CREIL : Gabriel ATTAL en visite pour « desserrer la tenaill…
Partager :

CREIL : Gabriel ATTAL en visite pour « desserrer la tenaille RN-LFI »
En déplacement à Creil ce lundi, Gabriel Attal rencontre jeunes et commerçants pour dénoncer « l’impasse » des extrêmes.
Dans une démarche de reconquête politique et idéologique, Gabriel Attal se rend à Creil (Oise) ce lundi 6 juillet. Le secrétaire général de Renaissance poursuit ainsi son offensive médiatique et de terrain, après un débat sur LCI et une visite à Villers-Cotterêts, ville reprise au Rassemblement National. Le choix de Creil, municipalité remportée par La France insoumise, est stratégique : il vise à illustrer la thèse d’une même « impasse » incarnée par les deux extrêmes.
Le déplacement, prévu à partir de 15h30 au centre d’affaires Cowiin, s’articulera autour de rencontres avec les forces vives locales. Le programme inclut des échanges avec des lycéens et des étudiants sur les valeurs républicaines, suivis d’une rencontre avec les commerçants du centre-ville.
Une offensive idéologique sur fond de projet économique
Cette visite s’inscrit dans le cadre plus large du réarmement idéologique du parti présidentiel, détaillé dans un document programmatique intitulé « Pour une nouvelle donne économique et climatique ». Face aux crises multiples, Gabriel Attal y refuse ce qu’il qualifie de double tentation du déclinisme et de l’immobilisme.
« Nous refusons de voir la France faire la planche dans les deux ans qui viennent alors que le monde entier accélère », y déclare Gabriel Attal.
Le projet de Renaissance entend lier étroitement la transition climatique et la compétitivité économique, une position présentée comme unique sur l’échiquier politique.
« L’avenir de notre économie passe par des innovations portées par la transition climatique et nous devons former des générations d’ingénieurs capables de relever les défis de l’IA comme du climat », souligne le document.
Productivité, souveraineté et prospérité
Le programme s’articule autour de trois piliers principaux : jeunesse, souveraineté et prospérité. Pour libérer la croissance, le parti propose un « choc de productivité » passant par une simplification normative drastique, le refus de toute hausse d’impôt sur les sociétés et une nouvelle baisse des impôts de production. Une des propositions phares est la création de « mini-Singapour », des zones d’innovation verte aux régulations allégées pour accélérer les projets.
L’intelligence artificielle est identifiée comme un enjeu de souveraineté majeur, justifiant un investissement massif de l’État, qui adopterait une posture d’« État investisseur » plutôt que subventionneur. En matière énergétique, l’objectif affiché est de porter à 75 % la part de l’énergie produite en France, en combinant nucléaire et renouvelables, pour sortir de la dépendance aux hydrocarbures russes et du Golfe.
Enfin, le projet promet de transformer ces gains de productivité en prospérité partagée, avec un objectif particulièrement ambitieux pour les salaires.
« Nous nous fixons un objectif : porter notre salaire médian au niveau du salaire médian des États-Unis, soit le porter d’environ 2000 à 3000 € par mois », annonce Gabriel Attal.
Cette ambition se couple à une écologie présentée comme juste et accessible, notamment via des mesures comme la baisse de la TVA sur les véhicules propres ou l’extension du leasing social aux voitures d’occasion, afin d’accompagner tous les Français dans la transition.
via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).


