DOUALA : Industrie 4.0 – Perenco et l’UCAC-ICAM…
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DOUALA : Industrie 4.0 – Perenco et l’UCAC-ICAM lancent un laboratoire pour former les talents énergétiques de demain
La Chambre africaine de l’énergie salue un partenariat entre Perenco et l’UCAC-ICAM visant à créer un laboratoire de pointe pour l’Industrie 4.0.
JOHANNESBURG, Afrique du Sud – Un partenariat stratégique a été conclu entre les filiales camerounaise et gabonaise de la compagnie pétrolière Perenco et l’Institut UCAC-ICAM de Douala. Cette collaboration vise à mettre en place un laboratoire dédié à l’Industrie 4.0, une étape majeure pour aligner la formation universitaire avec les besoins évolutifs des secteurs de l’énergie et de l’industrie en Afrique centrale.
La Chambre africaine de l’énergie (AEC), qui se présente comme le porte-parole du secteur, a salué cette initiative, la considérant comme un modèle exemplaire pour le développement des compétences locales et du contenu national.
Un pont entre la formation et l’industrie
Ce nouveau laboratoire a pour ambition de combler le fossé persistant entre l’apprentissage théorique et les compétences pratiques exigées sur le terrain. L’installation permettra aux étudiants d’accéder à des technologies de pointe telles que l’automatisation, la simulation numérique et les processus de production intelligente. L’objectif est de former une nouvelle génération de professionnels immédiatement opérationnels et capables de répondre aux défis technologiques du continent.
En dotant les étudiants de ces compétences en Industrie 4.0, le projet soutient directement la mission de l’AEC qui vise à accroître la création de valeur au niveau national et à renforcer la participation de la main-d’œuvre locale sur toute la chaîne de valeur énergétique africaine. L’initiative répond ainsi à une pénurie critique de qualifications, permettant aux grands opérateurs industriels de s’appuyer davantage sur des talents formés sur le continent.
Des compétences de pointe pour des projets clés
Le partenariat souligne l’engagement à long terme de Perenco en faveur du renforcement des capacités au Cameroun et au Gabon. Conçu comme une véritable mini-usine, le laboratoire de l’UCAC-ICAM offrira aux étudiants une immersion totale dans des processus industriels réels. Cette approche pragmatique favorisera l’émergence d’ingénieurs et de techniciens qualifiés, prêts à contribuer à des projets d’envergure. Parmi eux figurent les opérations dans le bassin pétrolier de Rio del Rey au Cameroun ou encore les développements d’infrastructures majeures comme le terminal gazier de Cap Lopez au Gabon.
Les étudiants de multiples disciplines bénéficieront de cette formation pratique. Ceux en génie général s’exerceront sur des systèmes robotiques et des simulations en réalité virtuelle. Les futurs ingénieurs en informatique se concentreront sur l’Internet des objets (IoT) industriel et les technologies intelligentes, tandis que les étudiants en génie des procédés acquerront une expérience des systèmes de production automatisés. De leur côté, les élèves du programme pétrolier développeront une expertise en systèmes énergétiques et en contrôle des instruments. Le succès de cette approche est déjà visible : les diplômés de l’UCAC-ICAM sont activement recrutés par des entreprises de premier plan à Douala, ce qui témoigne de la forte demande pour ces profils.
« Un investissement dans l’avenir de l’Afrique »
Pour la Chambre africaine de l’énergie, cette collaboration est une illustration parfaite de la synergie nécessaire entre le monde académique et le secteur privé pour construire un avenir énergétique durable.
« Le développement des compétences locales est fondamental pour bâtir un secteur énergétique compétitif et durable en Afrique. Ce partenariat démontre comment l’industrie et le monde universitaire peuvent collaborer pour créer une main-d’œuvre hautement qualifiée qui sera le moteur de l’industrialisation et de l’avenir énergétique de l’Afrique. C’est exactement le type d’initiative nécessaire pour garantir que les Africains jouent un rôle de premier plan dans le développement des ressources du continent », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.
Le laboratoire de l’UCAC-ICAM représente ainsi un investissement stratégique, non seulement pour le Cameroun et le Gabon, mais pour l’ensemble de la vision d’un secteur énergétique africain autosuffisant et compétitif sur la scène mondiale. En renforçant les capacités locales et en favorisant l’adoption des technologies, cette initiative pose une nouvelle pierre à l’édifice de l’indépendance industrielle du continent.

