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DRAGUIGNAN : Autoconsommation électrique collective, la Vil…

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DRAGUIGNAN : Autoconsommation électrique collective, la Ville développe le photovoltaïque

Richard Strambio, maire de Draguignan et Nathalie Alexandre, directrice territoriale Var d’Enedis en Côte d’Azur, ont inauguré les espaces d’autoconsommation collective de la ville, le 5 juin à Draguignan.

En présence de Christophe Magri, représentant du BTP et Nathalie Cattaneo, présidente du BTP Var Est.

C’est un dispositif majeur de la transition écologique qui se concrétise avec une production de 268 764 kwh par an, pour plusieurs bâtiments communaux.
Dans un souci de sobriété énergétique, la ville a fait installer des panneaux photovoltaïques sur les toits de la salle Nasarre-Leroux et du Centre technique municipal en octobre et novembre 2024. Ce modèle permet non seulement de gagner en indépendance énergétique, mais aussi de s’engager concrètement dans la transition écologique. En facilitant l’utilisation d’énergies propres comme le solaire, l’autoconsommation collective joue un rôle crucial dans la production et la consommation d’électricité décarbonée.

Ces installations s’inscrivent dans la stratégie énergétique communale, mise en œuvre autour de quatre axes :

– donner la priorité à la sobriété ; – veiller à l’efficacité des usages ;

– conduire le changement de comportement ;

– favoriser les énergies renouvelables.

Répondre au décret tertiaire

Ce chantier s’inscrit dans l’obligation du décret tertiaire.

Il impose un objectif de réduction des consommations des bâtiments de plus de 1 000 m² par rapport à une année de référence choisie entre 2010 et 2022 :

– de 40 % d’ici 2030 ; – de 50 % pour 2040 ; – de 60 % d’ici 2060.

Des contraintes techniques

La pose de panneaux photovoltaïques répond à plusieurs exigences :

– une toiture stable, car un poids de 20 kg/m² est ajouté ;

– une bonne exposition à la lumière ;

– une rentabilité entre taille et production ;

– une cohérence avec l’Aire de mise en valeur de l’architecture du patrimoine.

L’assemblage des panneaux photovoltaïques a été réalisé par une société française, ce qui permet de maîtriser les émissions de CO2 liées au transport. Financements L’achat et la pose des panneaux photovoltaïques sur les toits de la salle Nasarre-Leroux et du Centre technique municipal représentent un coût de 451 468 € TTC, subventionné à hauteur de 150 489 € par l’État au titre du Fonds vert. Le principe d’autoconsommation collective Ces panneaux photovoltaïques répondent au principe d’autoconsommation collective. Il s’agit de partager localement une production d’énergie renouvelable entre plusieurs bâtiments alentours sur un diamètre de 2 km. Grâce à l’infrastructure du réseau et aux compteurs communicants, Enedis fait le lien entre les différents sites, permettant de reconstituer les flux produits et consommés, et ainsi, de défalquer la facture d’électricité des bâtiments communaux.

Enedis fournit l’infrastructure avec le compteur communicant Linky qui permet de reconstituer l’ensemble des flux électriques des sites concernés. Enedis aura également en charge la collecte mensuelle et la transmission, à la commune, de l’ensemble des données de production et de consommation requises pour le suivi de cette opération. Ce dispositif de partage d’énergie électrique, innovant et durable, démontre l’engagement d’Enedis à accompagner les initiatives de la ville de Draguignan, favorisant l’autonomie énergétique et la réduction de l’empreinte carbone. Avec ces deux bâtiments, on estime une économie de 108 tonnes de CO2 et une production de 268 764 kwh par an.

Leur production d’électricité va également bénéficier à huit autres sites :

– le musée des Beaux-Arts ;

– l’Hôtel de Ville ;

– le centre Joseph Collomp ;

– la Maison des sports et de la jeunesse ;

– le complexe Saint-Exupéry ;

– la Chapelle de l’Observance ;

– l’espace Di Giovanni ;

– le tennis couvert ;

– le centre Léo Lagrange ;

– la salle Ramadier ;

– l’église Saint-Michel.

Ce modèle permet non seulement de gagner en indépendance énergétique, mais aussi de réaliser une économie locale plus durable et de s’engager concrètement en matière de transition écologique. En facilitant l’utilisation d’énergies propres comme le solaire, l’autoconsommation collective joue un rôle crucial dans la transition écologique.

Les salles Nasarre et Leroux

La toiture de ces deux salles contiguës, situées rue Victor Gelu, présentait des dommages provoquant des infiltrations d’eau par temps de pluie. Le chantier de remplacement de la toiture a donc été l’occasion de poser des panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité desservant les salles de sport, ainsi que d’autres bâtiments communaux, selon le principe d’autoconsommation collective. 297 panneaux ont été posés avec une puissance de 117 kilowatt-crête (kWc).

Coût de l’ensemble des travaux : 250 000 € TTC, subventionnés à hauteur de 201 667 € par l’État, au titre du Fonds vert, et par la Région.

Le Centre technique municipal

Le choix de poser des panneaux photovoltaïques sur le toit du Centre technique municipal a été motivé par la surface disponible et son orientation. 208 panneaux ont pu être installés pour environ 82 kWc de puissance.

Coût : 158 352 € TTC.

Les entreprises EFISUN, pour l’assistant à maîtrise d’ouvrage de l’opération OCSUN, pour l’installation des panneaux photovoltaïques SIS, pour la couverture et le renforcement de la structure.