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CUERS : François de Canson inaugure l’école Jean-Jaurès

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CUERS : François de Canson inaugure l’école Jean-Jaurès

François de Canson, vice-président de la Région Sud, a participé, mercredi 30 avril 2025, à l’inauguration de l’école Jean-Jaurès à Cuers, en présence de Philippe Mahé, préfet du Var et de Thierry Albertini, maire de La Valette-du-Var et vice-président du Département.

L’intervention de François de Canson :

Inaugurer aujourd’hui le groupe scolaire Jean Jaurès n’est pas un geste anodin.
Ce n’est pas seulement couper un ruban ; c’est affirmer ce que nous sommes et ce que nous voulons être. 
Une école, c’est la clef de voûte de toute société démocratique. C’est là, dans ces murs, que l’on transmet plus que des savoirs : on transmet des valeurs.
La rigueur de l’esprit, la curiosité, la discipline librement consentie, la fraternité — tout ce qui fait qu’une nation est plus qu’une addition d’individus.

Le projet que nous inaugurons aujourd’hui est à la hauteur de cette ambition.
La réhabilitation et l’extension du groupe scolaire Jean Jaurès a été un projet municipal ambitieux, exemplaire même : en 11 mois seulement, la Ville de Cuers a su transformer cet établissement historique en un lieu d’apprentissage moderne, inclusif, durable et respectueux de l’environnement.

Je veux ici saluer particulièrement le Maire de Cuers, Bernard Moutet, pour sa détermination, son engagement sans faille et sa vision, qui ont permis de mener ce projet à bien dans des conditions exemplaires.

Désormais, ce groupe scolaire a une capacité d’accueil de 825 élèves. 825 enfants qui trouveront ici, chaque jour, les conditions d’une instruction exigeante et bienveillante.

En attribuant 841 000 euros de subvention à ce projet, la Région Sud, sous l’impulsion déterminée de son président Renaud Muselier, a fait bien plus qu’un geste financier : elle a fait un choix politique et moral.

Celui de croire que l’avenir d’un territoire ne se bâtit pas uniquement avec des routes, des usines ou des administrations, mais d’abord dans les regards et les ambitions de ses enfants.

C’est dans une même dynamique que l’intercommunalité Méditerranée Porte des Maures, que j’ai l’honneur de présider, a porté 18 % du financement, en mobilisant plus de 2,7 millions d’euros pour accompagner cette réalisation d’envergure.

Aujourd’hui, dans cette école, la vie bat son plein. Les rires résonnent dans les couloirs. Les cahiers se remplissent. Les questions fusent.

Ici, à Cuers, au cœur de notre intercommunalité, une nouvelle génération se construit. En portant le nom de Jean Jaurès, cette école rappelle un message qui traverse les siècles.
Jaurès, homme de paix, homme de justice, croyait avec une foi inébranlable que l’école était le premier rempart contre l’obscurantisme et la fatalité.

Il voyait en l’éducation non seulement un instrument d’émancipation individuelle, mais aussi un ciment pour l’unité nationale.

Il écrivait : « L’école doit faire l’unité de la nation en élevant l’esprit de tous au-dessus des divisions et des haines. »

Et, en vérité, où serions-nous, où irions-nous … sans cette œuvre patiente de l’instruction publique ?

Face aux défis de notre temps — la tentation de l’ignorance, la montée des fanatismes, l’effritement du lien civique —, l’école demeure la clef de voûte de notre République.
Car sans école exigeante, il n’y a pas de liberté véritable.

Sans école ouverte, il n’y a pas d’égalité concrète.

Sans école fidèle à sa mission, il n’y a pas de fraternité durable.

Ici, dans les classes de l’École Jean Jaurès, des enfants apprennent déjà à lire, à compter, à penser.
Ici, des maîtres, chaque jour, poursuivent avec abnégation la plus noble des missions : éveiller des esprits libres.

Ici, s’écrit, dans le quotidien discret de la transmission, la grande aventure humaine qu’est la République française.

Sans embrasser l’intégralité des chemins politiques de Jean Jaurès, je reconnais, et je salue, la noblesse de ce combat pour l’instruction, pour l’égalité des chances, pour la dignité de chacun. Il appartient à la grande tradition française qui veut que la politique soit d’abord au service des hommes et de leur élévation, jamais au service des intérêts particuliers.

Notre devoir, en tant qu’élus, est de rendre ce combat vivant.

En donnant aux enseignants les moyens de transmettre. En donnant aux élèves les outils pour choisir leur destin. En donnant aux familles des raisons de croire en la République. Alors oui, cette école est une victoire. Une victoire de la volonté publique. Une victoire de la confiance dans l’intelligence humaine.

Une victoire de l’espérance.

À tous ceux qui vivent et font vivre cette école : vous avez entre vos mains la plus belle des responsabilités.

Soyez-en fiers.

Soyons-en fiers.

Photos PRESSE AGENCE – LA GAZETTE DU VAR.