DAKAR : Ressources naturelles – La Guinée-Bissau accé…
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DAKAR : Ressources naturelles – La Guinée-Bissau accélère son intégration énergétique régionale
Le ministre Malam Sambu a profité de la récente conférence MSGBC pour réaffirmer la stratégie d’expansion minière et gazière de son pays.
La Guinée-Bissau entend bien capitaliser sur ses ressources naturelles pour stimuler son économie. Lors de la conférence MSGBC Oil, Gas & Power, qui s’est tenue à Dakar du 8 au 10 décembre dernier, le ministre des Ressources naturelles, Malam Sambu, a exposé les axes prioritaires de Bissau. Entre exploration offshore et interconnexions électriques, le pays multiplie les initiatives pour attirer les investisseurs internationaux.
Un bassin sédimentaire convoité
La proximité stratégique de la Guinée-Bissau avec les géants énergétiques voisins place le pays au cœur des attentions. Situé dans le bassin MSGBC, le segment de Bissau recèlerait à lui seul plus de 1,1 milliard de barils de réserves potentielles. Cette richesse attire déjà des acteurs majeurs comme la compagnie Apus Energy, basée à Dubaï. L’entreprise a dynamisé le secteur en acquérant 100 % des parts dans les licences Sinapa (bloc 2) et Esperança (blocs 4A et 5A), couvrant près de 5 000 km². Ces zones abritent les gisements Atum et Anchova, dont les ressources prospectives sont estimées à 467 millions de barils. En septembre 2024, Apus avait marqué un tournant en forant le puits Atum-1X, premier test offshore réalisé dans le pays depuis près de vingt ans.
Diplomatie énergétique et minière
Pour soutenir cette dynamique, les autorités bissau-guinéennes ont diversifié leurs alliances diplomatiques tout au long de l’année 2024 et 2025. Le gouvernement a notamment renforcé sa coopération avec la Russie dans les domaines de l’exploration pétrolière et de l’exploitation de la bauxite. Parallèlement, un cadre de coopération a été initié avec l’Azerbaïdjan pour explorer le potentiel amont du pays. Cette stratégie d’ouverture vise non seulement à améliorer la base de ressources, mais aussi à renforcer les capacités locales, comme l’a souligné Sandra Jeque, directrice de projet chez Energy Capital & Power : « La volonté du pays de collaborer avec les partenaires régionaux et d’attirer les investissements étrangers devrait permettre de débloquer de nombreuses opportunités ».
Sécuriser l’accès à l’électricité
Au-delà des hydrocarbures, l’intégration régionale se concrétise sur le plan électrique. La Guinée-Bissau a rejoint le réseau sous-régional coordonné par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG). Cette connexion avec le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Conakry permet désormais au pays de puiser jusqu’à 80 MW sur le réseau régional, principalement alimenté par la centrale hydroélectrique de Kaléta (240 MW). Une avancée cruciale pour pallier les pénuries chroniques d’électricité et soutenir le développement industriel du pays.
Via Presse Agence.