DIGNE LES BAINS : La poire Sarteau, l’âge d’or et le déclin…
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DIGNE LES BAINS : La poire Sarteau, l’âge d’or et le déclin du marché
Des Alpes du Sud au Verdon, en passant par la Haute-Provence, Provence Alpes Digne-les-Bains s’impose comme une destination privilégiée pour les amoureux de nature, de culture, de bien-être et de grands espaces.
À la fois montagnard et provençal, sauvage et habité, discret et surprenant, ce territoire invite à la découverte sous toutes ses formes : on randonne, on pédale, on se baigne dans le lac de Sainte-Croix, on visite un musée en plein air, on pousse la porte d’un atelier, d’une ferme ou d’un refuge.
Au coeur du Géoparc de Haute-Provence, labellisé par l’UNESCO, les paysages racontent une histoire ancienne, modelée par les siècles, où la lavande côtoie les sommets. Mais ce territoire se vit aussi pleinement dans le présent, entre le dynamisme de ses activités outdoor comme le VTT dans les Terres Noires et la sérénité de ses espaces de détente comme le Spa Thermal de Haute-Provence. L’Office de Tourisme propose un tourisme tourné vers la qualité, l’équilibre et la rencontre.
Claude Pelestor, gardien de la Poire Sarteau et premier producteur de fruits confits 100 % Biologiques en France
Au cœur de la Haute-Provence, dans le petit village de Draix, Claude Pelestor incarne l’héritage et l’innovation. Héritier d’un savoirfaire ancestral, il a su préserver et sublimer la poire Sarteau, un fruit emblématique des montagnes provençales. Aujourd’hui, il est le premier producteur de fruits confits 100% biologiques en France, alliant tradition et modernité pour offrir un produit d’exception.
L’âge d’or et le déclin du marché
Durant trois décennies, la poire Sarteau connaît un véritable engouement. Elle devient un pilier économique pour les agriculteurs locaux, finançant l’achat d’un premier tracteur, à une époque où l’emprunt était inconcevable. Mais dans les années 1980, Claude Pelestor observe un ralentissement des ventes. « Dans les années 80, je me suis rendu compte que tous mes voisins des Hautes-Alpes et de mon canton de la Javie ne vendaient plus leurs poires. J’étais le dernier. » Déterminé à comprendre cette évolution, il enquête auprès de ses partenaires. La raison du déclin ? La disparition d’un savoir-faire manuel. La confiserie artisanale repose sur un travail minutieux d’épluchage et de préparation, autrefois assuré par des ouvrières expérimentées. Avec leur départ, aucune relève n’a été formée, et le processus devient économiquement intenable.


