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CUERS : Un exercice de secours routiers grandeur nature p…

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Floriane Dumont
11 Avr 2024

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CUERS : Un exercice de secours routiers grandeur nature pour les sapeurs-pompiers

Le 11 avril, le Service Départemental Incendie Secours (SDIS) du Var a organisé une formation de chefs d’agrès, c’est à dire des responsables de véhicules dont la vocation sera d’intervenir sur les accidents de la circulation. La Gazette du Var était présente à cet exercice grandeur nature.

A l’issue de leur formation, les futurs responsables commanderont, en première intention, une opération de désincarcération dont l’objectif est de prendre en charge les personnes accidentées à bord des véhicules. Cette formation, qui dure 3 jours, est dirigée par le SDIS et le groupement formation. Chacun à son niveau met en œuvre les exercices sur le terrain en s’appuyant sur des ressources locales et en utilisant des véhicules de secours à personnes (VSAV) et de secours routiers (VSR).

CONDITIONS REELLES

A Cuers, l’exercice a réuni différentes équipes de secours. Tout d’abord, une équipe VSAV (ambulance) et une VSR. Le VSAV a pris en charge le dénombrement, l’évaluation des victimes, et l’extraction de la victime du véhicule avant son évacuation vers un hôpital, désigné pour l’accueillir. Si l’état de gravité le nécessite, l’évacuation sanitaire est héliportée, soit par le SAMU, soit par la Sécurité Civile.

« Comme dans le cadre d’une intervention réelle, les scénarios retenus imposent l’engagement systématique d’un VSAV et d’un VSR. Les moyens sont ajustés en fonction des éléments recueillis lors de la réception de l’alerte ou du compte rendu du premier véhicule de secours arrivé sur les lieux. Selon l’état de gravité des lésions des victimes, les moyens des sapeurs-pompiers sont renforcés par un Véhicule Léger Infirmier (VLI) du SDIS. Puis, les secours peuvent recevoir un renfort médical assuré par le SMUR », raconte le lieutenant Olivier Courtesolle, référent secours à personne et secours routiers.

« Le VSR procède à la sécurisation du site (balisage, protection incendie, mise en sécurité de certains organes d’un véhicule tels que les Airbags). Puis, il crée l’espace nécessaire à l’extraction dans les meilleures conditions possibles de la victime.

De son côté, le Véhicule Léger Infirmier (VLI) intervient selon un protocole, établi pour limiter l’aggravation de l’état de la victime. Ensuite, le SMUR assure la prise en charge médicale quand c’est nécessaire. Il dispose de matériel pouvant détecter des lésions internes, éviter leur aggravation et stabiliser l’état de la victime permettant par la suite son évacuation », ajoute le référent secours à personne et secours routiers.

« Sur le lieu de l’accident, le médecin est en relation constante avec la régulation médicale dont la mission est de trouver une place dans une structure adaptée aux lésions à traiter. Dans le cadre de l’exercice de Cuers, la régulation médicale était présente dans un but de formation, en permettant de former les Assistants de Régulation Médicale aux situations d’Urgence et à l’emploi de leurs outils métier. Ces personnels ont pour mission de coordonner la remontée des informations à caractère médical vers le médecin régulateur du SAMU, lequel décide de l’orientation des blessés vers les établissements adaptés aux lésions en fonction des places disponibles », précise Olivier Courtesolle.

COLLABORATION UNIQUE EN FRANCE

Selon le niveau de difficulté, le SDIS monte en puissance les moyens humains et matériels engagés. Ainsi à Cuers, l’exercice regroupait les effectifs du SDIS 83 (2 VSAV, 2 VSR, 1 officier d’intervention et un VLI), les effectifs du SAMU 83, lequel a mis à disposition 2 SMUR du Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon – La Seyne et des Assistants de Régulation Médicale armant un PC de Régulation Médicale.

« Nous souhaitons mettre en avant cette collaboration avec le SAMU 83 car elle est unique en France ! Depuis 2017, une convention de mise à disposition lie le SDIS 83 et le SAMU 83 afin de pouvoir développer la collaboration inter-service lors des actions de formation.

Chaque session de chef d’agrès secours à personne et secours routiers bénéficie de la présence du SAMU, qui apporte des connaissances supplémentaires aux sapeurs-pompiers, aux personnels médicaux et para-médicaux dans le cadre de leur cursus de formation », insiste le lieutenant Olivier Courtesolle.

Il reprend : « La doctrine française en matière de secours repose sur la stabilisation de l’état d’une victime sur les lieux de l’accident avant de décider de son évacuation. C’est le rôle primordial des équipes du SMUR. En règle générale, une intervention de secours routiers s’appuie sur 5 étapes essentielles. Tout d’abord, la sécurisation du site (balisage, protection incendie, avertissement des autres usagers). Puis, la sécurisation des véhicules, rendue nécessaire par les véhicules possédant un système de propulsion alternatif autre que les énergies fossiles (électrique, hybride, hydrogène, GPL) et présentant des risques pour les secours lorsqu’ils sont impactés par un accident grave. Ensuite, la désincarcération permet de retirer les tôles qui écrase la victime et de créer l’espace pour la sortir du véhicule », ajoute le lieutenant Olivier Courtesolle.

L’ensemble du dispositif est coordonné par un cadre sapeur-pompier du niveau d’officier que l’on appelle Chef de groupe. Il prendra, à terme, la fonction de Commandement des Opérations de secours (COS). Il est chargé de veiller à la bonne organisation des missions données à chaque intervenant et de rendre compte à la salle opérationnelle, basée à l’État-major du SDIS. C’est le Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (CODIS).

Photos Alain BLANCHOT (article et pages photos).

A NOTER…

L’équipe d’encadrement pluridisciplinaire SDIS / SAMU :
SDIS 83 :
Groupement de la formation et de l’évolution professionnelle
Lieutenant Olivier COURTESOLLE, référent secours à personne et secours routiers,
Adjudant-chef Thibault MEYNIE, référent national secours routiers,
Les équipes pédagogiques départementales,
SAMU 83 : 
Docteur Romain CHEYSSAC, médecin référent et animateur des formations,
Docteur Noémie DAURELLE, médecin référent et animatrice des formations,
Docteur Stéphane MURIAUX, médecin référent et animateur des formations,
Docteur Célia BOUTIN, médecin référent et animatrice des formations,
Jonathan BOULET, Assistant de Régulation Médicale – formateur et référent pour le SAMU.