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DIJON : Mama Shelter ouvre un nouvel établissement

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DIJON : Mama Shelter ouvre un nouvel établissement

Mama Shelter ouvre un nouvel établissement à Dijon, dans l’esprit convivial de la capitale de la Bourgogne.

Le benjamin de la famille Mama Shelter, 10ème de la lignée en France, 18ème dans le monde arrive à partir en juillet 2023 à Dijon, sous la protection de la chouette, emblème de la ville, mascotte porte-bonheur. Heureux présage pour ce Mama de 120 chambres dont la moitié dévoile la cathédrale Saint-Bénigne. Les vignes alentour en frissonnent d’allégresse lorgnant du côté du restaurant de 202 places et du patio extérieur, du CinéMama de 28 places, des deux karaokés, des quatre ateliers et… du terrain de pétanque. Un Mama bon vivant, épicurien, joyeux, joueur, original.

Dijon, une évidence

Mama ne pouvait mieux choisir que Dijon élue, en 2022, en tête des métropoles à taille humaine où il fait bon vivre. Un classement établi, depuis 2018, par le cabinet immobilier Arthur Loyd. Sertie par une campagne vallonnée où les vignobles les plus célèbres du monde, Gevrey-Chambertin, Nuits-Saint-Georges, Côte de Beaune, etc. côtoient les champs de moutarde et les vergers de cassissiers, d’où le fameux Kir du chanoine
éponyme. Dijon à 1 h 34 en TGV de Paris et 1 h 59 de Lyon cumule, sans se hausser du col, les atouts. Une architecture remarquable, avec en point d’orgue, le palais des ducs de Bourgogne, dont la partie la plus ancienne date du XIVe.

Dijon, la gourmande

De grands crus en petits plats, la table tient une place de choix, colorant les conversations et les teints. Tout est prétexte à réjouissances, à partages. Dijon, Cité internationale de la gastronomie et du vin, assure sa mission : valoriser le repas gastronomique des Français et les « climats » du vignoble bourguignon, concepts inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Esprit qui comme le confie Serge Trigano, à l’origine, avec ses fils Jérémie et Benjamin de la saga Mama, l’enchante : « Depuis presque 15 ans, Mama Shelter s’efforce d’anticiper les désirs de découverte, de rencontre, de bonheur de ses fans. Davantage encore après une pandémie qui a bouleversé le monde, bousculé nos modes de vie, de pensée, de travail, Mama précède l’évolution de la société, le désir de voir ailleurs, en s’implantant dans des villes, en région, réputées pour leur douceur de vivre, leurs traditions, leur mieux vivre ensemble. C’est donc naturellement que le dernier-né de la famille Mama Shelter va voir le jour à Dijon où nous vous attendons avec plaisir. »

Dijon, qui enthousiasme tout autant Cédric Gobilliard, Directeur Général de Mama Shelter, « Moult me tarde ! Cette devise de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, traduit notre impatience d’ouvrir à Dijon notre dernier Mama. Mama et Dijon partagent les mêmes valeurs d’hospitalité bienveillante, d’accueil chaleureux, festif, épicurien. Mama Dijon détourne avec humour, impertinence et respect les symboles forts de cette région
vigneronne pour la révéler à ses hôtes français et étrangers. »

Dijon, en toile de fond

Mama Shelter, rue du Maret, jouxtant la Cathédrale Saint-Bénigne et le jardin Darcy, se déploie dans l’ancienne caisse d’assurance maladie, immeuble brutaliste des années soixante, répertorié aux bâtiments de France. « Une grande boîte en verre, lumineuse, à six minutes à pied de la gare, au cœur de la ville » explique Benjamin El Doghaïli, architecte à la tête du studio de création de Mama Shelter contemplant, son « terrain de jeu, et ajoutant « l’ambiance de Dijon, emporte, inspire, rend léger, primesautier ».

Magnifier sans trahir. Métamorphoser des bureaux administratifs, assemblage avant-gardiste de béton et de verre en valorisant les points forts : luminosité, localisation, pour offrir dans les 120 chambres des échappées belles sur les flèches et les gargouilles de la cathédrale, les jardins alentour, le ciel. Adoucir sa façade de béton de quelques pierres blondes de Bourgogne. Et, décliner sur les cinq étages des chambres et suites aux belles proportions, sous les combles pour les plus vastes, surplombant le restaurant pour les plus audacieuses, prolongées de bow-window et percées d’un hublot pour suivre la danse des nuages.

