa concertation publique

GravitHy est une jeune entreprise industrielle lancée en juin 2022, soutenue par un consortium d’actionnaires industriels et financiers, dont l’ambition est d’accélérer la réduction des émissions de CO2 du secteur de la sidérurgie, en mettant à la disposition des aciéristes du DRI (ou « fer de réduction directe ») et HBI (ou « fer briqueté à chaud ») bas-carbone, produits intermédiaires dans la chaîne de fabrication de l’acier serait obtenu par l’utilisation d’hydrogène bascarbone.

Asco Fields et RTE sont présents aux côtés de GravitHy pour cette concertation, au titre de leur statut de maître d’ouvrage de certains aménagements préparatoires ou connexes. Asco Fields, propriétaire du foncier visé, est une filiale indirecte du Groupe IDEC et de la société Groupe LIFE, créée en 2015. Son objet est l’aménagement et le développement de foncier à vocation industrielle. Asco Fields est notamment détentrice d’un foncier de 249 hectares situé sur le terminal minéralier, également appelé « môle central », au sein de la Zone Industrialo-Portuaire (ZIP*) de Fos-sur-Mer. RTE, en charge du raccordement électrique : La loi a confié à RTE, Réseau de Transport d’Electricité, la gestion du réseau public de transport d’électricité français. RTE assure une mission de service public : garantir l’alimentation en électricité à tout moment et avec la même qualité de service sur le territoire national grâce à la mobilisation de ses 9 500 salariés.

Les garant.e.s de la concertation sont nommés par une autorité indépendante, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Ils sont neutres et indépendants. Sans prendre position sur le fond du projet, leur mission est de veiller à ce que le public soit en mesure d’exercer correctement son droit à l’information et à la participation. La concertation préalable permet au public de débattre de l’opportunité, des objectifs et des caractéristiques principales du projet. À la fin de cette concertation, les garant.e.s en établiront le bilan, qui sera publié. Puis le maître d’ouvrage précisera les enseignements qu’il en tire. Les garant.e.s sont à votre disposition pour toutes les questions concernant le déroulement de cette concertation. Les questions concernant le projet luimême doivent être posées au maître d’ouvrage.

Les besoins sont importants : la décarbonation de l’industrie sidérurgique européenne nécessiterait entre 50 et 70 millions de tonnes de DRI bas-carbone/an. Les conditions de production de fer réduit bascarbone en France sont parmi les plus favorables en Europe en raison d’un réseau électrique national développé et approvisionné principalement par une énergie nucléaire, donc bas-carbone, fiable et compétitive. La localisation de la production en France pourrait donc également contribuer à réduire les émissions au niveau mondial, tout en renforçant la pérennité de l’ensemble des emplois de la chaîne sidérurgique du pays.

La production d’acier se fait majoritairement par des hauts-fourneaux, en utilisant du charbon et de la coke, produit dérivé du charbon, et fortement émetteur de gaz à effet de serre. Il est nécessaire de proposer une alternative durable afin de répondre aux enjeux climatiques. La solution proposée par GravitHy apporte une innovation majeure en remplaçant, dans le procédé, le gaz naturel fossile par de l’hydrogène issu de l’électrolyse de l’eau, afin de minimiser l’empreinte carbone du DRI (direct reduced iron ou fer préréduit) et du HBI (« Hot Briqueted Iron » ou fer briqueté à chaud). 

GravitHy produirait à Fos-sur-Mer du DRI bascarbone en utilisant, pour son procédé, de l’hydrogène bas-carbone obtenu par électrolyse de l’eau. Ce DRI serait commercialisé sous forme de HBI (« Hot Briqueted Iron » ou fer briqueté à chaud) et de DRI froid (« Cold DRI ») principalement à des sidérurgistes à proximité et sur les marchés français et européen. Quelles innovations dans le procédé industriel choisi ? L’unité de réduction directe, via l’utilisation d’hydrogène bas-carbone, transforme les oxydes de fer naturellement présents dans le minerai de fer en fer métallique pré-réduit, sans le faire fondre. > L’innovation importante, pour la filière sidérurgique, consiste à séparer l’opération de réduction (entièrement prise en charge par GravitHy) de celle de l’aciérie, dont l’association simultanée au sein des hauts-fourneaux nécessitait jusqu’alors l’utilisation de carbone sous forme de coke (dérivé du charbon obtenu dans la cokerie). > GravitHy est également le premier projet qui intègre la production sur site et l’utilisation dans son procédé d’hydrogène bas-carbone qui viendrait remplacer le gaz naturel utilisé dans le procédé traditionnel de réduction directe. GravitHy produirait chaque année jusqu’à 120 000 tonnes d’hydrogène renouvelable ou bas-carbone au sein de son installation d’électrolyse, d’une capacité comprise entre 700 MW et 900 MW selon le design de l’usine (qui sera défini après études). La capacité installée de l’électrolyseur en ferait la plus importante unité jamais installée en France. Le DRI/HBI produit par GravitHy présenterait une empreinte carbone estimée entre 100 et 120 kgCO2 /t de DRI ou d’HBI (en fonction du contrat d’approvisionnement en électricité qui sera choisi) avec une perspective d’une diminution à environ 50 kgCO2 /t de DRI ou d’HBI. Ainsi, le DRI produit par GravitHy pourrait permettre aux aciéristes d’obtenir une réduction d’environ 90 % de l’empreinte CO2 du fer nécessaire à la production de l’acier par rapport aux technologies traditionnelles.