ÉVIAN-LES-BAINS : Sommet du G7 – Le lac Léman sous ha…
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ÉVIAN-LES-BAINS : Sommet du G7 – Le lac Léman sous haute surveillance de la Gendarmerie
Pour sécuriser le sommet du G7, une centaine de gendarmes et 18 moyens nautiques sont mobilisés sur le lac Léman dans un dispositif exceptionnel.
Alors que le sommet du G7 bat son plein à Évian-les-Bains, la sécurisation de l’événement ne se limite pas aux périmètres terrestres et aériens. Le lac Léman, frontière naturelle avec la Suisse et façade de la ville hôte, fait l’objet d’une surveillance sans précédent, mobilisant une centaine de gendarmes et 18 embarcations sous un commandement unique.
Une force Lac sous commandement inédit
Face à la configuration unique du site, un « groupe de forces Lac » a été spécifiquement créé. À sa tête, le colonel Pierre-Damien Igau, commandant du Groupement de gendarmerie maritime de l’Atlantique, a été nommé COMFOR-LAC. Une fonction nouvelle pour un défi de taille : coordonner l’ensemble des acteurs étatiques opérant sur l’eau.
« C’est un terme nouveau, mais qui correspond à des fonctions similaires à celles mises en œuvre dans le cadre de l’action de l’État en mer […]. Mon rôle, c’est donc d’être le chef de file de toutes les administrations qui travaillent sur le lac : Gendarmerie nationale, Police nationale, armée de Terre, Sécurité civile », explique le colonel Igau.
Il est secondé par le lieutenant-colonel Frédéric Bossuyt, adjoint au commandant du Groupement de gendarmerie maritime Méditerranée, en tant que chef de la cellule de conduite des opérations.
L’expérience de la Gendarmerie maritime transposée au lac
Le choix de confier cette mission à des officiers de la Gendarmerie maritime n’est pas anodin. Leur expertise, acquise lors de grands événements comme le G7 de Biarritz ou la gestion de la flamme olympique à Marseille, est jugée cruciale pour maîtriser un environnement lacustre qui présente des similitudes mais aussi des spécificités complexes, notamment la frontière suisse qui divise le lac.
« Il était logique de bénéficier de cette compétence pour la sécurisation du lac Léman, dont les règles de navigation s’apparentent beaucoup à celles en vigueur en mer […]. Il y a cependant une spécificité qui tient à la présence de la frontière avec la Suisse au milieu du lac. C’est une situation assez atypique », souligne le COMFOR-LAC.
Les menaces potentielles vont de la simple contestation au terrorisme, auxquelles s’ajoute l’impératif de garantir la sécurité des plaisanciers.
Un dispositif multidimensionnel : sur, sous et au-dessus de l’eau
Pour assurer ses missions, la Gendarmerie nationale a rassemblé 18 moyens nautiques venus de toute la France, allant d’intercepteurs rapides comme le Rafale 1200 de la brigade du Grau-du-Roi à des embarcations plus légères.
« Des moyens assez disparates donc, mais qui permettent d’avoir une présence sur l’eau en permanence, 24 heures sur 24, et de couvrir tout le spectre de missions […]. Cela peut aller le cas échéant jusqu’à l’intervention et l’interception sur l’eau, qui est une manœuvre techniquement compliquée, pour laquelle nous pourrions compter sur les moyens d’appui du GIGN », détaille le lieutenant-colonel Frédéric Bossuyt.
Ce dispositif, qui inclut aussi deux bateaux des CRS et des moyens du 19e régiment du Génie, vise à faire respecter les zones de navigation restreinte et interdite définies par arrêté préfectoral. Mais la surveillance ne s’arrête pas à la surface : elle intègre la dimension sous-lacustre, avec des opérations de déminage des infrastructures portuaires, et la dimension aérienne, avec des hélicoptères, des drones et des équipes de lutte anti-drone embarquées.
Dans les coulisses, une logistique sans faille
Le succès d’une telle opération repose également sur un soutien logistique sans faille. Un atelier de Maintien en Condition Opérationnelle (MCO) nautique a été installé près du port d’Évian. Dirigé par le major Emmanuel Boivin, il rassemble une équipe de onze techniciens issus de la Gendarmerie et de la Préfecture de police de Paris.
« L’atelier comprend une partie réservée à l’outillage et une autre dédiée au stock de pièces détachées, afin de pouvoir faire face à toute réparation sur un bateau […]. Tout le matériel a été acheté en amont du G7 en fonction des moyens engagés », précise le major Boivin.
L’équipe assure une présence de 7 heures à 19 heures, complétée par une astreinte nocturne, pour garantir la disponibilité permanente de la flotte et mener à bien les révisions nécessaires directement sur site.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