« Saisir le paysage bourguignon, l’inviter entre les murs du Mama, tel était mon but. M’inspirer de l’ondulation des vignes, des dessins géométriques des toitures en tuiles glaçurées polychromes, dites « toits vernissés », qui signent cette région. Goûter le vin, le regarder, caresser les bouteilles pour retranscrire mes émotions nées d’un terroir façonné par des générations d’artisans, de cultivateurs, pour ajouter humblement ma pierre, c’est ainsi que j’ai pensé ce Mama avec la complicité d’artistes et d’artisans très pointus, » confie Benjamin El Doghaïli.

Comme Lola Mercier, designer, dont la moquette traduit, en noir et blanc, les vallonnements graphiques du vignoble. Ou comme le cannage des têtes de lit dont motifs et couleurs reprennent les fameux toits précédemment cités. « Ce Mama est un enfant gâté, ludique, paré de teintes chaudes, terra cotta, rose poudré, lie de vin, vert, happées de ce terreau fertile. Ses chambres et suites quatre étoiles, se distinguent, une première chez Mama, par des toilettes séparées, des vasques Tom Dixon, de grandes douches, et pour certaines des baignoires. Et des détails qui affirment sa personnalité : un banc charmant, un bureau dont le plateau en forme d’échiquier se retire pour jouer… même au lit. Mais surtout inondées par la lumière naturelle, généreuse, magicienne, qui anoblit chaque recoin, donne du relief, de la profondeur, même au béton. »

Dijon festive

Le béton, composante majeure ! Jouer avec l’existant, le sublimer car il a lui-même son histoire, en respectant les règles des bâtiments de France… un sacré exercice. « Quand on se retrouve avec une forêt de poteaux en béton soutenant l’impressionnante structure, on se creuse les méninges. » Tel un alchimiste transformant le plomb en or, l’architecte a transformé ces piliers dans le lobby et le restaurant, en œuvres d’art, ornés là de fresques de Beniloys, ici de céramique dorées d’Arnold du Bazar d’Alger, artiste graphiste, le tout en résonance avec les sérigraphies découpées de l’Atelier Bingo évoquant le vin sur les sols. Dans le restaurant, on détourne aussi l’attention vers le sol en posant deux tapis symétriques de Laureline Gaillot où s’entrechoquent des osselets…
rappelant les fouilles archéologiques qui ont eu lieu pendant la construction.

Autre enjeu : gérer les deux hauteurs sous plafond du restaurant, une vertigineuse de 6 mètres et une très basse. « On jongle encore, d’un côté pour éviter d’errer dans un espace trop vaste, on assombrit au maximum le plafond. On pose des lumières à hauteur de regard. On détourne, en luminaires, d’authentiques paniers de vendangeurs et on accroche un lustre monumental, de 136 pièces de céramique émaillée rappelant les toits traditionnels, objet unique réalisé par la Faïencerie de Charolles, entreprise locale. Dans la partie basse de plafond, on interprète une partition romantique, avec des alcôves tapissées de toile de Jouy de Juliette Seban, inspirée des peintures de Jérôme Bosch, allégories gargantuesques. »

Chaque Mama Shelter raconte une histoire à celles et ceux qui y séjournent. Une histoire d’amour, de liens tissés entre les hôtes et les habitants alentour qui sympathisent autour des bars, de la véranda ou du patio extérieur, dans les karaokés, le CinéMama de 28 places, voire dans les ateliers qui se prêtent autant aux séminaires, qu’aux fêtes entre amis. L’un, le plus vaste peut accueillir 60 personnes, avec sa surface de 98 m2 prolongée par une terrasse de 20 m2, un de 15 places, un studio de 10 places et, parce qu’on est au cœur du vignoble, un atelier conçu comme un espace de dégustation avec une table haute, des murs vitrés conçus comme une vinothèque dont les culs de bouteille forment un décor très bourguignon.

La convivialité déclinée par une équipe dans les starting-blocks qui trépigne d’accueillir ses premiers hôtes et d’enrôler d’autres membres parés pour cette aventure…

SOURCE : InfoTravel Mag