DAKAR : Halte à la dérive autoritaire au Mali (AfricTiviste…
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DAKAR : Halte à la dérive autoritaire au Mali (AfricTivistes) !
Les mouvements citoyens et organisations d’Afrique de l’Ouest dénoncent une dérive autoritaire au Mali, menaçant la démocratie et les libertés fondamentales.
Une mobilisation contre la dérive autoritaire au Mali
Les mouvements citoyens, les organisations de la société civile et les forces politiques d’Afrique de l’Ouest s’élèvent avec force contre la dégradation progressive de la démocratie malienne. Ils refusent de garder le silence face à une dérive autoritaire qui menace les acquis démocratiques du pays.

Le 29 avril 2025, un tournant inquiétant
Le 29 avril 2025 restera gravé comme un jour sombre dans l’histoire politique du Mali. Les résultats de la « consultation des forces vives pour la relecture de la charte des partis politiques » ont entériné la dissolution de tous les partis politiques. Cette décision rend également plus difficile la création future de partis, avec une caution désormais fixée à 100 000 000 Fcfa pour leur constitution et à 250 000 000 Fcfa pour les candidatures.
Une autre recommandation majeure vise à faire du général Goïta un président de la République de plein droit, avec « un mandat de cinq ans renouvelable à partir de cette année ». Cette décision est justifiée par la nécessité de donner aux militaires au pouvoir le temps de poursuivre la gestion de l’État et de maintenir les organes actuels jusqu’à la pacification du pays.
Des libertés d’association malmenées
Depuis la prise de pouvoir par les militaires au Mali, les libertés d’association ont été fortement restreintes. En avril 2024, les activités des partis et des associations à caractère politique avaient été suspendues sur l’ensemble du territoire national par un décret présidentiel, au motif de « sauvegarde de l’ordre public ». Bien que cette suspension ait été levée en juillet 2024, les atteintes aux libertés se sont poursuivies. Par exemple, Ibrahim Nabi Togola, président de la Nouvelle Vision pour le Mali, un parti d’opposition, a été enlevé en décembre 2024 par des éléments présumés de la sécurité d’État. Son sort est resté inconnu pendant 45 jours, jusqu’à sa libération.
Une violation des droits fondamentaux
Les organisations signataires de cette déclaration rappellent que la dissolution des partis politiques, réalisée hors de tout cadre judiciaire légal, viole plusieurs articles de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP). Elle contredit également les libertés civiles et politiques consacrées par la constitution malienne, adoptée à plus de 97 % en juin 2023.
Un soutien renouvelé aux acteurs de la démocratie
Les signataires réaffirment leur solidarité et leur soutien sans faille envers les acteurs politiques, les activistes pro-démocratie et les acteurs de la société civile au Mali. Ces derniers œuvrent avec courage pour la défense des droits fondamentaux et des libertés civiles dans un contexte répressif.
Des perspectives incertaines pour l’avenir
Alors que le Mali traverse une période de turbulences politiques, la question de l’avenir de la démocratie dans le pays reste préoccupante. Les défis à venir nécessiteront une vigilance accrue de la part de la communauté internationale et des acteurs locaux pour préserver les valeurs démocratiques et les libertés fondamentales.

